‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 37 sur 112 · Tareekh-i Nadiree. 1846, in-8*. (Prix : 8 roupies · texte numérisé non relu

Tareekh-i Nadiree. 1846, in-8*. (Prix : 8 roupies

2. Biographical notices of persian ppets^ with critical and explanatory rcmarks, by the laie sir Gore Ouseley. Londres, 1846, in-8". (ccxxvi et 387).

3. On the earliest persian biography of poets, by Muhammed Aufi, and on some other works of the class called Tazkirat ul Shiiara, by N. Bland. (Dans le Journal de la Société asiatique de Londres, vol. IX.)

tan deSadi^ On pourrait croire inutile une nouvelle version (1 un livre aussi connu, mais on ne saurait refuser à M. Graf le mérile d* avoir su allier, dans sa traduction, une grande fidé« iité à une élégance remarquable. La prose rimée est imitée et les pièces de vers sont traduites en vers; dans les cas douteux, l'auteur a suivi le sens indiqué par le commentaire de Sourouri. On doit les mêmes éloges à la traduction qui accompagne le texte persan du Béharistan de Djami, publié par H. Schlechta de Wssehrd', à Timprimerie impériale de Vienne. Le Béharistan n'avait jamais été publié ni traduit en entier ; c'est un livre classique en Orient, qui ne le cède en popularité qu'au Gulistan, et dont une foule d'expressions sont devenues proverbiales en Perse. La traduction est faite a?ec un art singulier, surtout quant à l'imitation de la rime et de Tallitération, si fréquente dans la prose persane et si difBcile à imiter dans une langue européenne.

H. Daumer a fait paraître une traduction allemande de Hafiz^ suivie d*un choix d'autres poésies. Sa traduction n'est pas complète, et il n'aspire pas à être littéral; il traduit en poêle et en admirateur enthousiaste de Hafiz.

M. Latouche a commencé la publication d'un ouvrage destiné à faire partie des chrestomathies orientales 'de l'école des langues de Paris ^ Le cahier quia paru comprend les textes que le volume doit contenir et sera suivi de commentaires, le plan de la collection excluant les traductions. Ces textes se

t. Motlicheddin Sadis Rosengarlen. Nach dem Texte und dem arabischen commenlar Sururis aus dem pereischen iibersetit mit Anmerkun^en und Zugaben von Graf. Leipzig, 1846, in-tl (xxii et 302 p.)

t Der Frûhlifigsgarten von Mewlana Abdurrahman Dschamit aus dem persischen iibertragen von OUocar Maria von Schlechta Wssehrd. (En persan el en aUemand.) Vienne, lSi7, in-S*. (152 et 117 p.)

3. Hafis, eine Sammlung parti tcher Gedichte, von G. F. Daumer. Hamfcourg, 1846, in-8». (318 p.)

•i. Pend-Nameh^ ou le livre des Conseils de MouIa-Firouz-Ben-KaouS| &uivi de plusieurs histoires du Bostan de Sadi et de son traité sur la poli* tique, par £. Latouche. Paris, 1847, in-8^ (136 p.)

304 VINGT-SEPT ANS D'HISTOIRE DES ÉTUDES OlUENTALES.

composent du Pend-Nameh du célèbre Mobed Mollah Firouz, mort à Bombay, il y a quelques années, et d'un certain nombre de pièces de Sadi, le grand prototype de tous les moralistes persans.

Un des membres étrangers de la Société, Kali Krishna, a fait imprimer à Calcutta, sous le titre de Jardin des arts% un manuel de rhétorique. Les musulmans attachent à cette étude une importance qu'elle n'a pas, et lui sacrifient, dans Téduca* tion, un temps qu'elle ne mérite guère; mais il est indispensable de connaître leurs termes techniques et leurs théories sur ce sujet, si l'on veut étudier leurs poêles et surtout leurs commentateurs. C'est pour faciliter l'intelligence de ces formules que M. Garcin de Tassy a publié, dans votre Journal, la traduction d'un traité fort complet sur cette matière', qu'il a fait suivre d'une métrique augmentée des règles particulières à la poésie hindoustani.

M. E. Thomas, qui s'était déjà occupé des médailles des rois hindous de Kaboul, vient de publier un travail sur les médailles des Ghaznévides ^, dans lequel il montre, avec beaucoup de bonheur, l'usage que l'on peut faire des monuments de ce genre pour préciser et compléter même des parties de l'histoire aussi connues que celle des princes de Ghaznin.

M. Fleischer a traduit en allemand la grammaire de persan vulgaire de Mirza Mohammed, et y a ajouté d'utiles corrections^. Enfin, M. Geitlin, professeur à Helsingfors, a publié

1. Reai-ul-Senaïhy or Garden of arts, an abridgment of persian rhetoric with examples, compiled by Matiaraja Kali Krishna Bahadur. Calcutta, 1847, in-8«. (80 p.)

2. Prosodie des langues de VOrient musulman^ spécialement de Tarabe. du persan, du turc et de Thindoustani, parM. Garcin de Tassy. Paris, 1847, in^". (167 p.)

3. On the coins of the kings of Ghainiy by E. Thomas. Londres, 1818, in-8". (120 p., avec des planches.) Tiré du Journal de la Société asiatique de Londres, t. IX.

4. Mina Mohammed Ibrahim, Grammatik der lehenden persischen Spra^

Qaire persane en latin * pour obvier à la difficulté tadiants de Tuniversité de la Finlande paraissent à se procurer des ouvrages imprimés à l'étranger, ivre fait avec soin, d'après les anciennes méthodes, proprié à l'enseignement élémentaire.

iron de Hammer-Purgstall a bien voulu, depuis pluéesy rendre compte dans notre Journal des ouvrages paraissent à Constantinople, et j'ose espérer qu'il à continuer de le faire, malgré le surcroît d'occue lui imposent les hautes fonctions littéraires dont rètu. Dans tous les cas, je ne serais aucunement en nplir cette lacune dans la liste des ouvrages orien- [eux dernières années, car je n'ai connaissance que !s publications relatives à la littérature turque qui n France et en Allemagne.

îr, pasteur à Hirschberg, en Silésie, déjà connu entaliste par une traduction du Bhagavad-Ghita, a *aité de morale dePir Mohammed, de Brousse, trois ur la pitié, la générosité et les bonnes œuvres; il lits, commentés et accompagnés d'un essai d'apde la morale musulmane comparée à celle des cbré- )riginal turc, imitation libre de l'Akhlak de Hosein ist composé, d'après le modèle général des moralistes e préceptes fortifiés par des exemples et résumés en ; l'ouvrage est défiguré par le style extravagant IX auteurs turcs.

n, frère du traducteur du Rigvéda, que les lettres

a englischen ûbersctzt, zum Theil umgearbeitet und mit Anrersehcn von Fleischer. Leipzig, 1847, ia-8*. ia grammatices neo-persicœ, cum meiroruin doctrina et dialoedidit Gabriel Geitlin. Helsingford, 1845, in-8'. (352 p.) pUel von der Freigebigkeit von Pxr Mohammed hin Pic Ahmed mi Brussa, aus der tûrkischen Uandschrift ubersetzt von r. BresUu, 1848, ii^8« (140 p )

306 VINGT-SEPT ANS D*H(STOIRE DES ÉTUDES ORIETTrALES.

orientales ont perdu de si bonne heure, a traduit du turc la relation du voyage du scheikh Zela-el-Abidin dans Fiatérlear de TAfrique ^ Le scheikh est un de ces musulmans, moitié missionnaires, moitié marchands, qui exploitent le Soudan; il n*a que cela de particulier, que son principal but, dans ses voyages, parait avoir été la recherche de la pierre philosophale. Ces docteurs, à la faveur du respect que leur connaissance du Koran et des livres de jurisprudence inspire aux princes musulmans de l'intérieur, traversent avec une sécurité entière les pays qui sont les plus inaccessibles aux Européens, et ils pourraient nous donner des renseignements curieux sur ces contrées, s'ils voulaient se contenter de raconter simplement ce qu'ils ont vu. Je ne voudrais pas me servir de termes mal sonnants en parlant d'un aussi saint personnage que le scheikh Ze!n-el-Abidin; mais je crains qu'il n'ait plus d'imagination qu'il ne convient à un voyageur. Il prétend avoir découvert) dansIeWadaî, les ruines d'une grande ville, avec des colonnes» des sarcophages en pierre, des médailles d'or et des plaques de cuivre couvertes d'inscriptions; mais tout cela a bien Fair d'avoir été inventé pour étonner quelque voyageur européen crédule en Egypte.

Le gouvernement autrichien a fait imprimer le texte turc des traités de commerce entre l'Autriche et la Turquie, el l'imprimerie impériale ' a profité de cette occasion pour montrer toutes les ressources qu^elle possède pour la reproduction des manuscrits orientaux les plus ornés. Elle a employé pour l'impression du texte son nouveau caractère neskhi, dont U forme un peu grêle, mais élégante, rappelle très-bien la nuance particulière qui distingue l'écriture turque de celle des calligraphes arabes ou persans.

i. Dos Buch de$ Sudan^ oder Reisen des ScheichZain el Ahidin m Xi^rH tien, aus dem tûrkischen iiberselztvon D' G. Rosen. Leipzig, 1847, in-^J (110 p.)

2. CoUection de$ traités relatifs au commerce des Autrichietis en Tvri quie. Vienne, 1846, in-8*. (88 p.)

M. Bianchi a publié le second volume de ]a nonteUe édition I desoQ Dictionnaire turc-français ^ Cet ouvrage a été trop fa-

Torablement reçu déjà lors de sa première édition, pour que i rien de ce que je pourrais dire ajoute à sa popularité. Le

même auteur a fait paraître, d'abord dans votre Journal et I ensuite à part, une traduction de l'Annuaire ottoman pour

iS47', qui présente le tableau complet de l'administration et

de la division territoriale de l'empire turc.

Una Kaserabeg, professeur à l'Université de Kasan, est auteur d'une grammaire turque, écrite en russe, qui a déjà eu deux éditions. Il a suivi la méthode européenne et parait 2w pris pour base, principalement la grammaire de H. Jaui^rt; mais il y a ajouté beaucoup d'observations sur les diffé^ renLs dialectes turcs, et surtout une sjntaxe, partie de la gram- ^^re turque qui, comme vous savei, a été singulièrement i^^Hgée.H. Zenker nous donne aujourd'hui une traduction ailemande de cet ouvrage ', dans laquelle il a remplacé les comparaisons tirées du russe par d'autres exemples empruntés à des langues plus connues; de plus, il y a joint sept planches litho^aphiées, contenant des fac-similé de lettres et de diplômes tirés des archives de Dresde, pour faciliter la lecture de récriture officielle turque. Enfin, H. Pfitzmaier, à Vienne, 2 publié en français une grammaire arabe-persane -turque*. Il déclare, dans la préface, qu'il ne s'est servi d'aucun traité antériettr, ce qui fait honneur au courage de l'auteur et ex-

)• DiaUmfunre iurc-françaU^ par T. X. Bianclii, t. H, seconde édition. ^^, 1846, ia-a*. (137i p.)

S- U premier Annuaire impérial de V empire ottoman^ traduit du turc et accompagné de notes explicatives, par T. X. Bianchi. Paris, 1848, in-8*.

^' AUqemdne Grammaiik der iûrkûch-tatariêchen Sprache, von Mirza A- Kasem-beg, ans dem russischen Ul>erset2t und mit einem AnhaiTge und Sebriiiproben heransgegeben von D. J. Zenker. Leipzig, 1848, in-S** (xxvi, 272 p. et 7 pi.)

4- Grammaire turque, ou développement séparé et méthodique des trois genres de stjle usités, savoir : Tarabe, le persan et le tartare, par A. Pfltc* Dttier. Vienne, 1847, in-8*. (xvi et 370 p.)

plique pourquoi son travail n'est pas aussi complet qu'on pourrait le désirer.

En arrivant à l'Inde, je dois mentionner^ avant tout, Tachévement du premier volume de l'Archéologie indienne de H. Lassen S comme étant l'expression la plus complète et laplus savante des progrès qu'ont faits les études dont l'histoire de l'Inde ancienne a été l'objet. On y trouve le tableau de ce que l'on sait aujourd'hui sur les origines et la formation de la société civilisée dans Tlnde ; on y reconnaît les points qui sont définitivement acquis àla science, et ceux spr lesquels les recherches doivent se diriger; car il faut bien se dire que, malgré les travaux des soixante dernières années, nous ne sommes que sur le seuil de cette grande étude, et que de tous côtés les problèmes les plus importants pour Thistoire de l'esprit humain y sollicitent l'intérêt et la curiosité des savants. Leur zèle ne fait pas défaut à cette grande tâche, et à aucune époque l'Inde n'a été l'objet de travaux aussi nombreux, aussi variés, aussi solides qu'aujourd'hui.

Le premier rang appartient aux ouvrages sur les Yédas.i Jove principium. Il n'y a aucun livre qu'il importe davantage de connaître que ces collections d'hymnes anciens qui sont le commencement, et comme le moule dans lequel a été formé l'esprit de la seule race philosophique parmi toutes les races humaines, un moule dont l'empreinte n'a jamais été effacée chez aucune des familles de cette race, ni par aucune influence étrangère, si grande qu'elle fût, ni par aucun développement intérieur, si divergent qu'il pût paraître de ces tendances primitives. Les Yédas sont les premiers essais de la pensée humaine, essais obscurs, enveloppés dans une forme contre laquelle l'esprit lutte, et dont il ne peut s'affranchir que par un travail long et pénible, que la race sanscrite n'a jamais su achever dans sa patrie même.

1. ItPUêChe AUerthunukundet von Chr. Latsen, vol. I. Bonn.. 18IS. ia-^«

ANNÊB 184M848. 309

Lorsque la moirt de Rosen eut interrompu l'édition du Rigîéda, commencée par lui, la Compagnie des Indes demanda à la Société de Calcutta de publier une collection complète de tons les ouvrages védiques, c'est-à-dire des hymnes et des premiers travaux philosophiques et exégétiques qui s'y rattachent, et qui forment un ensemble distinct du reste de la littérature sanscrite. La Société s'en occupait; mais son travail fut retardé par des difficultés de plusieurs genres, dont la plus grande, et certainement la plus inattendue, était l'impossibilité de trouver à Calcutta, et même à Bénarès, une copie complète des ouvrages védiques. Au commencement de Tannée dernière, le zèle de M. Roer avait néanmoins rassemblé assez de matériaux pour que laSociété se décidât à commencer l'impression. Mais dans l'intervalle, la Compagnie des Indes, désespérant d'obtenir à Calcutta ce qu'elle avait demandé, chargea, sur la proposition de M. Wilson, M. Maximilien Mûller de publier à Londres une édition des Védas, dont elle veut faire les frais, et H. Wilson eut la générosité de remettre à M. Mûller toute sa collection de manuscrits védiques. L'impression du Rigvéda est commencée depuis un an, et le premier volume pourra paraître incessamment. A cette nouvelle, la JSociété de Calcutta suspendit l'exécution du plan qu'elle avait adopté, et se décida à ne faire paraître, pour le moment, que deux cahiers comme spécimen du travail préparé par M. Roer. Les ouvrages qui se rattachent aux Védas sont, au reste, si nombreux qu'il sera /acileà laSociété de Calcutta de s'entendre avec H. Mûller pour décider quelles sont les parties de cette littérature qui pourraient, avec avantage pour la science, être publiées à Calcutta.

Il se prépare d'autres travauxsurles Védas; mais je ne puis mentionner ici que ceux qui ont déjà reçu un commencement d'exécution. M. Roth a publié la première partie des Nighantavas, a?ec la glose de Yaska^ Les Nighantavas sont une espèce

1. Jaika$ Nifuktû iommt de» Nighaniavoi, herausgegeben von Rudolpli RoUi. Cah. I. GoetUngen, 1848, in-Br, (lxxu et 112 p.)

de dictionnaire védique, extrêmement primitif, et qui parait marquer les premiers essais d'an travail philologique sur une langue qui commençait à vieillir. Yaska, grammairien dont l'époque est inconnue, mais qui parait avoir été antérieur à Panini, composa, sous le titre de Niroukta, un commentaire sur ce recueil de mots, et son ouvrage devint classique parmi les commentateurs postérieurs des Yédas. M. Roth, en^ubliant ce livre avec beaucoup de critique, rend un véritable service, tant à l'interprétation des Yédas qu'à l'histoire de la langue sanscrite.

Le même genre de mérite distingue le spécimen du Yad* jourvéda, que vient de terminer M. le docteur Weber de Breslau ^ On sait que le Yacyourvéda est, à proprement parler, le véda des sacrifices, parce qu'il en règle les cérémonies. Les prières dont il se compose ne peuvent, en général, être comprises que quand on sait à quelles parties des cérémonies religieuses elles se rapportent spécialement, et les commentateurs ont eu soin d'ikiaircir le texte de ces prières par Tindication des formules du rituel rassemblées par d'anciens sages. M. Weber se propose de donner en entier le Yadjourvéda, dont il a fait une étude spéciale et pour lequel il a réuni à Londres, à Oxford et à Paris, de trè^-riches matériaux. Le savoir dont H. Weber a fait preuve dans son spécimen est d'un heureux augure pour la suite de cette importante entreprise.

M. Nève, professeur à Louvaio, a fait paraître un essai sur le mythe des Ribhavas *, dans lequel il développe l'histoire des premières traces de l'apothéose dans les Védas. Pour bien exposer sa pensée, l'auteur commence par traiter du culte védl que, de l'homme dans les Védas et du sentimenUmoral dans 1) société indienne; il arrive ainsi à sa thèse principale, l'idée d<

1 . Vajataneija^SanhUœ Spedmen cum oommentario primat edidit D' A Weber. P. ï, Breslau, 1846; p. II. Beriin, tS47, in-S-.

2. Euai iur le mythe de* Ribhavas, premier TesUge de Tupotliéose daiv les Vedas, par NèVe. Paru, 1847, iii-8-. (479 p.)

rapothéoseetrinterprétation des hymnes où elle apparaît pour la première fois. Cet ouvrage est un exemple des reGherches <|Qe fera nattre la connaissance plus complète des Yédas, dans lesquels on essayera dé découvrir et de suivre les premiers germes des idées qui ont exercé une influence si durable sur la manière de penser et de sentir d'une grande partie de rhumanité.

Les publications qui se présentent en première ligne après les Védas sont celles des poCmes épiques, dont le plus ancien «st le Ramayana. H. Gorresio, après avoir publié trois volumes <hi texte de ce poème, a donné un premier volume de sa version italienne ^, contenant les deux premiers livres. L'auteur, €0 s*attachant à reproduire le sens avec toute Texactitude désirable, n'a rien négligé pour donner à sa traduction une forme qui se rapprochât le plus possible de la simplicité et de FélévatioQ de Toriginal.

Quant au Mahabharat, nous ne pouvons annoncer, des tra- ^ux promis sur ce grand ouvrage, que la seconde édition du Bhagavad Ghita de Schlegel, que M. Lasscn a terminée après la mort de ce savant, en refondant les notes et en y ajoutant un index *. Il est vrai qu'il a paru à Athènes, sous le litre de Ba^ kbharata*^ un volume renfermant l'ensemble des sujets compris dans le Mahabharat, mais cet ouvrage n'est qu'un extrait fort abrégé qui ne donne que le squelette du poème. Il a été tnidoit, à Bénarès, en grec moderne, par Galanos, et publié ^près sa mort par son neveu.

t' HttmayanOf pœma iotucriio di Valmiâ, traduzione italiana con note per Gaspare Gorresio. Vol. I (de la traduction). Paris, 1847, in-8*. (xvi,

^' Bksgawid-^ta, id est ec9ice<nov pieXoc, sive atmi Crishnœ et Arjtinaa ^Uoqaiam de rébus dtvinis. Textum recensuit, adnotationes criticas e( in- ^retationem latinam adjeclt A. G. a Schlegel. Editio altéra, aucta et «meodatacura Chr. Ussen. Bonn, 1846, in-8».

3- BaX«6apaT« vj awTO|ti} tyjc llax^^^P^^^ic itov/fituroi uiro tou A|jMipa yj ^I^opottravipa, piaOvjtov xov aoçou ZvjvafiaTa xat |tcTaYX(iiTTi96e«ra aito tou ^niMEvixov «apa A. FaXavou AOv)vaiou. Athènes, 1847, in-fiC". (65 et 367 p.)

Après les poèmes épiques se placent les Pouranas. Le seul dont on ait donné jusqu'à présent le texte, le Bhagavata Pourana, s'est augmenté d'un troisième volume, qui comprend les livres VII-IX *. M. Burnouf l'a fait précéder d'une longue préface, dans laquelle, en examinant quelques-unes des. traditions contenues dans ce volume, il montre de quelle utilité doit être un jour la connaissance approfondie des idées et du style védiques pour l'intelligence des développements postérieurs de la mythologie populaire, et pour l'appréciation de la valeur des généalogies historiques que nous donnent les Pouranas.

C'est à ces sources qu'ont puisé de tout temps les poètes dramatiques de l'Inde. Cette branche si riche de la littérature sanscrite est devenue, dans ces dernières années, l'objet deTaltention de plusieurs savants, qui se sont attachés à reproduire, dans des éditions critiques accompagnées de notes et quelquefois de traductions nouvelles, les chefs-d'œuvre dramatiques indiens. De ce nombre est la savante édition de Sacounlala, par M. Bôhtlingk *, dont le texte, souvent fort différent de celui que H, Chézy a publié autrefois aux frais de votre Société, est enrichi de notes philologiques très-substantielles. On a accueilli avec la même estime l'édition d'Urwasi, par M.Bollensen^, remarquable surtout par l'attention que l'auteur a accordée au dialecte pracrit. Le plus ancien et le plus beau de tous les drames indiens. Le Chariot d'argiley a trouvé un nouvel éditeur dans M. Stenzler *, qui en a donné un texte où Ton remarque la même sûreté de critique qui distingue toutes les publications de ce savant. Il nous en promet une traduc-

1. Le Bhagavata Purâna, ou Histoire poétique de Krichna, traduit et publié par M. E. Burnouf. Vol. Ili. Paris, 1847, in-fol. (c et 581 p.)

2. Kalidasa^s Çakuntala herausgegeben und mit Anmerkungea versebeo von Dr 0. BœhUingk. Bonn, 1816, in-S*.

3. KaUdasa, Vikramorvoêi das ist Urwati, der Prêts der TapferkeUf ein Brama in ninf acten, herausgegeben, ubersetzt und erl&utert von Fr.Bollensen. Saint-Pétersbourg, 1846, in-8.

4. Mritchakatika^ id est curriculum flglinum SudraksB régis fabula saoscrite edidit A. P. Stenzler. Bonn, 1846, in-8« (viu, 332 p.}

ANNÉE lgi7.t8M. 313

tion à laquelle il joindra les notes qui sont indispensables à cet ouvrage. Comme preuve de la popularité que la littérature indienne commence à acquérir, on peut citer les traductions qn'oQ publie en Allemagne, dans une forme qui s'adresse à la misse des lecteurs les plus étrangers à ces études, telles que la traduction allemande du drame philosophique intitulé : Le lever de la lune de V Intelligence ^^ par M. Hirzel, qui a terminé son Tolume par la traduction d'un ouvrage tout différent, celle du petit poème intitulé : Le Nuage meesager y connn depuis longtemps par la traduction de H. Wilson. Ce dernier livre a même été traduit encore une autre fois par M. Max. Millier*. C'est à ce genre de publications qu'appartient aussi un recueil intitulé : Les Poésies classiques des IndienSy par H. E. Meier, dont il a paru un premier cahier, contenant une nouvelle traduction de l'épisode de Nala et Damayanti '.

Au reste, quelle que soit la popularité réservée à ces poèmes, elle ne pourra jamais égaler celle dont les fables indiennes jouissaient déjà dans l'antiquité et qu'elles conserveront toujours. On sait quel immense succès a eu, chez presque tous les peuples, le plus ancien recueil de ce genre, le Pantchatantra; mais, jusqu'à présent, on ne le connaissait que par des traductions dans presque toutes les langues, ou par des imitations assez imparfaites, rédigées dans les dialectes vulgaires de rinde ; ce n'est qu'aujourd'hui qu'il parait sous sa forme originale, par les soins de M. Kosegarten ^ Ce savant n'en a en-

1. Kriêchnamùrat Prabodhattchaniroât^a^ oder der Erkenntnissmondauf- Saog, philosophiscbes Drama. — Meghaduta^ odcr der Wolkenbote. Lyri- «ehes Gedtctit Ton Kalidata, beides metrisch ttbeneUt von D' h^ Hinel. Zarich, 1846, in-».

1 Meghaduia oder der Wolkenbote Yon Kalidata, eine altindische Elégie, nachgedichlet und mit Anmerkungen begleitet von I)r Max. Mûllcr. Kœnigsbcrg. 1847, in-8*.

3. IHe eUuHfchân Dichiungen der Inder, aus dem Sanscrit ûberseUt und eriaûtert ton E. Meier. Enter Theil, Nal und Damajanti. Stuttgart, 1847, iQ-16. (430 p.)

4. PatUiehûtantrumt tive quinquepartiiumde morihui eaywnens, ex eod. man. edidit, commentanis criticis auxit J. G. L. Kosegarten. Pars prima. Bonn, 1848, iQ-4*. (tt6 p.)

core publié que le texte, qui forme un yolume d'une étendue considérable. Il est à souhaiter que Téditeur publie prochainement la traduction et les éclaircissements dont ce texte a quelquefois besoin. D'un autre côté, M. Wilson a donné, aux frais du Comité des textes orientaux de Londres, un ouvrage presque aussi célèbre dans l'Inde, le Dasa Kumara Charita ^ Ce sont les aventures de dix jeunes gens ; la scène est dans l'Inde, au X* siècle de notre ère, et ce livre est extrêmement curieux comme tableau des mœurs indiennes immédiatement avant l'invasion musulmane.

Il a paru deux ouvrages appartenant à une branche peu cultivée de la littérature indienne ; l'un est la traduction latine de Susruta, par le docteur Hessler % l'autre est un Traité sur le système médical des Indiens, tiré des sources par M. Wise' ; mais je ne puis qu'indiquer les titres de ces deux publications.

A ce mouvement de curiosité qui attire l'Europe savante vers les œuvres littéraires de l'Inde répond l'activité avec laquelle se poursuivent les études lexicographiques et grammaticales relatives au sanscrit. H. Stenzler, dans un petit traité sur la lexicographie sanscrite^, a tracé les principales règles à suivre pour le perfectionnement des dictionnaires que nous possédons. MM. Bôhtlingk et Rieu ^ ont publié de nouveau et

1. The Data Kumara Charita^ or adventures of ten princes, a séries of taies in the original sanscrit by Sri Dandi, edited by Wilson. Londoo, 1846, in-S«. (31 et 202 p.)

2. Sugrutas. Ayurvedas. Id est medicinsB systema a venerabili Dliao' vantare dcmonstratum, a Susruta discipulo compositum. Nunc primum 0 sanscrita in latinuni sermonera vertit, introductionem, adnotationes et in' dicesrerum adjecit D. F. Hessler. T. II. Erlangen, 1847, in-««.

3. Commentary on the Hindu System of medicine, by G. T. Wisc. Caleutta, 1846, in-S».

4. De lexicographiœ sanscrita princiinis, commentatio academica, auctore A. F. Steniler. Breslau, in-8«. (30 p.)

5. Hemacanira*s AbhidhQnaôniamamt ein systematiscii angeordnetes synonymisches Lexicon. Herausgegeben, ubersetzt und mit Anmerkungen begleitet von 0. Bôhtlingk und Ch. Rieu. Saint-Pétersbottrg, 1847, in-8*

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