Voj. lo Journal atktiqae, décembre IBûi, p. 483 et luiv
ANNÉE 185^1855. i&
jeebhoy a publiées à Bombay '. Une de ces leltres aurait ^lé écrite par Ali, sur l'ordre de Mahomet, en faveur de Mehdi, Trère de Salman le Persan; l'autre adressée par Ali, en son propre nom, à un Zoroaslrien nommé Bahramschad, (ils de Kharadrous. L'éditeur a donné le texte arabe des lettres, des traductions en persan et en guzzarali, et des eiplications en cette dernière lan^^ue, dans lesquelles il expose probablement ses raisons pour croire à l'anthenlicité de ces documents; mon ignorance du guzzarati ne m'a pas permis de me former une opinion sur ces explications; mais je crois que, si les originaux c:(islent encore, il aurait fallu en donner le fac-similé, qui .nurait beaucoup aidé à détruire ou k confirmer les doutes qui naissent à la lecture des premières lignes de ci^s lettres. On comprend parfaitement que, dans des temps déjà anciens, on ail fabriqué, soit des letlr<>s de protection, soit des titres confi^ranl certains privilèges de la part de Mahomet et des premiers khalifes; le clergé grec de Jésusalem en a récemment produit qui étaient attribués à Omar, et paraissent avoir été fabriqués au xiv siècle; or plus ces documents sont rurieux, quand ils sont de bon aloi, plus ils exigent un examen attentif avant qu'on puisse les admettre.
On s'était longtemps contenté de matériaux secondaires pour l'histoire de Mahomet et de ses premiers successeurs; mais à mesure que l'esprit de la critique européenne a pénétré toutes ces études, on a recherché les sources les plus anciennes, et il ne se passe presque pas d'année sans que nous voyions paraître de nouveaux et excellents travaux sur les
1 . Tugviuti-din-i-ilaidiaina. or a Mi^thur or cBrlifl'^alc, Riven bj Hmnit Hahomnl, the l'riiplict of llie Hoosulmans, on br'hair nf Mnlidi-Furrnukh bin Shukhian (brothcr of Sulman-i-Farsi, ollior'viin ealled Dinjrar Duiloor), and anothcr Heibur givcn bj Uairut Allj ta a Parscc namecl It>?t>ranitha(14in-Kliara(lrnoi and lu tho whole Panne nation. TransInlcJ into goozmlhec from Ihe [ier»ian wriion ot Ihn original arable, lowliîcli ij .-iildcd collalPral cvidonces frinn ollii^r perii.-in authnrilici t.y Sorehjcn Jamteetjee Jejeeblioï. l'ublishad at Ibn cxpeiise of Hir Janiseoijcc Jrjcehtioy. Rombaj. IB51, ln-8 (4, 6, 78 et i6 p.).
commencements de l'islam. Pendant que l'histoire de Haho* met, par H. Sprenger, reste inachevée pendant le séjour de ce savant en Syrie, il en paraît à Calcutta * une autre, d'un auteur anonyme, qui, sans doute, se fera connaître quand son œuvre sera complète.
On a publié à Dehli une édition lithographiée du Mischkal el Masabihy accompagnée d'un commentaire '. C'est une col* lection de traditions sur Mahomet, compilée vers la fin du v*" siècle de l'hégire, et tirée des six collections classiques des Hadits sunnites. Ce livre était connu depuis longtemps par la traduction de Hatthevvs; mais il a perdu une partie de son importance par la publication des six collections originales, qui, pendant les dernières années, ont toutes été lithographiées dans l'Inde. Ces Hadits offrent une masse énorme de sentences de Mahomet et de minutieuses observations et anecdotes sur ses habitudes et sa vie, dont une grande partie est certainement puérile et n'offre que peu d'intérêt pour nous, mais qui, en somme, constituent des éléments biographiques tels que nous ne les possédons sur aucun personnage historique.
M. Sprenger, dans ses infatigables explorations des bibliothèques musulmanes de l'Inde % a découvert VIsabet de Schems eddin Askalani et en a fait commencer l'impression. C'est uo ouvrage en cinq gros volumes, dans lesquels l'auteur, qui vivait au ix"" siècle de l'hégire, a réuni les vies de dix mille com' pagnons de Mahomet; ces vies, qui contiennent de nombreux