‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 49 sur 112 · ANNÉE I8S4-1SS6. G · texte numérisé non relu

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composées chacune de quatre mots, et accompagnées de la prononciation et d'une traduction en français et en anglais. Il parait que l'auteur de ce Manuel est un missionnaire jésuite en Chine, et que la copie dont H. Stanley s'est servi est Ae h main de Klaproth. L'éditeur, qui semble avoir vécu en Ctiine, pensant que la publication de ces petits textes pouvait servir à faciliter l'élude de la langue, les a fait autographier, en appropriant leur transcription & la prononciation anglaise. le crois que M. Stanley a assigné à ce petit livre sa vériLible Drigine, car son arrangement est selon les méthodes d'enseipemetit des jésuites ; le nombre des phrases paraît devoir en Sire beaucoup plus nombreux ; mais il est possible r[ue le tra- »ail n'ait jamais été achevé, ou que M. Stanley n'ait pu retrou- «r que le commencement du volume manuscrit.

M. Stanislas Julien va publier un ouvrage sur l'histoire et la fabrication de la porcelaine chinoise'. Tout le monde sait ^ucl senice l'auteur a rendu h l'industrie par sa traduction des méthodes d'édur^tion des vers il soie; il emploie les inter^ nlles de l'impression de ses ouvrages historiques ou lin- ^i<;tiquea à propager en Europe, par une série de travaux, les connaissances des Chinois dans les sciences et les arts industriels, et ce Traité sur la porcelaine doit être suivi de jlusieurs autres, surla chimie, etc. Parmi les ouvr-iges cliilois sur la porcelaine que possède la BibliotfaËqne impériale^ S. Julien a choisi le plus récent, dont l'auteur, nommé Lieott- [ling, était sous-préfet du canton de Fcou-liang. Cet employé nielligent, voyant la grande importance de l'industrie de la xircelaine dans son canton, se mit à en étudier l'histcirc et les )rocédés, el les exposa dans un ouvrage qui était k peu près

mctùrM, cl dont Ici eiplica lion i lonl rangéei dant l'ordre alphabdtiqic nni:iK Loiidrci, IS51, in-f». Iviil et 75 p.) t. fliiloire et fabrication de ta poreelame ehbK^se, tridnite ilit chinois lar M. EUimlu JulicD, ■Drompafnée de noic) et d'additiuos par M. Saléut. augiuealéa d'un Mémoire lur la porcelaine du Jairan, Irailuil du iponaia par M, lloffmann. Paris, 1855, in-8.

terminé au moment de sa mort, en 1815, et qu'un de sess^" crétaires acheva et publia peu de temps après. M. Juliea ea ^ fait la base de son Traité, en le complétant par des rea' seignemenls tirés d'autres ouvrages chinois, de sorte qu ia-' dépendamment d'une histoire complète de la porcelaine depuis son invention, un siècle avant notre ère, il nous donne la liste des fabriques les plus distinguées, la description de leurs produits et de leurs marques, ainsi que Texposition détaillée des procédés de fabrication. Il est probable que rindustrie européenne y trouvera des enseignements utiles; mais les historiens y rencontreront certainement des données qu'ils auraient cherchées vainement autre part.

^impression de ce volume est terminée, et M. Julien va commencer celle de la continuation de son recueil de voyages des bouddhistes chinois dans Tlnde, dont le premier volume, publié il y a deux ans, contient l'histoire de la vie et des voyages de Iliouen-thsang par deux de ses disciples. Les regrets unanimes des indianistes, de ce que M. Julien n eût donné, de la description géographique de l'Inde par Hiouen- j thsang lui-même, que des extraits sous forme d'appendice à sa vie, l'ont déterminé à traduire celte description en entier. On sait que ce pèlerin bouddhiste, à son retour d'un séjour de dix-huit ans dans l'Inde, fut reçu en Chine avec les plus grands honneurs, et qu'il rédigea, par ordre de l'empereur, un ouvrage sur les pays bouddhistes de l'Inde et des contrées environnantes, pays sur lesquels il rapportait des renseignements certains, les ayant visités lui-même. C'est ce li'^f que M. Julien va publier dans une traduction complète, qui formera deux volumes. Le point de vue du voyageur est exclusivement bouddhiste; le but de ses pérégrinations ciail de visiter les lieux saints de sa religion, d'y recueillir des livres sacrés, d'étudier le sanscrit et de rechercher les écoles savantes des bouddhistes hindous; aussi parle-t-il peu u^ rinde brahmanique, et entremèle-t-il son récit d'une foule utî j égendcs religieuses : tout cela n'empêche pas que cette des-

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rripUon de cent trenle-huit ropumos indiens, dont leur avait visité personnellement cent dix, ne soit un ou de la plus haute importance pour l'histoire et la géogi de rinde.

Après avoir dnuméré ce qui, à ma connaissance, publié depuis deux ans sur les quatre principales langi l'Asie, je devrais, pour compléter le tableau des travai TOUS intéressent, joindre à cette liste la mention d'un a< considérable d'ouvrages sur d'autres parties de la litléi oricnlale qui toutes ont leur importance, la plupart une importance très grande ; mai$ la longueur déjà démt de ce rapport me force de remetire à une autre occasi que j'aurais encore à dire.

Ce grand nombre d'ouvrages qui paraissent annuelli sur les langues de l'Orient est un juste sujet d'orgueil l'érudition de notre temps, si on le compare k ce qui s:iLt dans un passé encore peu éloigné de nous. Quand ri'porte à l'état des lettres orientales à l'époque des prix d naux, on voit que le sanscrit était à peu près inconi Europe, que te zend n'était pas découvert, que le ] politain était l'objet d'une conjecture heureuse, mais < pouvait être ni prouvée ni rectifiée, que le chinois étal tilement cultivé, que le japonais paraissait une langue l'élude était impossible en Europe et que la grammaire parée, qui est devenue une si grande science, n'était pas i dans son enfance.

S'il est encourageant de regarder en arrière et d'observ progrés qu'on a faits, il est plus important encore de me la route qui reste h parcourir; on voit alors que tout c l'on a gagné n'est qu'un pas vers le but qu'il s'agit d'attei Ce but, c'est de faire sortir l'étude de l'Iiistuire du i trop étroit dans lequel on l'a enfermée et de lui Tain brasser l'universalité du genre humain ; c'est d'étudii

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commencements de la civilisation et les routes qu'elle a suivies, d'exposer les expériences sociales par lesquelles ont passé des peuples plus anciens que nous et montrer où elles ont abouti; c'est de faire 'connaître des idées et des formes tUlêraîres autres que celles auxquelles iinus sommes accoutumés; c'est, enCn, de rendre le passé de l'Orient intelligible à l'Europe, loi donnant ainsi les moyens d'exercer une influence Eavorablo sur l'avenir de populations nombreuses, et d'employer dans leur intérêt le pouvoir presque îllimitc dont an dispose aujourd'hui, et dont on a usé quelquefois d'une façon si désastrease... Quand on réfléchît à la grandeur de ce but, à la mulliplicilé des objets qu'il comprend et des travaux qu'il exige, on sent vivement combien les moyens que nous possédons pour l'atteindre sont insuffisants. Ce n'est pas la bonne volonté ni l'ardeur qui manque aux orientalistes, mais tout leur fait obstacle: la langueur des études nécessaires, la dispersion des matériaux dans toutes les bibliothèques de l'Europe etde l'Asie, les frais énormes de la publication des textes, le petit nombre àe positions que le gouvernement leur réservent, et avant tout l'impossibilité d'être appréciés par le public. Ce n'est qu'à force de sacrifices que les auteurs mettent au jour la plupart des ouvrages orientaux que nous voyons paraître; et les tr.> «aux les plus grands, ceux qui seraient les plus utiles, ne peuvent être exécutés. Nous savons tous par l'histoire qu'une science nouvelle ne se fait pas sa place sans lulte; mais assurément la littérature orientale n'est pas nue chose problématique; son but est connu, les travailleurs sont prêts, et il ne s'agit que de les aider un peu plus que par le passé.

Tous les gouvernements européens ont encouragé no: études, mais aucun ne leur a accordé aaset de secours. Ce qu'il nous faudrait en France est facile à dire; notre expérience de tous les jours nous le fait sentir, et je crois que vous partagerez mon avis sur les vœux que nous avons à former. Us sont au nombre de trois : d'abord qu'on élarpssf la base de l'enseignement, ensuite qu'on encourage davan-

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lage les publications orientales, eiirm qu'on organise un syslitiTie (le voyages scionlitiques en Asie. J'ai déjà traité de ce dernier article dans un rapport antérieur, et je me réserve de parler dos encouragements dans une autre occasion; je me bornerai donc à dire quelques mots du premier de ces vœux, sujet auquel nous convie la publication récente d'un membre de la Société. L'auteur, M. Guerrier de Dumast', est frappe des inconvénients de la concentration des études orientales sur un seul point; il voit qun si l'on a pourvu k l'enseignement à Paris, on a déshérite les provinces, et que le progrès des lettres orientales, même 'dans la capitale, souffre (le cet isolement et de cette base trop étroite d'une seule ville, si grande cl si savante qu'elle soit. Il représente que l'intérêt du pays exigerait que l'arabe fût facile à acquérir; il voudrait que l'enseignement des humanités fût acrompagné de l'étude du sanscrit, qui donne la clef de la grammaire grecque, éclaire les origines des peuples ftriens, et imprime une vie nouvelle aux littératures classiques en montrant la variété des formes que les différentes branches d'une même rnce onldounées à un fonds commun d'idées. Ilinsiste sur l'av;intage que l'Alleinagne a tiré de la généralité de l'ensci- Eiirment oriental dans ses universités et sur la facilité avec laquelle on y a combiné l'élude du grec et du sanscrit, et il coTiclut par demander que, dans chaque faculté des lettres, en Krain-e, il soit créé une chaire de sanscrit et une chaire d'arabe. C.eMe. idée a été accueillie en province avec beaucoup de fn veur ; les académies de Nancy et de Melz l'ont déjà appuyée dans des rapporis officiels; elle est h l'élude dans d'autres, et, qui plus est, un jeune professeur, qui porteun nom illustre dans les lettres orientales et grecques, M, Emile Burnouf, a spontanément ouvert, à la faculté des lettres de Nancy, un cours de sanscril.

1 . L'OTienlalimt ifmlii rlassiiiw iJaiwin mnure de l'utile. fl dupofuihle. Si-riiiido l'rfilion, .lUKracnlLT iIp (lociimciiU l'I (■orrMpomlnnci'E sur IV'lat j,r.-ïcnt (le la queslioii ownlaliïtc. Nan(ii(, IlSi; in-N. (fil) |i.)

Ce mouvement est d'un bon augure pour l'avenir de la liltéralure orientale en France, car il est certain que Paris ne sufGt pas & cet enseignement, que les travaux d'érudition y languissent par le défaut de concurrence dans le reste de la France. Il conviendrait donc de faire entrer graduellement les langues orientales dans les facultés des lettres, et pour leur eo faciliter l'accès, pour en donner le goAl, il faut leur faire une part dans le programme de l'École normale, où elles s'appuyeront sur la grammaire comparée. Les chaires qu'on avait créées à Paris, dans la première partie de ce siècle, ont pendant longtemps donné à la France la première placf dans les études orientales ni ont fait de ces études une des gloires du pays. Mais celte suprématie, incontestable et incontestée pendant longtemps, ne l'est plus aujourd'hui, et il est temps que la France se mette en mesure de défendre son rang dans cette généreuse lutte des rivalités nationales.

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E S3 JUIK ISïd

Messieurs,

L'année darniËre n'a amené, pour la Sociélé asiatique, aucun événement qui puisse marquer dans son histoire; nous avons continué nos travaux au milieu de circonstances qui doivKnt exercer une inRuence puissante sur l'avenir de nos études, mais sans que cette întluecicc, graduelle et irrésistible . à la longue, ait laissé une empreinte bien distincte sur un espace de temps aussi court qu'une année. Nous souffrons du mal général de l'aiïaiblissement des esprits en Europe, de 1« préoccupation désintérêts matériels, qui amortit l'ardeur généreuse sans laquelle languit l'étude des sciences. Je ne sais si je me trompe, mais il me semble que le respect pour la science diminue, et que l'indifférence du public réagit même sur l'àme de la jeunesse et comprime son élan naturel vers les travaux glorieux et désintéressés de l'osprit. Il faut espérer que ce n'est qu'un mal passager, et, dans tous tes cas, les éludes orientales ont un puissant auxiliaire dans l'état général lin monde. L'Orient tout entier est ébranlé, toute l'Asie occidentale tombe irrésistiblement sous l'influence de l'Europe, et la Chine même est profondément atteinte par une révolu-

tion politique et religieuse dont le triomphe ouvrirait probablement par la suite ce pays à des idées européennes. On sentira la nécessité de mieux connaître TOrient, et la science pourra grandir soj^s la protection d'intérêts que la politique aura créés.

La Société a perdu, dans le courant de Tannée, un de ses membres les plus anciens et les plus zélés, qui, par des travaux nombreux, publiés dans votre Journal, a contribué, autant que qui que ce soit, à donner une valeur durable à ce recueil : c'est M. Fulgence Fresnel. Il était né, le 15 avril 1795, à Mathieu (Calvados). Son père étant mort de bonne heure, sa mère vint à Paris pour se consacrer à l'éducation de ses irois fils. Fulgence, après avoir fait des études brillantes au lycée, voulut d'abord se livrer, à l'exemple de ses frères, à l'ctude des sciences exactes, et il a donné, par la publication du premier volume de sa traduction de la chimie de Berzelius, une preuve des progrès qu'il avait faits; mais, la vivacité de son imagination, la curiosité de son esprit et la facilité avec laquelle sa mémoire se prétait à de nouvelles acquisitions, le jetèrent bientôt dans d'autres entreprises. Après avoir fait des essais litté-

raires dans plusieurs genres, dont il n'a paru, je croiSi qu'une traduction d'une partie des contes de Tieck, il fut attiré, par le charme de l'enseignement de M. Rémusat, vers l'étude du chinois, alors nouvelle en France. Il acquit très r»' pidoment une connaissance suffisante de la langue pour entreprendre la traduction d'un roman chinois, dont il puW'* quelques parties dans le Journal asiatique des années 18^^ et 1823 ; mais, la difficulté une fois vaincue, il ne se sentit p^^ assez de sympathie pour la littérature chinoise pour y pers^ vérer, et se tourna de nouveau vers l'élude des langues sémit'" ques, dont il s'était déjà occupé auparavant, et auxquelles *' resta fidèle pendant le reste de sa vie. Après avoir étudié 1^' rabe sous M. de Sacy, il se rendit, en 1820, à Rome, pour su»' vro les cours des maronites attachés à la Propagande, et sd^" cida, en 1831, à s'établir au Caire, où il prit pour maîlre d'^'

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rabe Mohammed el-Tanlawi, un des hommes les plus savanU lie l'ËgypIe, et aujourd'hui professeur à Saint-Pétersboui^, M. Fresael se livra à l'élude de l'ancienne poésie arabe avec une passion que les difficultés ne faisaient que stimuler. 11 a, depuis ce moment, toujours déploré le temps qu'il avait donné à d'autres études ; il regrettait d'avoir reconnu trop tard sa véritahte vocation, et se plaignait de n'avoir plus asseï de vie et d'intelligence pour bien se pénétrer du sentiment do ces poésies Apres et nerveuses. Et pourtant personne n'a jamais mieui réussi que lui à reconstruire l'imagede ces temps anciens, et à faire revivre devant nous les paroles et les passions d'tin monde qui est si loin de nous et de nos idées. Ge n'est qu'après dix ans d'études qu'il se hasarda à publier un premier travail' sur le poème du Schanfara, travail qu'il remania deux ans après; car il était bien plus artiste qu'on ne devrait le croire à la lecture de ses mémoires, qui ont tout d'abord l'air d'étro écrits au courant d'une plume qui se laisse aller aux premières impressions; jamais satisfait, au contraire, de la forme qu'il avait donnée à sa pensée, il était infatigable à la corriger el même à refaire entièrement ce qu'il avait écrit. Un Irait char* mant de son caractère était la facilité avec laquelle il supportait les retranchements que des mains bien moins habiles que les siennes se permettaient très fréquemment en préparant ses manuscrits pour l'impression. Il composa, en Égypio, lei trois premières parties de ses Lcitresaur l'histoire des Arabes avant l'islamisme', dans lesquelles il prit pour thème un ouvrage qu'il avait découvert au Caire, intitulé le Collier d'Ibn Abd Rabbili, auteur arabe de Cordoue, dn ni° siècle. Malheureusement, il n'a pas terminé cette belle étude sur les mœurs des anciens Arabes et leur poésie. Trouvant qu'il n'avait pas assez de ressources littéraires au Caire, il avait formé le projet des'établiri Tanger, d'où il aurait en-

I liouveaa Journal atialique, toi. XIV, p. S50 el nuiv. î. La premiéro partie de ces teiïrei a paru chez H. B. Dupral, ,1 IMris, 1836; toutes ks suivantes, dans le Journal ailatiqut, IroisiMmc îirio.,

vol. m, vct VI.

voyé le scheikh Mohammed à Fez, pour copier, dans les bibliothèques de celle ville inaccessible aux chrétiens, les ouvrages qui n'existaient pas au Caire ; mais la faillite d'une maison à Alexandrie, dans laquelle il avait placé sa fortune, d'ailleurs déjà très diminuée par ses voyages, son insouciance et sa générosité souvent imprudente, rendirent impossible l'exécution de ce plan, auquel il [tenait beaucoup, et qu'il a toujours regretté de n'avoir pu faire adopter par le Gouvernement, lorsque ses propres forces lui firent défaut.

Il accepta, en 1837,1e poste d'agent consulaire de France à Djeddah, poste qui fut converti, un peu plus tard, en consulat. Il s'occupa, dès son arrivée, de la géographie ancienne et moderne de la péninsule^ et de l'étude des dialectes du midi de l'Arabie, et bientôt il crut reconnaître dans l'ékhili, dialecte du Hadramaut, le himyarite, dont les anciens auteurs arabes parlent si souvent et qui paraissait n avoir laissé d'autres traces qu'un certain nombre de mots recueillis par Firouzabadi et quelques autres lexicographes. M. Fresnel rendit compte de sa découverte dans sa quatrième et cinquième lettre sur l'histoire ancienne des Arabes ', et commença I* publication de la grammaire ékhili, à mesure qu'il put la débrouiller, d'après les renseignements que lui fournissait une espèce de pirate, nommé Mouhsin, originaire du Hadramaut, et dont c'était la langue natale.

Plusieurs circonstances se réunirent pour donner à cette étude une importance presque inespérée. MM. WellstedlÇt Cruttenden venaient de découvrir, à Sana et sur la côte méridionale de l'Arabie, les premières inscriptions himyarites, c^ M. Fresnel était tout occupé à appliquer à leur interprétation ses nouvelles connaissances en ékhili, lorsqu'il vit un jou^

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