‹ Vingt-sept poèmes des Fleurs du mal. IllustrésChapitre 7 sur 18 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

DE PROFESUIS GUMAYI

J’implore ta pitié, Toi, l’unique que j’aime,

Pu fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé. C'est un univers morne à l’horizon plombé,

Où nagent dans la nuit l’horreur et le blasphème ;

Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois.

Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;

C'est un pays plus nu que la terre polaire ;

—Nibêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !

LES FLEURS DU MAL

Or il n'est pas d’horreur au monde qui surpasse La froide cruauté de ce soleil de glace,

Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;

Je jalouse le sort des plus vils animaux

Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide,

Tant l’écheveau du temps lentement se dévide !

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