‹ VirgileChapitre 6 sur 18 · CHANT I · texte numérisé non relu

CHANT I

Au moment où commence le poème, Ènée, depuis sept ans déjà, erre sur la terre et sur les mers, à la recherche de la nouvelle patrie où les deslins lui ont ordonné de porter les dieux et la fortune d'Ilion, Il a quitté la Sicile où Anchise, son père, vient de mourir, et vogue maintenant vers l'Italie, où l'appellent les oracles et les ordres de la divinité. Mais Junon, l'allière épouse de Jupiter , constante en son aversion contre les Troyens, s'acharne à poursuivre les débris de cette misérable nation. Elle commande au maître des vents, à Éole, de déchaîner contre les vaisseaux d'Enée une terrible tempête. C'est par le grand et sombre tableau de cette tempête que s'ouvre le premier chant, où le poète nous jette sans préambule au cœur même du sujet: ,

« Eole, du revers do sa lance, frappe le flanc caverneux « de la montagne ; les vents, comme un escadron impétueux, « s'élancent par l'issue qui leur est ouverte et balaient la a terre do leurs tourbillons furieux. Tous ensemble ,

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