SCÈNE IV
BRANCHU, puis COQUILLARD.
(On entend éternuer deux au trois fois, puis une tète pttse é travers le* branches d’un manguier é droite.)
BRANCHU
Oiseau mal élevé, va... (n éternue.) ne cherche pas !.. c’est moi... par ici... là... sur cet exotique... à l’entresol... la croisée en face... Plus personne!., je puis remuer; car vous me croirez si vous voulez, mais ce feuillage hospitalier commence à me zébrer les côtes d’une façon peu... courtoise!.. Changeons de position !.. Doucement!., si j’allais déchirer mon pantalon... je serais fort en peine d’en changer. La!., la!.. Ah!., m’y voici!.. Il fait chaud ici!., je ruisselle comme un caoutchouc!
COQCILLARD, hors de vue sur l’arbre de gauche, pousse un bâillement prolongé.
Ah!
BRANCHU, effrayé.
On a rugi, mon Dieu!,, quel est ce cri étrange?
COQCILLARD, il passe sa télé au travers du feuillage.
Nom d’un petit bonhomme!., quelle étuve*!..
BRANCHU, l'apercevant.
Ciel!., là!., un orang-outang! Au prix de ma vie, tâchons de fuir, (il descend.)
COQUILLARD
Quel soleil!.. Lycurgue a bien raison : dans ces régions, le cigare de la vie est une pipe culottée !
BRANCHU, au bas.
Pourvu que j’aie le temps do filer avant qu’il ne m’aperçoive!., j’ai une venette!.. et elle me tient dans les jarrets...
* est-ce bâte !
COQUILLARD, 6autant.
J’y suis ! bigre ! c’est chaud !
BRANCHU
11 est descendu aussi... ah! sacrelotte!
COQUILLARD, regardant à terré autour de lui. — Apercevant Brancbu-qui
tremble.
Hé!., qu’est-ce que c’est que celui-là, là-baé?
BRANCHU
Je ne peux plus bouger I.. et on dit que la peur donne des ailes!
COQUILLARD, sautant en arriére.