‹ Virgile Marron vaudeville en un acteChapitre 9 sur 27 · JO VIRGILE MARRON · texte numérisé non relu

JO VIRGILE MARRON

course... Elle no s’arrêta qu’au pied de cet arbre dans lequel j’établis mon domicile cette nuit...

COQÜILLARD.

Tiens ! nous étions voisins!., voici mon immeuble...

BRANCHU. ■

Je le sais...

Et, maintenant que nos malheurs sont narrés... qu allonsnous faire?

branchu.

Je ne le sais pas! . , . t

COQÜILLARD.

Retourner en France?..

BRANCHU. r

Et la monnaie?

COQÜILLARD.

Toujours au bout du Pont-Neuf U . on 1 a grattée.

BRANCHU

Coquillard, dans les grands périls, il est bon de montrer du sang-froid... mais se livrer aux calembredaines participe du Sancho... . i . .

COQÜILLARD.

A vous la seconde manche!..

’ BRANCHU

Mais je suis excusable, moi !.. l'accusation de negner pese sur ma tête; sans cela, il y a longtemps que j’aurais conte mes infortunes au colon.

COQÜILLARD.

Christophe? ‘

BRANCHU

Non... Un sucrier sur pattes orné d’une fille...

Une petite colonne!... Ah! bah! nous sommes si près d’une habitation, èt vous me laissez en proie à des idées aussi.;, ra- , deau de la Médusé! * '

BRANCHU

Plaît-il?

COQÜILLARD.

J’avoue, mon cher, que .je vous avais déjà découpé en imagination,.. vous êtes grassouillet.

BRANCHU, avec complaisance.

Chair de commissaire,

COQÜILLARD.

Vous avez des mollets?

BRANCHU, effrayé, b part.

Où veut-il en venir ?.. (Haut.) Du coton !.. du coton !..

COQÜILLARD.

Esope l’a dit lors de son voyage à Londres : Mangez-vous les uns les autres ! -,

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