JO VIRGILE MARRON
course... Elle no s’arrêta qu’au pied de cet arbre dans lequel j’établis mon domicile cette nuit...
COQÜILLARD.
Tiens ! nous étions voisins!., voici mon immeuble...
BRANCHU. ■
Je le sais...
Et, maintenant que nos malheurs sont narrés... qu allonsnous faire?
branchu.
Je ne le sais pas! . , . t
COQÜILLARD.
Retourner en France?..
BRANCHU. r
Et la monnaie?
COQÜILLARD.
Toujours au bout du Pont-Neuf U . on 1 a grattée.
BRANCHU
Coquillard, dans les grands périls, il est bon de montrer du sang-froid... mais se livrer aux calembredaines participe du Sancho... . i . .
COQÜILLARD.
A vous la seconde manche!..
’ BRANCHU
Mais je suis excusable, moi !.. l'accusation de negner pese sur ma tête; sans cela, il y a longtemps que j’aurais conte mes infortunes au colon.
COQÜILLARD.
Christophe? ‘
BRANCHU
Non... Un sucrier sur pattes orné d’une fille...
Une petite colonne!... Ah! bah! nous sommes si près d’une habitation, èt vous me laissez en proie à des idées aussi.;, ra- , deau de la Médusé! * '
BRANCHU
Plaît-il?
COQÜILLARD.
J’avoue, mon cher, que .je vous avais déjà découpé en imagination,.. vous êtes grassouillet.
BRANCHU, avec complaisance.
Chair de commissaire,
COQÜILLARD.
Vous avez des mollets?
BRANCHU, effrayé, b part.
Où veut-il en venir ?.. (Haut.) Du coton !.. du coton !..
COQÜILLARD.
Esope l’a dit lors de son voyage à Londres : Mangez-vous les uns les autres ! -,