At simul heroum laudes et fada parenlis
Jain légère, et quae sit poteris cognoscere virtus, Molli paulatim tiavescet campus arista, Incultisque rubens pendebit sentibus uva, Et durœ qutTcus sudahunt loscida mella.
Pauca tamen suberunt priscae vesti-'ia fraudis, QuiE tenlare Thetim ratii^us, quae cingere mûris Oppida, quœ juboant Iclluri infindere sulcos. Aller erit tum Tipliys, et altéra quae vehat Argo Delectos heroas ; erunt etiam altéra bella, Atque iterum ad Trojam magnus mittetur Achillcs.
2. Hinc, ubi jam firmata virum te fecerit aetas, Cedet et ipse mari vector, nec nautica pinus Mutabit merces : omnis feretomnia tellus. Non rastros patietur humus, non vinea falcem ; Robuslus quoque jam tauris juga solvet arator, Nec varies discet raentiri lana colores,
Ipse sed in pralis aries jam suave rubenti Murice, jam crocoo mutabit vellera lufo; Sponte sua sandyx pascentes vestiet agnos.
La joie que semble se promettre le poète de ces teintures fantastiques, ne nous touche guère ; mais les Livres étrusques assuraient le succès dans toutes ses entreprises au chef sous qui Ton verrait s'accomplir de pareils miracles. Et maintenant Virgile va célébrer le héros attendu qui présidera à cette palingénésie.
Entends la voix des Parques étonnées :
« Filez, filez ces siècles d'or! »
Ont-elles dit à leurs fuseaux d'accord
Avec l'ordre des Destinées.
Enfant des dieux, descendance de Jupiter,
Les jours viendront de tes grandes magistratures.
Vois la terre et la mer et le profond éther
Et toute l'immense nature ■" "" Ébranlés sur leur axe et d'espoir palpitants
A l'approche des Temps!
Ah!' puissent mes vieux ans, pour célébrer ton ère. Garder assez de souffle et dés jours assez longs ! Même Orphée ou Linus, je ne les craindrais guère. L'un eût-il près de lui Calliope, sa mère.
Et l'autre son père Apollon.
Si Pan me défiait devant son Arcadie C'est ma voix, Arcadiens, qui serait applaudie ^ !
Puis ce lyrisme s'apaise, et le poète revient au berceau du nouveau-né :