c^ Ta lia saecla », suis dixerunt, « currite », fusis
Concordes stabili fatorum numine Parcse.
Adgredcre, o magnos, (aderii jam tempusj honores Cara deum suboles, magnum Jovis incremontum' ' Aspice convexe nutantem pondère mundum Terrasque, tractusque maris, caslumque profundum- Aspice yenturo lœtantur ut omnia saeclo. '
O mihi tum longœ maneatpars ultima vitœ Spiritus et quantum sat erit tua dicere facta '' Non me carminibus vincet nec Thracius Orpheus Nec Linus, huic mater quumvis alque huic pater 'adsit Orpnei (Jalliopea, Lino lormosusApollo.
Pan etiam Aicadia mecum si judice certet, Pan etiaui Arcsidiji dicat «e judice victum!
LES BUCOLIQUES b>
Petit enfant, connais ta mère et lui souris.
Elle a porté dix mois une fatigue amère ;
Et les enfants qui ne sourient pas à leur mère,
Le dieu ne les a jamais pris A sa table, ni la déesse dans son lit*.
Reste à savoir qael est cet enfant. L'opinion courante désigne le iiis de Poilion. Et il paraît bien qu'on en était convaincu dans la famille des Poilion, puisque le savant Asconius Pedianus nous raconte qu'il l'avait demandé un jour au fils de Poilion luimême, lequel lui avait répondu : « C'est-moi î ;> sans songer qu'il représentait alors une joliti faillite d'espérance. Mais, comme le fait observer judicieusement le critique anglais M. Fov>der, si Asconius le demandait, c'est donc que les contemporains, ou ceux qui sont venus immédiatement après Virgile, n'en étaient pas sûrs. Au moment où Virgile écrivait son poème, Poilion, homme d'Antoine, avait fortement contribué à la paix de Brindes, qui donnait l'Afrique à Lépide, l'îtalie et tout l'Occident barbare à Octave, à x\ntoine l'Egypte, la Cyrénaïque et les trésors de l'Orient. Les yeux se tournaient vers lui comme vers un des grands personnages de FEtat. Mais il y en. avait de plus grands. Et les esprits réfléchis ne s'abandonnaient pas à l'espoir d'un âge d'or sur la foi du traité de Brindes. Son expédition contre les Parthini, petit peuple illyrien que Brutus avait entraîné dans son parti, lui avait valu les honneurs du triomphe. Mais Rome avait assisté à des triomphes autrement ronsidérables. Enfin, consul, il dut résigner sa charge avant l'expiration légale. Rien ne justifierait la fré-