‹ Virginie DejazetChapitre 4 sur 92 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Virginie au théâtre des Jeunes-Artistes. — Sa première création. — L'Amonr se brûle.

La première création de la petite Virginie sur le théâtre des Jeunes-Artistes fut r Amour dans une grande féerie, de M. Abdée, intitulée les SirèncSj, ou les Sauvages de laMontagne d^Or. L'auteur ne pouvait choisir un plus adorable interprète. Une jolie figure rosée, douce, charmante, fine et spirituelle, des yeux vifs et pénétrants, un sourire gracieux et mutin, n'est-ce pas le portrait de l'Amour? C'était aussi le portrait resseiiiblant de lu petite Virginie.

18 VIRCINIR DÉJAZET.

Dans celle pièce, T Amour (Virginie) faisait un j)ari avec Mercure. Mercure prétendait que jamais une femme ne saurait garder un secret, quand même le bonlieur et la vie dépendraient de ce secret. LWmour soutenait le contraire, oflrant pour enjeu son bandeau contre les ailes de Mercure.

On sait que, sous TEmpire, les petits spectacles de l'ordre des Jeunes-Artistes ne pouvaient représenter aucun ouvrage sans qu'Arlequin, Colombine, CHsIândhë el Gilë§ fussent môles à l'inlrigue. Aussi retrouvons-nous ces personnages dans les Sirènes,

L'Amour s'intéressait donc vivement à Colombiiie. 11 donnait à sa protégée un talisman qui faisait échouer tous les projets de Cassandre; mais il imposait à Colombinc la condition forïAhWe i'c ne jamais dire qli'elle avait c8 talîlniaii, complnnt sur sa discrétion pour gagner ' le pari. Cependant Arlequin était si athoureux, si terinrè, si grdciëux, si phessaht, fjue la trop faible Colombinc ne put résister plus longtemps

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