‹ Virginie DejazetChapitre 50 sur 92 · Mi;<;iMK iJi<jAZL;r · texte numérisé non relu

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!"]( sans lui laisser le. lenipsdciopoiuirc à son élan (rrnlliousiasmc, elle jeta an loin son chapeau qui rcmbarrassait, se mit doucement aux genoux do l'illnstre vieillard, prit ses mains dans ses mains, et de sa voix vibrante se mit à clianler. avec t/^ule son Ame :

« Knfant5, c'est moi qui suis Lisette, »> La Lisette du ciiansonnier ....

Ail î je Tavouc^ j'eusse voulu occuper la place de Tami du poëte qui assistait à cette scène; j'eusse voulu voir les douces larmes qui vinrent en ce moment mouiller les yeux du bien-aimé de la France ! ! !

— .Tamais (me disait celui dont je tiens ces détails . jamais Déjazet ne chanta avec plus de nalurel, de pureté, de sensibilité fringante et loucbanlc à la fois; elle faisait sourire et rêver î... C'était bien là cette Lisette au déclin de la vie, cette Lisette toujours gaie, toujours vive et tendre, le cœur agité du plus riant souvenir,

CIlAPlTKb: X. 193

cliiinlaiiL SCS jciiiics années, ses années do l)eanté fraîche et de facile amour , et clianlant surtout la gloire de son charmant ami le grand chansonnier , et avec sa gloire , ses revers, son courage, ses captivités, sa modestie, son désintéressement, sa simplicité, son bon cœur.

Ce mélodieux monologue , dont la musique et les paroles rivalisent ensemble de douceur , de grâce et de sensibilité; cette scène-chanson, plus courte qu'une tirade de mélodrame , et plus attendrissante que bon nombre de bonnes pièces en un ou plusieurs actes ; ces couplets c^iarmants chantés par Déjazet à Béranger... ah ! cela devait être touchant...

Le poète n'essaya point de cacher son émotion; elle était trop douce et trop agréable pour la dissimuler. Il embrassa Déjazet-Lkeltc, et pour tout compliment lui montra les larmes qui brillaient dans ses yeux !!!...

Déjazet a gardé de cette entrevue le plus heureux souvenir, et pour que le temps ne puisse

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jamais ri^tTacer de sa inoinoirc, elle a prie Eugène Forest de lui Taire une belle aquarelle sur ce sujet.

Toute cette scène a été reproduite par Tartiste avec une fidélité scrupuleuse et un rare talent d'exécution. Sur le premier plan, Déranger est assis dans un grand fauteuil , recouvert d'une housse en étoffe de Perse à fleurs chamarrées, et Déjazet est à ses genoux.

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