‹ Virginie DejazetChapitre 58 sur 92 · CHAPITRE Xli. 2.1i · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xli. 2.1i

» Daignez voir mon protégé, sa digne et bonne figure » vous intéressera j'en suis sûre; il vous décrira lui- » même les détails de sa triste position : ils ne sont, hélas! » que trop suffisants pour mériter la faveur que je ré- » clame.

» Encore une fois, monsieui', nous serons deux à vous » bénir et à nous souvenir.

» Dejazet. w

M. Davesne reçut immétliatement le vieillard à rhospice des Incurables, et il ne sort maintenant de la maison que pour venir, en compagnie de son ami Prudent, remercier sa protectrice.

Elle fait tout pour obliger , môme des couplets.

A l'époque oii elle jouait Madame Favart, elle reçut la visite du tîls de cette perle de TOpéra-Comique qui osa, la première, paraître avec un gros jupon de laine, des sabots, et les cheveux sans poudre, sur une scène où Ton avait vu jusque-là les paysannes avec des robes

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de soie, des souliers de salin et des cheveux poudrés.

Le fils de madame Favart était alors trèsavancé en Age et dans une position précaire; il venait, comme tant d'autres, faire un appel à la générosité de celle qui, comme sa mère, était chérie au théâtre pour ses talents, dans la société pour les excellentes qualités de son cœur et le charme de son esprit, partout pour son inépuisable bienfaisance.

Il venait prier Déjazet de bien vouloir intéresser les auteurs de Madame Favart à son malheui'cuxsort. En sa qualité de fils, il eût pu réclamer d'eux une certaine fraction de leurs droits pour laisser exploiter le nom de sa mère, ou faire défendre la pièce ; il s'était bien gardé d'employer un procédé fort eu vogue depuis, mais qui répugnait à sa conscience, et il avait attendu à dessein que le succès de la pièce fût à peu près épuisé, pour tenter la triste démarche que la plus impérieuse nécessité le forçait à faire en ce moment.

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