CHAPITRE XIII. 2C
— En ce cas, monsieur rabl)c, je pardonne et sans punir, j'ai tn»p besoin île voir exaucer mes prières, pour ne poinl céder à la votre.
— Vous priez donc aussi quelquefois, madame?
— Souvent, monsieur ral)b6.
— Je croyais que vous étiez de la race heureuse et privilégiée de celles qui commandaient et charmaient toute leur vie.
— Hélas! monsieur Tabbé, plus une femme commande et charme, plus elle a besoin de prier!..
Un nouveau silence succéda à ces dernières paroles, il fut de courte durée; mais assez long cependant pour que le prêtre eut le temps de remarquer dans la physionomie de l'actrice une expression de mélancolique rêverie, qui avait succédé avec la rapidité de Téclair à l'air caustique et enjoué qui animait tout d'abord ce visage spirituel et moqueur.
— Plus elle a besoin de prier qui?...
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n^jM'il \c vioux cinv , (jiii n'clait pas encore certain d'avoir bien compris.
— Mais celui que toutes les créatures humaines doivent piier ; leur Créaleur, leur Dieu.
— Vous croyez donc en Dieu?
— Mais cerlainemenl, monsieur l'abbé.
— Et vous le priez?
— Tous les jours.
— Vraiment?
— Je vous le jure.
La figure du bon curé s'illumina tout à coup, et la jultilation la plus complète se peignit sur tous ses traits.
Déjazet remanjua ce changement subit.
Le vieillard lui av.iil pris la main et la serrait affectueusement. Sa |)hysionomie exprimait le plus vif étonnement.