‹ Virginie DejazetChapitre 85 sur 92 · CHAPITRE XYI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYI

Déjazct descend rapidoiiicnl la colline, trouve la maison ouverte, entre dans la cuisine, ne voit personne; elle appelle... Une vieille bonne paraît.

— Montez vite de l'eau chaude au pavillon...

— Oh ! oh ! mais, oui-dà, je ne peux pas tout faire, ma belle dame. Il faut que je porte du tilleul au sauveur asphyxie.

— Qu'est-ce que c'est que le sauveur asphyxié ?

— Eh bien, c'est celui qui le premier a descendu dans le trou quérir le puisatier.

— Brandaou ?

— Oui, je crois.

— ',Eh bien, je vais lui porter ce tilleul ; mais hâtez-vous de courir au pavillon. — Et tandis que la vieille bonne se rendait à l'endroit où était Giraud, Déjazet montait au premier étage la tasse de tilleul destinée au sauveur asphyxié.

342 viu(;lme dkjazkt.

Elle vil, t'ii ctlol, un |»auvro ilinhlc sans cciinaissance, étendu sur un lit, et pale comme un spectre. Un homme était auprès de lui.

— Comment, s'écrie Déjazet, on laisse' ce pauvre sapeur dans cet état, sans appeler un médecin.

— Je suis médecin, madame, dit l'homme qui était assis au chevet du malade.

— Eh bien, alors? pourquoi ne le faites-vous pas revenir à lui?

— Patience, madame, il va reprendre ses sens, dans quelques instantes, répondit le médecin.

En effet, quelques minutes s'écoulèrent à peine, qu'il ouvrait les yeux, et demandait si Giraud était vivant.

Déjazct lui fit boire une tasse de tilleul, en lui disant que mn ^mi était sauvé. A cette bonne nouvelle, le brave sapeur se sentit soulagé et voulut aller soigner le puisatier, mais le médecin le

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