APPTUS, VALÉRIE, VIRGINIE, PLANCUS
ICILIUS, toujonrs caché dans 1» foule-, MARCUS, snivî de témoins; LiCTEURS, PfiUPLE.
MARCUS
A tes pieds, décemvir, je demande justice ; Au droit des opprimés tu fus toujours propice ; Aussi je viens à toi, confiant et soumis, Sans traîner sur mes pas tout un peuple d'amis. Rends par un juste arrêt une esclave à son maître,- Cette fille est à moi, mon palais la vit naître : Elle fut tout enfant ravie à ma maison ; Celle qui de sa mère ici porte le nom^ Pour tromper son époux sur la mort de sa fille, La fit, en place d elle, entrer dans sa famiUej Et si dans son larcin elle ose persister, Tous ces témoins sont prêts , qui viendront l'attester^ La mère de l'esclave, et sa nourrice même, Complices toutes deux de ce^viLstratagême.
APPIUS
Je rends grâce à Marcus , qui connaît mon pouvoir; D'avoir sur ma justice assuré §on espoir.
Son attente, en effet , ne sera pas trahie :
Aux plaintes de Marcus qu'oppose Valérie ?
VALÉRIE
Qui , moi? ce que j'oppose à ce vil imposteur! Cette indignation qui soulève mon cœur j
Et, ce qui doit surtout te paraître sincère,
L'inimitable accent des douleurs d'une mère.
APPIUS
Ten croirai des témoins , et non de vains discours. VALÉRIE. ,
Des témoins !... tu le sais, lîor en trouve toujours. Il produira, dit^il, sa nourrice fidèle; Eh ! la première, ici, ma tendresse l'appelle. Barcé te le dira; j'atteste à tes g^enoux, Appiusi que ma fille est libre comme nous.
Si l'on est libre, enfin, sous ta puissance altière,.. Oui , je te le demande, au nom de Rome entière, De tous les plébéiens qu'au Forum je défends. Réponds-moi, décemvir, à qui sont nos enfans ? APPIUS.
L'enfant né d'unç esclave appartient à son maître.
PLANGUS.
Mais Ron^e veut garder ceux que Rome a vus naître.
Qu'en sais-tu ? Par ma voix Rome va prononcer : Près d'ouïr son arrêt, pourquoi le devancer ? Gomme tous les Romains, que Plancus en silence Au pied du tribunal écoute la sentence ; Ty vais monter...
PLANGUS.
t/vTrote...
Il va me condamner.
- -PI. ANCUS « vivement, et retenant Appins.
. jQuel est ce fol orgueU qui semble t'entrafner f