ACTE ni, SCÈNE IV. îg
Respecte, décem^ir, c« peuple^ui te nomme; -
Ce n est pas au Forum, devant h^ Dieui: de Rome,
Que tu méconnaîtras la plus sainte des lois,
Que Rome et la nature imposent à la fois;
Cette loi qui défend , par ses formés austères , "x.
Déjuger les enfans d'ans Fabsence des pères.
Son père est dans le camp , qu il soit mandé soudain.
Si, non loin de ces murs, les armes à la main,
n défend, vieuiL soldat, nos biens, notre famille,
Père, il a bien le droit de défendre sa fille;
Et j"ai le droit aussi d'invoquer notre loi.
Et de parler pour lui quand il combat pouK moi.
YALÉRIS.
Oui, de ce vieux Romain la parole est $acr€e; Oui, que son père vienne, et je sui$ ra^suré^.
liB PEUPLE.
Qu'il vienne!
àPPIUS.
J'y consens; l'ordre en sera domoié-
MAAGUS.
Songe...
APPIUS
La loi le veut, toui esn^ainin^.
; Mais le trajet est court de ces murs à TAlgide : ^" n faujt que dès deiiiain la cause se décide.
Soit absent, soit présent (pr les combats, enfin, Ont de Virginius pu changer le destin ), n faut qu'au nouveau jour mon devoir s'accomplisse , Et que je satisfasse au vœu de la justice.., Mab la loi que Plancus invoque, en ce mom^t,
Que nul Romain ici n'atteste vaineipent, Reconnaissant le maître , en l'absence du pwe, De l'esclave douteux le rend dépositaire^ /?^t jusqu'au jugement Marcus peut retenir Vi^Celle qu'à son palais il dit appartenir,
VALÉRIE
Ma fille en son palais !
Qui ! moi ! loin de ma mère !
VALÉRIE
Est-ce donc chez Marcus qu elle attendra son pwe? Ah! si je consentais à cette trahison, Il devrait m'immoler au seuil de sa maison.
Me pre'serveiit le ciel et nos Dieux tutélaires D abandonner ma fille en des mains étrangères! De parler de nos lois lorsqu'il était besoin, A d'autres , Appius , j'en ai laissé le soin ; Mais sur mes droits sacrés, lorsqu'on ose entreprendre, Je suis roèrqf.. et c'est moi qui saurai les défendre... Viens, ma fille.,.
PLANCUS
Appius, j'en appelle à ta foi :
C'est l'esclave orphelin que désigne la loi.
APPIUS
Les lois de Rome ici n'ont que moi pour organe.
VALÉRIE
N'atteste plus leur nom que ta bouche profane.
APPIUS
fai prononcé.
( Lot liicteimi s'avancoiLt.)