‹ Virginie: tragédie en cinq actes et en versChapitre 3 sur 57 · ACTE i;SGËNE I · texte numérisé non relu

ACTE i;SGËNE I

Du peuple et èÀ ^iênùt k*bitipàtrt tàiïs 1^ liens , De nos droits tistti^s is'àfFéctèht le patiagé , Où Rome ehtre leurs tnains livre son hëiita^e, Afin d*en obtemr je né sais qu^es loiâ y Elle dont le deMîn est tout daiik àés exptoits, Le Forum n est plus rien qu'une arène s6uilli?e, Où Rome encor sfe traîne esclave et dépouillée, Pour entendre flétrir ses plue nobles tratâUx , Et présenter sa gloire à des affronts nouveaux.

YIRGmiE.

Mais ses nombi'eux tyrans ne pèsent plus sur elle; Loin de nous aux combats le Yolsque les appelle.

VALÉRIE

Il lions reste Appius; et j'atteste les Dîéiix

Que de nos décenirirs c'est le plus odieux.

Usurpant à son tour, sut Ses lâches complices,

Leur pouvoir usurjpé sur nois derniers comicds,

Rassemblant sous Sa main leurs faisceaux qu'il soUmet,

Essayant sur îettr front le joug qull nous promet,

n ajoute à Torgueil de sa toute-pùissancé 1

L'orgueil des Claudiehs dont il tient la naissance, \

Et des périls nouveaux où lui seul nous a mis

Tire un profit plus sur que tmj^ nos ennemis.

Gotitent qu'on le respecte, et surtout qu'on le craigne,

Par la terreur publique il préparé son règne.

n déchaîné sur nbus les vices effrénés

De ces jeunes Romains au désordre entraînée.

Qui, de ses passions intéressés complices,

Lui vendent saiis pudeur Ifeurs infâmes services ,

Et reçoivent, pour jirix d'un horrible traité.

Ce que donne un tyran , For et Timpunité* Aussi de toutes parts leurs trames insolentes Poursuivent dans ces murs les familles tremblantes : Lç Forum , les autels, les foyers innocens, Contre leurs attentats ont des Dieux impuissans ; Le jour revoit encor les longues saturnales De leurs bruyantes nuits fécondes en scandales ; Et Rome ne sait plus ^ en cette extrémité, S'il reste un droit d'asile à notre liberté.

Dieux! en vous écoutant^ je sens couler mes larmes.

VALÉRIE

Nous-mêmes aujourd'hui sommes-nous sans alarmes ?

N'a-t-on pas contre nous tramé quelque dessein ?

Ma fille, quand mes bras te pressent fpr mon sein ,

Quand des noms les plus doux ma tendresse t'appelle ,

Je frémis quelquefois en te voyant si belle !

Je n'ai pas oublié qu'aux jeux de Romulus,

Sôus l'œil des iinmortels, sous les yeux d'Appius,

De deux patriciens j'observai l'insolence ;

Us épiaient nos pas, nous suivaient en silence.

Et même du regard ils semblaient t'insulter...

Des cliens d*Appius on doit tout redouter ;

Leurs yeux, leurs traits, leur voix me poursuivent sans cesse;

Ma fille, leurs complots menacent ta jeunesse;

Et ton père est absent, et tu.n'as plus que moi.

Et tout ce qu'on raconte ajoute à mon effroi.

Hàtons-nous donc , ma mère; aux autel$ favorables Hâtons-nous de chercher des Dieux .plu$ secourables,

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