‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 163 sur 392 · Seconde espèce de moiré · texte numérisé non relu

Seconde espèce de moiré

1° — Nous n’avons plus comme précédemment deux faisceaux de courbes distinctes faisant rigoureusement partie du même faisceau continu : les courbes de nos deux faisceaux sont seulement assujetties à se couper sous de petits angles, de manière à se confondre encore le long d’un petit élément voisin de l’intersection géométrique, cela en raison de leur épaisseur qui n’est pas nulle.

Soit deux faisceaux :

f{x,y) — F{t), tp (æ, ÿ) = cp (t), (1)

dans lesquels nous ne gardons que les courbes dont les paramètres

caractéristiques / et t sont entiers (fig. 168). Elles forment une sorte de quadrillage curviligne. Les courbes diagonales de ces quadrilatères sont définies par la constance des quantités :

Entre les équations (1) et l’une des équations (2), éliminons / ou t; nous obtenons deux faisceaux de courbes (3). Dans le cas général, elles ne présentent rien de particulier. Mais si les courbes (1) se coupent sous de très petits angles, celui des faisceaux (3) qui correspond aux petites diagonales des quadrilatères curvilignes, donne les courbes médianes d’un système de franges constituant le moiré de seconde espèce.

2 0 — Il est facile de voir le phénomène en question avec un morceau de canevas, de mousseline, de tulle, de toile métallique, qu’on replie d’une manière quelconque, qu’on éclaire uniformément par derrière et qu’on regarde d’une distance assez grande pour s’accommoder à la fois sur les deux surfaces. Gomme il y a deux systèmes de fils, il y a deux systèmes de franges. Les courbes f et <p sont les projections des fils sur un plan normal à la ligne visuelle moyenne.

PERSISTANCE DES IMPRESSIONS LUMINEUSES

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