Champ de vision. Acuité périphérique
1° — Pour déterminer les limites du champ de vision, on se sert du périmètre (fig. 21). C’est un arc métallique divisé, formant une circonférence de 30 centimètres de rayon et tournant autour d’un axe horizontal AB. Une mentonnière fixe la tête dans une position telle que l’œil soit à la hauteur du point A et au centre de l’arc. L’expérience consiste à donner à l’arc un azimut repéré par un index I sur un cercle divisé (non représenté), à fixer le point A, enfin à déterminer la grandeur
VISION DES FORMES
Fig. 21.
angulaire du champ de vision. Pour cela on déplace sur l’arc des petits bouts de papier de 1 cm2 de surface, blancs, bleus, rouges ou verts,
éclairés par la lumière du jour ou une lumière artificielle.
On représente le champ en coordonnées polaires. Sa grandeur en fonction des azimuts (comptés de 0 à 180° de part et d’autre de la verticale) est figurée par la longueur d’un vecteur.
La figure 22 donne un schéma des courbes obtenues. Elle se rapporte à un œil gauche. En M est la projection extérieure delà tache aveugle ; nous savons que cette projection est du côté temporal, à environ 15° du point A de fixation.
Avec des lumières intenses on obtient un champ considérable qui peut aller jusqu’à la limite théorique (angle que fait avec Y axe de l’œil
le rayon extrême qui entre dans l’œil en raison de la forme bombée de la cornée).
2° — Recommençons l’expérience en éclairant toujours aveî; la lumière blanche, mais en opérant avec des papiers colorés.
On trouve des champs qui croissent quand on remplace le vert par le rouge, le rouge par le bleu. Les couleurs complexes n’ont donc pas la même teinte en vision centrale ou en vision périphérique.
3° — L'acuité visuelle diminue rapidement à mesure que l’image se forme plus loin de la foveci (abstraction faite de la tache aveugle qui constitue une véritable discontinuité). Les expériences sont rendues
Œil gauche
VISION MONOCULAIRE
difficiles par l’extrême mobilité de l’œil. Généralement les auteurs fixent un point faiblement éclairé, puis produisent un éclairage intense instantané pendant la durée duquel le point de fixation n’a pas le temps de changer. Ils déterminent à quelle distance doivent être l’un de l’autre deux petits objets blancs pour être vus distincts, quand la droite qui joint à l’œil le milieu de leur distance, fait un certain angle avec la ligne visuelle.
Les résultats dus à divers expérimentateurs s’accordent seulement en ceci que l’acuité diminue rapidement à partir de la fovea.