‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 205 sur 392 · Preuves à 1 appui des hypothèses · texte numérisé non relu

Preuves à 1 appui des hypothèses

Voici des faits usuels faciles à reproduire.

Certaines couleurs qui sont d’aspect identique à la lumière blanche, cessent de l'être à la lumière jaunâtre d’une bougie; d'une manière plus générale, les couleurs d'aspect identique pour un certain éclairage peuvent cesser de l’être pour un autre éclairage.

VISION COLORÉE

Par exemple, les bleus de cuivre sont dits bleus lumière parce qu’ils se modifient relativement peu quand on les éclaire avec la lumière rougeâtre d une- bougie, tandis que les bleus de cobalt et d’outremer deviennent noirs.

Les verts francs et les verts composés de jaune et de bleu, d’aspect identique à la lumière blanche, se conduisent différemment quand on les éclaire avec la lumière du sodium.

Quand on se promène dans une forêt avec des besicles à verres jaunes, le spectacle de la multiplicité des verts des feuilles est admirable. Us sont étonnamment diversifiés par le verre jaune qui supprime les radiations communes. Même résultat quand on photographie à travers un verre jaune et avec des plaques panchromatiques (§ 277).

De ces faits qu’on multiplie aisément, résulte que les couleurs d'aspect identique ne sont pas nécessairement de compositions identiques ; car dans ce dernier cas, multipliant respectivement par le même facteur toutes les radiations de la lumière incidente, elles conserveraient un aspect identique, quelle que soit la composition de cette lumière.

Dans la théorie précédente, il suffit pour que deux couleurs aient même aspect que les radiations qui les composent respectivement, produisent au total les mêmes actions sur les différents appareils récepteurs, quel que soit du reste le nombre de ces appareils supposé petit.

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