‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 213 sur 392 · Phénomène de Purkinje · texte numérisé non relu

Phénomène de Purkinje

Le phénomène de Purkinje (§ 127) complique singulièrement la théorie des couleurs. Il en résulte que, dans le plan des sensations S £ s le

point représentatif d'une lumière de composition relative bien "déterminée se déplacé quand on modifie son intensité absolue. En effet sa teinte varie au point de changer de nom, tandis que d’après nos hypo-

theses, qui sont les plus simples, à chaque point du plan des sensations correspond une teinte bien déterminée.

Les points figuratifs des couleurs P, Q, R, choisies comme fondamentales se déplacent donc dans le plan 2, v s d süi ,

intensités abolues des radiations P, Q, R. Comme nous n’avons aucun procédé experimental pour mesurer ces déplacements, nous sommes conduits à laisser fixes les points P, Q R; mais alors chaque point du plan 1 Q R ne représente plus une teinte d’aspect bien déterminé.

En particulier, suivant l’intensité absolue, au point P sont superposés tous les tons qui vont du vermillon au rouge chocolat - au point J sont superposés tous les tons qui vont du jaune au vert (§ 214) elc

En définitive la théorie se borne à dire qu’il y a trois sensations indépendantes S2, S3, reliées aux excitations par les formules :

s,=//;.(i,xprfi, s2=yvs(i,x).dx, s3 = f f, (i, x)

La sensation est complètement déterminée par les rapports S - S - S Mais nous ne connaissons que l’allure des fonctions f, f h'-' ce oui suffit du reste à relier un grand nombre de phénomènes.*' *

Après le § 224, est-il besoin d’expliquer au lecteur que ni Young ni Maxwell, ni Helmholtz, ni personne d’intelligent n’a jamais cherché à réaliser matériellement une table des couleurs?

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