‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 222 sur 392 · Leucoscope · texte numérisé non relu

Leucoscope

Le leucoscope se compose d’un nicol N15 d’une ouverture rectangulaire T, d’un spath S, d’un quartz Q taillé normalement à l’axe et dépaisseur variable ( compensateur de Soleil), d’un second nicol N2 contre lequel on met l’œil. (On trouvera la figure 213 correspondante à la fin du chapitre vm.)

Les niçois N4 et N2 sont mobiles autour de l’axe de l’appareil.

Le nicol N1 polarise la lumière. Le spath donne du trou T deux images juxtaposées et polarisées à angle droit. Soit a l’angle de la section principale de nicol N1 avec la section principale du spath : les intensités des deux images sont cos2a et sin2a. '

Le quartz Q étale en éventail les azimuts de vibration des radiations constituant chaque image. Le nicol analyseur N2 fournit deux images de teintes complémentaires et d’intensités généralement inégales; le rapport des intensités est tg2oc.

On modifie les teintes en tournant le nicol N2 ou en changeant l’épais- -seur e du quartz.

La rotation du nicol N1 laisse les teintes inchangées; elle modifie seulement le rapport de leurs intensités.

L’expérience consiste à chercher quelles teintes complémentaires confond l’œil de l’observateur. S’il les confond, il les voit blanches ; d’où le nom de leucoscope donné à l’appareil.

Dans l’anérythropsie (cécité pour le rouge) l’œil confond le rouge et le vert bleu. Mais tous n’amènent pas le nicol N2 dans la même position, preuve que la cécité n’est généralement pas absolue.

Qu’il suffise de savoir que les observateurs confirment la théorie d’Young et d’IIelmholtz. Leur détail est d’un intérêt plus que minime.

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