‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 249 sur 392 · Obtention de négatifs redressés · texte numérisé non relu

Obtention de négatifs redressés

Le cliché est supposé regardé gélatine du côté de l'œil . Nous savons que le phototype normal (impressionné gélatine en avant) est un négatif retourné.

1° — Impression glace en avant.

Pour avoir un négatif redressé, on peut impressionner glace en avant. Le procédé présente deux graves inconvénients : le substratum des couches sensibles ordinaires est en verre médiocre qui déforme les images; la mise au point doit être faite à travers une plaque de même épaisseur.

La méthode n'est donc admissible que pour des couches sensibles déposées sur glace (voir mon Cours sur la Construction...), ce qui permet d’avoir une épaisseur déterminée, une matière homogène, des faces planes et parallèles.

Avec le collodion, une nouvelle difficulté se présente : il ne faut pas toucher la couche qui est humide; d’où la nécessité d’une chambre noire de construction spéciale.

2° — Emploi d’un miroir ou d’un prisme.

Nous montrons au paragraphe précédent que l’image d’un objet dans un miroir est retournée. D’où l’emploi d’un miroir pour redresser le négatif. Il doit être bien plan et argenté sur sa face antérieure (fig. 232).

On peut remplacer le miroir par un prisme à réflexion totale; mais le procédé n’est admissible que pour des champs d’angles petits (de l’ordre de 20°); autrement le prisme est trop coûteux et la réflexion n’est pas partout totale (voir mon Cours sur la Construction).

3° — Redressement par retournement.

a) Le phototype (négatif retourné) donne un positit redressé (appelé diapositif pour rappeler qu’il est transparent) quand on l’utilise pour impressionner une seconde plaque par contact (§ 279) en accolant les gélatines.

Si pour une raison quelconque on désire un diapositif retourné, on impressionne par contact en accolant le verre du phototype à la gélatine du futur diapositif. L’inconvénient est dans les pénombres : il n’y a plus contact intime entre le cliché à reproduire et la nouvelle couche sensible. Il faut avoir le soin d’utiliser pour 1 impression une source de petites dimensions et assez éloignée.

Au surplus les pénombres donnent un flou que certains considèrent comme artistique : ce sont là des choses mystérieuses qu’on ne discute pas.

L’inconvénient est moindre quand le cliché à reproduire est sur pellicule, c’est-à-dire quand, au lieu de verre, on emploie comme substratum de la couche sensible une feuille mince de gélatine ou de celluloïd.

b) Parfois on retourne la couche sensible. On la décolle de son substratum, on la retourne et on la recolle sur un autre substratum.

Les ouvrages spéciaux donnent des recettes pour décoller les couches ordinaires à la gélatine ; l’opération est difficile et chanceuse : nous insisterons d'autant moins qu’on trouve dans le commerce des plaques spécialement préparées pour rendre le décollement facile.

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