Renversement de l’image. Obtention d’un positif direct
1° — Le procédé suivant est d’une exécution facile et donne d’excellents résultats.
Le négatif réalisé par les procédés habituels, est développé par exemple au fer, lavé, mais non fixé. Le procédé consiste à obtenir un second cliché en utilisant le sel d’argent qui reste sur la plaque et en prenant comme phototype négatif celui qu’on vient de développer. En définitive on obtient un contre-type par contact, le négatif et le positif se trouvent superposés dans la même couche.
Le cliché non fixé placé horizontalement glace en dessous sur une surface noire, est impressionné par une source lumineuse placée au-dessus. L’argent réduit fait écran; le bromure sous-jacent reste inattaqué.
On refait l’obscurité. L’argent réduit par le premier développement est dissout dans le bain :
Eau Bichromate de potassium Acide sulfurique
200 gr. 1 gr. 20 gouttes.
Après dissolution complète, on passe le cliché dans une solution étendue de sulfite de soude pour supprimer le reste de bichromate; on lave. Enfin on développe et on fixe à la manière ordinaire.
Il est bon que le premier négatif soit un peu trop posé et développé.
Le bain ci-dessus indiqué sert quand on veut éclaircir un cliché, supprimer un voile général.
2° — La méthode suivante fournit des contre-types positifs par contact. Elle repose sur les propriétés de la gélatine bichromatée (§ 312).
On plonge la plaque pendant 3 minutes dans une solution de bichromate de potassium à 2,3 p. 100 renfermant le tiers de son volume d'alcool. L’opération s’effectue à la lumière d’une lampe. On fait sécher dans l’obscurité. (Le bromure de la plaque est donc entièrement insolé ; si on lavait pour chasser le bichromate et si on développait, la plaque serait uniformément noire).
On expose alors lin temps notable sous le cliché qu’on veut reproduire sans inversion. La gélatine devient imperméable dans les parties insolées. On lave un quart d’heure dans l’obscurité pour imbiber la couche et chasser le bichromate; on développe au fer. Le révélateur passe d’autant plus vite que la gélatine est restée plus perméable, c’est-à-dire qu’elle a été moins impressionnée. A la vérité le bromure est partout insolé; mais il n’est atteint par le révélateur qu’autant que
PHOTOGRAPHIE AU GÉLA TINOBROMURE D'ARGENT
celui-ci peut traverser la gélatine. Les noirs de la couche reproduisent donc les noirs du cliché à reproduire, noirs qui servaient d’écrans protecteurs pour la gélatine.
Quand le développement est convenable, on lave et on fixe. Si l’exposition sous le cliché à reproduire est insuffisante, la gélatine est partout perméable, le révélateur agit partout : la plaque est uniformément noire.
Si 1 exposition est exagérée, la gélatine est partout imperméable : rien ne vient.
On compaieia cette méthode a la méthode de photogravure du § 386