Emploi de la galvanoplastie
1 —Le procédé suivant présente le grand avantage de ne pas nécessiter l’emploi d’une presse hydraulique.
On part d’un négatif. On utilise du papier au charbon, mixtionné spécialement pour la photoglyptie. Il est analogue au papier mixtionné
ordinaire (§ 313), mais sa coloration est faible et la couche de gélatine est plus épaisse.
On sensibilise au bichromate de potassium ; on fait sécher.
On insole en appliquant le négatif sur la couche de gélatine.
La couche de gélatine insolée est appliquée contre la glace qui doit lui servir de support. Pour faciliter l’adhérence, celle-ci est doucie, ou recouverte d’une couche de collodion. L’application se fait dans l’eau froide. On sort de l’eau, on chasse l’excès d’eau avec un râteau. On développe dans l’eau à 50°. Le papier s’enlève d’abord, puis la gélatine non insolée se dissout. On retire, on laisse sécher.
Le moule est alors obtenu : les parties rendues insolubles par la lumière, celles par conséquent qui correspondent aux blancs du négatif aux noirs de l’objet, sont en relief.
« ~ Le contre-moulage se fait ici avec une feuille d etain.
Pour cela on graisse la gélatine avec une flanelle frottée de suif, on étend la feuille d etain, on couvre de quelques épaisseurs de papier buvard, on comprime entre deux cylindres. En allant progressivement on évite le bris de la glace qui sert de support.
On donne de la consistance au contre-moule par cuivrage galvanoplastique. Quand l’épaisseur du cuivre est suffisante, on fixe le contremoule sur une glace au moyen d’un mélange de résine et de gomme laque. On sépare le moule du contre-moule.
Le tirage des épreuves se fait comme plus haut.
Procédés par saupoudrage.