‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 295 sur 392 · Procédé galvanoplastique de Poitevin · texte numérisé non relu

Procédé galvanoplastique de Poitevin

1° — Faisons un daguerréotype sur plaqué d’argent par la méthode ci-dessus décrite, en iodurant jusqu’au violet foncé. Développons au mercure ; mais ne fixons pas. \

L’expérience montre que les parties insolées blanches formées par l’amalgame d’argent sont devenues conductrices pour le courant électrique, tandis que l’iodure d’argent ne l’est pas.

Prenons la plaque comme catode d’une cuve électrolytique pleine d une solution de sulfate de cuivre : le cuivre se dépose sur les parties amalgamées (blanc et demi-teintes); il épargne les parties miroitantes qui jouent le rôle de noirs.

De blanc le daguerréotype devient rouge.

Arrêtons le courant quand le résultat paraît convenable, sans quoi la couche de cuivre finirait par devenir continue.

L’opération peut se faire en pleine lumière, le chlorure d’argent ne devenant pas conducteur sous l’influence de la lumière. Elle est infiniment remarquable.

2° — Obtention d’un négatif.

Mais voici mieux.

Lavons la plaque à grand eau pour la débarrasser du sulfate de cuivre;, fixons à l’hyposuifite, lavons et séchons.

Coulons de la gélatine sur le cuivre; laissons sécher. Le cuivre n’adhérant que très faiblement à la surface de l’argent, s’en détache aisément. La gélatine sèche se décolle, entraînant le cuivre et donnant une image transparente, négative, qui peut servir pour tirer des positifs sur papier.

C’est ainsi que Poitevin parvint à reproduire les daguerréotypes.

Modification des corps en couches minces.

328. Variation de résistance sous l’action de la lumière. Photophone.

Page 1