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Variation du coefficient cfabsorption

Un procédé semble devoir nous apprendre si une quantité d'énergie appréciable est absorbée du fait que la lumière entretient une réaction chimique. Supposons possible de déterminer le coefficient d’absorption pour une radiation active, quand elle agit et quand elle n'agit pas : ce

coefficient sera plus grand quand elle agit, à supposer que la lumière ne se borne pas à déclancher.

C’est ainsi que G. Lemoine pose le problème ; est-il nécessaire de montrer qu’il n’a rigoureusement aucun sens?

Sur un mélange d une solution de perclilorure de fer (rouge) et d’une solution d’acide oxalique (incolore), nous ne pouvons déterminer, pour une radiation donnée, qu’un coefficient d'absorption, celui qui correspond à faction photochimique, puisque nous n'avons aucun moyen de faire passer un faisceau à travers le mélange sans qu'il agisse. G. Lemoine tourne la difficulté en posant, ce qui est gratuit, que l’absorption n’est pas modifiée quand on remplace l’acide oxalique par de l’eau : il compare donc l’absorption par le mélange des solutions à

l'absorption par la solution de même teneur en perchlorure d’où l’acide oxalique est supprimé. Qui ne voit le cercle vicieux? De quel droit affirmer que la présence d’une solution même incolore d’acide oxalique ne change pas l’absorption par le perchlorure?

En définitive quand le faisceau traverse le mélange des solutions, il est absorbé; c’est un fait. Quant à dire à quoi sert l’énergie absorbée, nous n’en savons rien. Nous ignorons quelle fraction de cette énergie est utilisée pour le déclanchement. Au surplus ce qui domine le phénomène est non pas assurément la quantité d’énergie absorbée, mais la forme sous laquelle elle est absorbée, puisque à énergie égale absorbée, la longueur d’onde influe énormément sur l’activité des radiations.

Dans bien des cas l’action de la lumière est autolimitatrice. Quand, par exemple, du chlorure d’argent est réduit, du chlore est mis en liberté. Si rien ne l’élimine à mesure de sa formation, il arrête la réduction par sa tendance à produire une réaction contraire. On sait, en effet, que le chlorure d’argent parfaitement pur et sec n’est quasiment pas altéré par la lumière. La' vapeur d’eau facilite la réaction en éliminant le chlore (il se forme de l’acide chlorhydrique) et en rendant l’ensemble des opérations plus exothermique. Tel est le rôle des sensibilisateurs photographiques (ammoniaque, azotate d’argent,...).

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