‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 337 sur 392 · Encre d’imprimerie · texte numérisé non relu

Encre d’imprimerie

1 ° — Les huiles se classent suivant la nature de leur modification à l’air. Les unes (de lin, de noix, de chènevis,...) produisent une gelée. En ctmche mince, elles forment le vernis de la peinture à l’huile : on les appelle siccatives. Les autres (d’olive, d’amande, de colza,...), tout en absorbant de l’oxygène, ne perdent pas leur Caractère de matière grasse ; en particulier elles ne cessent pas de tacher le papier.

On augmente la siccativité en cuisant les huiles, surtout en les additionnant d’oxydes de plomb, de manganèse, de zinc. Certaines substances

comme la céruse, retardent la dessiccation : elles sont appelées antisiccatives.

2° — Encre d’imprimerie.

C’est un mélange de vernis (huile siccative, cuite pour augmenter la siccativité) et de noir de fumée. L’encre d’imprimerie est généralement à base d’huile de lin. On la traite par quelques centièmes d’acide sulfurique, on la lave, on la fait bouillir dans des chaudières de fonte jusqu’à ce qu’elle commence à se décomposer. Elle dégage des vapeurs qu’on enflamme. Pour éteindre on ferme avec un couvercle. L’opération épaissit l’huile, la rend siccative et l’empêche de tacher le papier.

On mélange avec de la suie obtenue par combustion des goudrons, ou avec du charbon réduit en poudre fine. On ajoute de la poix ou de la colophane pour augmenter la viscosité. On malaxe à chaud.

Les encres diffèrent par les proportions des matières employées et leurs qualités.

Le lecteur ne confondra pas l 'encre d'imprimerie et l’encre arasée (§403). y

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