Composition
1° — Les caractères sont coulés en un alliage de plomb et d’antimoine auquel on ajoute parfois de l’étain et du cuivre.
Ils sont disposés clans une botte à casiers (casse) dont les cassetins sont proportionnés à la fréquence des lettres (ainsi le casier de e est trois fois celui de b, six fois celui de z) et disposés de manière que les lettres les plus fréquentes soient le plus facilement accessibles. Le compositeur lève successivement les lettres du texte qu’il place à sa droite; il les dispose dans le composteur , angle dièdre en fer fermé à un bout (fig. 261). Une petite rigole demi-circulaire venue de fonte sur le caractère (cran) indique par sa position le bas de la lettre et aussi le bas du caractère; de sorte que si la lettre a été -convenablement distribuée (remise dans la casse), l’ouvrier n’a pas besoin de la regarder pour la disposer convenablement dans le composteur.
2° ■ — Une coulisse C serrée par une vis V permet de donner au composteur la longueur convenable (longueur de la ligne, justification). On
s'arrange avec des blancs pour que dans la ligne tienne un nombre entier de mots, où ce nombre augmenté d’une fraction convenable de mot : c’est ce qu’on appelle justifier. La ligne justifiée, on compose audessus la ligne suivante en intercalant ou non une laine d’interlignage. Quand le composteur est plein, on reporte les lignes composées sur un support appelé gâtée ; les lignes sont ensuite réunies en un paquet d’un nombre de lignes déterminé; le paquet est placé alors sur un porte-page.
3° — La mise en pages consiste à donner à chaque page sa longueur, à mettre les folios (pagination), les titres courants, les titres des chapitres, etc...; enfin à disposer les pages de composition les unes par rapport aux autres suivant le nombre de pages qui doit s’imprimer sur chaque côté de la feuille. Rappelons qu’il y a 16 pages par feuille pour un in-octavo (8 de chaque côié), et ainsi de suite. Les pages sont disposées de manière que le texte se suive après pliage.