‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 353 sur 392 · Linotype · texte numérisé non relu

Linotype

1° — Nous avons supposé que les caractères sont à notre disposition. Pour faire comprendre le principe des machines à composer (universellement employées pour les journaux), revenons un peu en arrière. La matière formant le caractère d’imprimerie est un alliage de 100 de plomb, 15 d antimoine, 6 d étain, par exemple. La température de fusion est basse; il est dur et non cassant. On obtient le caractère en le coulant dans des moules en acier; la lettre est gravée sur l’extrémité d’une tige d’acier (matrice) qui sert de fond à la cavité dans laquelle l’alliage d’imprimerie est envoyé liquide.

Cette fabrication se fait aujourd’hui mécaniquement.

Physique. — H. Bouasse.

2° — Le principe de la linotype ( line of type, ligne de composition) est de composer chaque ligne non plus avec les caractères, mais avec les matrices servant à obtenir les caractères. La ligne entière une fois composée, on la coule et l’on redistribue les matrices. De sorte qu’on imprime sur du caractère toujours neuf, puisque l’impression effectuée, on refond les lignes qui ont servi.

J’indiquerai seulement le principe des diverses opérations.

Les matrices sont disposées dans des rigoles inclinées (une par lettre) qui sont respectivement ouvertes au moyen des touches d’un clavier; la

Fig.

lettre tombe sur une courroie sans fin qui l’entraîne et vient la placer à côté des lettres précédentes. On compose ainsi la ligne lettre par lettre en intercalant les blancs convenables. La figure montre en M la forme des lettres vues de côté ; la partie gravée est en l.

La ligne est saisie par une sorte de main et amenée en regard d’une pièce RR creusée d’une ouverture rectangulaire vue en coupe. Elle forme les parois du moule À dont le fond est constitué par la série des lettres. Un piston envoie dans le moule une quantité convenable d’alliage chaud qui se solidifie.

Une lame prismatique servant d’éjecteur pénètre dans le moule, suivant la flèche F, pousse la ligne coulée et les matrices. La ligne tombe dans une sorte de boîte ( yallée ); les matrices sont reprises par une main' qui les amène devant l’extrémité de la barre à distribuer, longue règle cannelée située au-dessus de la partie supérieure des rigoles.

Il s’agit de remettre automatiquement les matrices dans leurs rigoles respectives, de manière qu’elles puissent indéfiniment resservir. Pour cela elles sont entaillées de dents DD auxquelles correspondent les canneluresdela barre. Le nombre et la grandeur des dents D varient suivant la lettre; les cannelures se modifient le long de la barre, de manière que les matrices soient retenues en l’air par leurs dents entrant dans les cannelures, excepté quand elles passent au-dessus de la rigole qui leur correspond . Une vis sans fin les pousse doucement le long de la barre jusqu’à ce qu’elles échappent.

La mise en pages se ramène ainsi à l’empilement des lignes fondues

lavis reproduit en gravure sur bois (§ 393)

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isolément. La correction consiste à recomposer la ligne fautive I a

vitesse de composition est.de 4000 caractères (lettres ou blancs)’ par

uie. Le seul inconvénient de la linotype est la complexité de son

mécanisme, par suite la nécessité d’avoir des machines de rechange et un mécanicien en permanence. & e

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