Phénomènes d’adhérence
1° — On ne doit pas considérer comme exceptionnelle l’adhérence de l’eau et des matières grasses pour le calcaire ou les métaux. Elle fait partie d’un ensemble de phénomènes fort peu et fort mal étudiés, parce que, mettant la charrue devant les bœufs, on construit toujours des théories générales avant seulement de regarder les phénomènes.
Voici quelques faits signalés par Margot.
Un crayon d’aluminium laisse sur le verre et sur toutes les matières à base de silice (le quartz en particulier) des traces qu’aucun frottement, ni lavage ne font disparaître. Si le verre est humecté ou couvert de buée, les traits apparaissent pour une pression plus faible. Le verre doit être propre et surtout privé de graisse.
Le dessin se fait commodément à l’aide d’une petite meule d’aluminium, fixés à une transmission flexible (meule de dentiste). Le trait prend un éclat métallique irréprochable ; il est absolument opaque. En traitant le dessin par l’acide chlorhydrique ou la potasse caustique en solution, on enlève le métal : mais le dessin reste comme, si le verre avait été corrodé par l’aluminium.
2° — Le magnésium en crayon a une action encore plus énergique sur le verre et la porcelaine, surtout si la surface est légèrement humide. Malheureusement le dessin disparaît vite par oxydation du magnésium.
Le cadmium et le zinc adhèrent fortement au verre, le dernier moins facilement. Mais l’interposition de l’eau est un obstacle absolu à la prise du métal : il faut une surface absolument sèche.
Les expériences réussissent avec les trois premiers métaux sur le corindon (alumine cristallisée), la topaze, le rubis, l’émeraude, le quartz naturellement. Elle ne réussit pas sur le diamant : d’où un procédé pour le distinguer du strass.