Procédé au bitume de Judée
Le procédé est basé sur la propriété du bitume de Judée de devenir insoluble dans l’essence de térébenthine (§ 381) quand il est insolé, et de retenir les matières grasses et l’encre lithographique.
On part d’une plaque de zinc dressée, dégraissée, poncée, décapée à l’acide azotique étendu, enfin traitée par une dissolution de noix «de galle dans l’eau. On lave, on sèche et on recouvre dans l’obscurité d’une couche de bitume dissous dans l’éther. On fait sécher et on insole sous le cliché à reproduire. Partout où la lumière passe, le bitume devient insoluble.
On développe à l’essence de térébenthine qui dissout le bitume non insolé. On lave; on traite par l’eau acidulée pour bien mouiller les
IMPRESSION SUR UNE SURFACE QUASI PLANE 505
parties de la plaque qui n’ont pas retenu le bitume. On lave, on essuie; on tamponne à l’encre grasse; l’encre ne prend que sur les parties couvertes de bitume. On essuie, on nettoie avec un peu de benzine.
Il ne reste plus qu’à encrer à l’encre d 'impression et à tirer.
Le cliché dont on part est un négatif renforcé. Les traits noirs du dessin original, transparents sur le négatif, correspondent sur le zinc au bitume conservé, par suite aux parties encrées et aux noirs de l’épreuve.