‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 49 sur 392 · Définitions. Plan du regard. Horizons rétiniens · texte numérisé non relu

Définitions. Plan du regard. Horizons rétiniens

1 ° ~ Quoi <lu’il en soit de l'origine de cette propriété, toujours est-il que les points des rétines se correspondent deux par deux , indépen -

Physique. — II. Bouasse. a

dammenl de la position actuelle des yeux dans /’ orbite ou de la position de la tête . Un point dont les images se forment sur des points correspondants des rétines, est vu simple. Un point dont les images se forment sur des points disparates, est vu double.

Le problème est de déterminer la loi de correspondance.

Précisons le langage dont nous allons nous servir.

La fovea et le point nodal postérieur de l’œil déterminent une droite D ; la droite parallèle passant par le point nodal antérieur est la ligne de visée ou ligne visuelle.

Tout plan passant par la droite D est un méridien de l’œil; nous assimilerons sa trace sur la rétine à une droite qui sera un méridien de la rétine. A tout plan méridien de l’œil correspond un plan parallèle passant par le point nodal antérieur de l’œil. Tout point d’un tel plan a son image sur le méridien correspondant de la rétine. Si, pour abréger le langage, nous confondons les points nodaux en un centre optique, nous pouvons appeler méridien de l’œil un plan passant par la ligne de visée; il coupe la rétine suivant une droite passant par la fovea.

2° — Premières lois de correspondance.

Les foveas se correspondent.

Un méridien M, de lune des rétines a pour correspondant un méridien AÇ de /’ autre. Cette dernière loi est fort loin de résoudre le problème : il nous manque la loi de correspondance des méridiens entre eux, et la loi de correspondance des points de deux méridiens correspondants.

Autrement dit, soit et ô2 les angles des méridiens avec des directions de repère; soit pt et p2 les distances aux foveas des points de ces méridiens. Il nous manque les deux fonctions :

f(6n 4) = °» ?(Pu p*) = 0.

5° — Plan du regard. Horizons rétiniens.

Commençons par définir deux méridiens correspondants qui serviront de repères ((^ = 0, 02 = O).

Fixons le point de l’espace F. Soit Ct et C, les centres optiques des yeux. Les lignes visuelles C,F, C2F, déterminent le plan du regard.

Puisque ce plan est assujetti à passer par les centras optiques ou, ce qui revient pratiquement au même, par les points autour desquels tournent les yeux ( points fixes dans la tête), sa détermination par rapport à la tête ne dépend que d’une seule variable (angle ascensionnel a du § 29).

Le plan du regard coupe les rétines suivant des méridiens et M, qui généralement ne se correspondent pas.

L’expérience montre qu’il existe un plan du regard tel que les méridiens Mt et M2 se correspondent; on les appelle horizons rétiniens.

Ainsi les horizons rétiniens sont les intersections des rétines par un plan de regard tel que toutes les droites de ce plan sont vues simples.

VISION BINOCULAIRE g;{

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