Phénomènes entoptiques
On appelle phénomènes entoptiques les ombres qui se projettent sur la rétine pour certains modes d’éclairage. La manière la plus simple de les voir consiste à prendre pour source lumineuse un petit trou T fortement éclairé et placé sensiblement au foyer antérieur de l’œil. Dans le corps vitré, il en résulte un faisceau de rayons parallèles.
1 0 — Mouches volantes.
Ce sont de petits corps opaques qui se trouvent dans le corps vitré et portent ombre sur la rétine. Nous les réalisons extérieurement : d’où leur nom de mouches volantes. Un peu de réflexion nous amène bien vite à trouver la cause du phénomène. Mais dans la fièvre et les affec¬
tions cérébrales, ils se transforment en véritables hallucinations. Le malade atteint de délire alcoolique voit courir des rats et s’épouvante.
Si les corpuscules sont très voisins de la rétine, l’éclairage spécial est inutile. Naturellement quand les corpuscules descendent, on les voit monter, puisqu’on les projette extérieurement sur une droite allant de l’ombre au centre optique de l’œil.
2° — Le cercle éclairé est limité par l’ombre du bord de l’iris; nous projetons donc extérieurement les irrégularités de ce bord. Quand nous fermons l’autre œil, nous vérifions que la pupille de l’œil qui reste ouvert, se dilate légèrement par sympathie : le rayon du cercle éclairé croît. Il décroît quand nous éclairons vivement l’autre œil.
3° — Tout ce qui salit la cornée, la mouille ou la graisse amène des irrégularités de réfraction, par suite des inégalités d’éclairement. L’intersection de la caustique par la rétine est le lieu des points où la lumière s’accumule. Ce lieu forme suivanties cas des stries, des points,... que nous projetons extérieurement.