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mailre de régler la grandeur. Le maniement d*un pareil système est quelque peu pénible; d'autre part, il ne permet pas d'observer dans le voisinage du zénith. Dans la grande coupole est placé un équatorial de la pouces d'ouverture et 5°*,4o de distance focale, avec mouvement d'horlogerie; la partie mécanique est de Repsold, la partie optique de Schroder.
Le pied sur lequel repose l'instrument est une colonne en fonte creuse ; le tube de la lunette est en bois ; les deux parties sont d'inégales longueurs : celle qui est du côté de l'oculaire est la plus courte. L'observateur peut produire de petits mouvements en ascension droite et en déclinaison à l'aide de manettes qui aboutissent à l'oculaire. La lampe établie dans le voisinage de l'oculaire envoie un faisceau de lumière qui traverse d'abord le chercheur et se bifurque ensuite pour éclairer d'une partie champ, les (ils du ni^icromètre et le cercle de position , de l'autre le cercle de déclinaison. Un biseau placé dans le chercheur et mobile dans la direction de l'axe optique peut être interposé sur le faisceau lumineux pour l'éclairage du champ de ce chercheur. Un petit miroir convexe est placé sur la face intérieure du flint pour l'éclairage du champ de la lunette. Dans le micromètre, la vis qui conduit la plaque des (ils est placée d'une manière dissymétrique sur le côté de la plaque; elle butte contre une seconde vis engagée dans la boHe du micromètre, qui permet de déplacer l'origine du fil mobile ; une troisième vis, placée encore sur le côté du mi-
cromèire, déplace l'ensemble des fils fixes et mobile. Le siège de l'observateur est un escalier ordinaire, sans chemin de fer. Dans une embrasure du mur est installée une caisse qui sert de table, dont la partie supérieure inclinée est formée d'une plaque de \nerre dépoli éclairée par un bec de gaz placé au-dessous et sur laquelle on peut écrire ou dessiner sans le secours d'aucune autre lumière; un second bec de gaz caché derrière une planchette au-dessus de la table permet d'éclairer aii besoin la partie supérieure de la table ( ' ).
Dans la tour de l'ouest est établi un équatorial de Grubbde-;,:) pouces d'ouverture, avec mouvement d'horlogerie. M. Sporer y fait des observations régulières des taches du Soleil en projetant l'image sur une plaque divisée, et, avec un galvanomètre construit à cette intention, des études comparées entre la température des taches et celle de la surface du Soleil.
Dans la coupole de l'est, un équatorial de 5 pouces, sur lequel on a installé un spectroscope, est employé par MM. Sporer et Kempf à l'observation des protubérances ; dans la même salle est im photomètre de ZoUner, avec lequel M. Moller fait des études 5ur l'éclat des étoiles.
Dans la salle de travail de M. Vogel, au rez-de-chaussée, on voit un spectroscope à six prismes de Rutherford qui lui a servi dans son grand travail sur le spectre solaire,
(') M. Lohse a fait avec cet instrument de nombreuses observations, publiées dans les Annales de V Observatoire. M. Lohse est plus spécialement chargé des opérations photographiques.
POTSDAM. 3l
un instrument pour la mesure des indices de réfraction, un autre instrument servant à comparer les intensités lumineuses des diverses parties d'un spectre quelconque avec les régions correspondantes d'une flamme déterminée, qui est ici une flamme de pétrole, enfîn un spectroscope stellaire à un prisme construit par Hilger, de Londres.
Dans le sous-sol est installée une machine de Gramme de 6 chevaux, mise en mouvement par une machine à gaz; à côté sont des salles pour le mécanicien et le menuisier.
Dans le puits dont on a parlé sont placés, de distance en distance, les uns contre le mur, les autres dans Tintérieur du sol, un certain nombre de thermomètres qui donnent la température à diverses profondeurs. Une chambre a été construite vers le milieu du puits en vue d'expériences qui exigent une température invariable. Un arrangement spécial prévoit le cas où Ton voudrait profiter de la grande profondeur du puits pour faire des études sur le pendule.
32 BEliLIN.
L'Observatoire est situé à Textrémité de Charlottenstrasse, dans Uintérieur et dans la partie sud de la ville; il est établi sur un terrain de peu d'étendue, entouré de maisons de tous côtés ; c'est un seul corps de bâtiment, en forme de croix, dont Taxe est dirigé de l'ouest à Test. A Test sont les appartements du directeur, les salles de travail des astronomes et des élèves, et une pièce pour les pendules. Les instruments occupent tout le reste. Signalons tout d'abord deux nouveaux instruments, installés depuis peu par M. Forster : c'est d'abord un équatorial de Merz de 6 pouces, avec mouvement d'horlogerie, tube en bois, à l'aide duquel M. Auwers observe les occultations des étoiles par la Lune, placé au sud dans une coupole à double enveloppe qui roule sur des galets fixes et dans laquelle l'ouverture des trappes s'étend de part et d'autre du zénith, tout le long d'un méridien, les parties seules voisines du zénith restant cachées à l'observateur; c'est ensuite un altazimut sortant des ateliers de M. Bamberg, de Berlin, installédans l'aile du nord.
BERLIX. 33
l'.onslruit d'après les idées de M. ForsLer. Cet instrument consiste en une lunette brisée de 4,5 pouces d'ouverture et i™,3o de distance focale, portée par deux piliers en fonle qui font corps avec un massif très lourd de même métal. Le pied repose par trois vis calantes à têtes divisées sur une base métallique fixée sur le pilier en maçonnerie; le mouvement en azimut se fait d'une manière commode à l'aide de trois galets fixés à la base du pied et qui viennent reposer sur un chemin de fer quand on dévisse les vis calantes. Il n'y a pas de cercle divisé permettant de faire des lectures de grande précision ; il y a seulement des cercles de calage, et encore le cercle horizontal ne demeure pas en permanence sur l'instrument. Le tube de la lunette est en laiton; le pied en fonte est recouvert d'étoffe ; le pied en maçonnerie est revêtu d'une enveloppe en feutre. La lunette est fixée en hauteur à l'aide d'un frein qui permet de pincer l'axe de rotation et de faire de petits mouvements; un niveau placé perpendiculairement à cet axe sert à remettre la lunette à la même hauteur; un second niveau suspendu en permanence au-dessous de cet axe et équilibré par des contre-poids ne repose sur les tourillons que pour le nivellement; un appareil placé dans le pilier, indépendant du pied de l'instrument, permet de faire le retournement. II n'y a ni mires ni coUimaleurs; un bain de mercure peut être placé au centre du pied ; l'éclairagcî du champ s'obtient à l'aide d'une lampe placée contre le
mur; un microscope que Ton peut fixer sur l'un des
montants servira à l'aire l'étude des tourillons. Le pilier en maeonnerie est très élevé au-dessus du sol; le toit métallique, de forme circulaire, est presque plat et ouvert tout le long d'un diamètre; il est mobile en azimut.
Dans la partie centrale du bâtiment est installé un équatorial de 9 pouces d'ouverture et i4 pieds de distance focale. C'est avec cet instrument que, sur l'invitation de Le Verrier, Galle découvrit Neptune à la place même que lui avait assignée l'illustre astronome. La coupole sphérique, en tôle de fer, est doublée intérieurement avec de la toile; elle roule sur des galets mobiles sur un chemin de fer fixe ; le mouvement est rendu très doux par la chute de poids qui réduisent à une action très faible l'effort à exercer sur la manivelle ; ces poids sont remontés par une machine à gaz établie à cette intention. Il nV a de trappes que d'un côté du zénith seulement; elles s'ouvrent en glissant latéralement sur la coupole. L'équatorial est d'Utzschneider et Fraunhofer; il est muni d'un mouvement d'horlogerie ; le tube de la lunette est en bois ; un système de deux contre-poids disposés le long du tube s'oppose à la flexion de ce tube. Tout récemment un nouveau micromètre à fils a été construit par Bamberg. Indépendamment de la vis micrométrique, deux vis auxiliaires permettent de déplacer, Tune l'ensemble des fils fixes et des fils mobiles, l'autre la plaque des fils fixes seulement; une disposition ingénieuse permet d'enregistrer jusqu'à cinq pointés de la vis sans qu'il soit nécessaire de lire immédiatement.
A cet effet, la tète de la vis est formée de trois tambours divisés de la même manière, liés entre eux, contre lesquels cinq index commandés par un levier se fixent successivement à chaque pointé fait avec le fil mobile. M. Knorre observe avec cet instrument les petites planètes ; il en a retrouvé un certain nombre qui étaient perdues et il en a découvert deux nouvelles. Il se sert, dans ses opérations, d'un micromètre ordinaire à fils présentant une disposition ingénieuse qui permet, comme dans le micromètre qui précède, d'enregistrer les pointés de la vis micrométrique; cette vis fait mouvoir une bande de papier qui se déroule en face de deux pointes dont Tune est fixe et sert d'origine et dont l'autre est mise en mouvement par la vis elle-même; après chaque pointé, un ressort, sur lequel on agit directement avec la main ou à l'aide d'air comprimé contenu dans un tube en caoutchouc dont on tient l'une des extrémités dans la main et dont l'autre extrémité s'appuie contre le ressort, imprime les deux pointes sur le papier : l'écart mesure la quantité * dont on a fait tourner la vis. L'oculaire se déplace encore par l'action de la vis, de manière que l'astre se trouve toujours exactement placé au milieu du champ. La vis micrométrique sert pour les déclinaisons ; l'ascension droite s'estime par le passage à un seul fil et est enregistrée par un chronographe ; le même chronographe permet de noter les grandeurs par un nombre déterminé de points dont on fait suivre le pointé en ascension droite. Par ce procédé on détermine simultanément et d'une
manière commode les deux coordonnées ; un seul observateur sufGt. M. Knorre a pu observer jusqu'à cent vingt étoiles par i5 minutes. Il a formé un Catalogue de quinze mille étoiles, le plus souvent observées deux fois, qui pourra lui servir dans ses recherches ultérieures et qu'il a consulté avec fruit en maintes occasions.
Le cercle méridien de Pistor et Martins est installé dans la partie ouest de l'Observatoire; la salle méridienne est carrée; elle a 7™ de côté et 5'",5o environ de hauteur; les murs et le toit sont formés d'une double enveloppe métallique ; il y a de plus sur le toit une couverture en bois. Les irappes sont également formées d'une double enveloppe ; elles s'ouvrent en glissant sur le toit; leur largeur est de i™,5o. Les piliers en maçonnerie sur lesquels repose l'instrument sont enveloppés de feutre et recouverts à distance d'une seconde enveloppe de tôle d'acier, qui les isole complètement. La lunette a 7 pouces d'ouverture et i™,5o de foyer; le tube est en laiton; il y a deux cercles divisés de i! en 2', de 1™ de diamètre, lus chacun par un système de quatre microscopes placés sur les piliers. Le micromètre est muni de vis pour les deux coordonnées; le tambour de la vis de déclinaison est analogue à celui de la vis du nouveau micromètre de l'équatorial. Deux systèmes de quatre rayons en cuivre fixés sur l'axe de la lunette, de part et d'autre du cube, servent à faire mouvoir la lunette; l'objectif et l'oculaire peuvent être intervertis. La lunette est calée à l'aide d'un frein semblable à ceux des équatoriaux. Deux systèmes
de contre-poids, qui ont leurs points d'appui sur les piliers, soulèvent la lunette et soulagent les coussinets. L'instrument se retourne; il v a un bain de mercure pour les observations nadirales, mais ces observations ne peuvent être faites que rarement, à cause du mouvement continuel des voitures dans le voisinage de l'Observatoire; il y a deux collimateurs, mais pas de mires éloignées; ces collimateurs* sont installés sur deux piliers en maçonnerie ; un niveau ordinaire peut être suspendu à l'instrument pour les nivellements. Un bec de gaz, placé entre les parois de la salle, éclaire le champ de la lunette et les fils du micromètre, et, à l'aide de quatre rayons creux qui partent de la pièce qui supporte les coussinets, les divisions placées sous les microscopes. Un certain nombre d'autres becs de gaz éclairent le niveau de l'instrument, le champ des collimateurs et leurs niveaux, les tambours des microscopes, le cahier de l'observateur ; mais toutes les sources de lumière sont soigneusement exclues de la salle et enfermées entre les deux enveloppes métalliques du mur. En prenant ces précautions, on est parvenu à obtenir dans la salle méridienne une température qui diffère, en général, fort peu de la température de l'air extérieur. Une toile placée entre les cercles divisés et l'observateur empêche réchauffement des cercles au moment de la lecture des microscopes. Les observations se font à l'aide d'un chronographe de Hipp; la pendule est de Tiède, de Berlin, avec compensation à mercure et interrupteur à gouttelette de
mercure, avec condensateur Fizeau; elle est comparée à une pendule fondamentale du même constructeur. M. Becker observe avec ce cercle méridien une zone d'Argelander comprise entre + 20° et -f- 25° de déclinaison ; les étoiles sont observées dans les deux positions de l'instrument. Ce travail est déjà fort avancé.
Dans une salle adjacente à la salle méridienne est placé un petit cercle méridien de 4 ponces, de Pistor et Martins, avec lequel M. Auwers a observé une zone d'Argelander et qui est actuellement employé à l'instruction des élèves.
Parmi les nouveaux instruments de l'Observatoire, il importe encore de signaler un examinateur de niveaux de Reichel, de Berlin, de même forme que celui qui a été décrit dans le premier Volume des Annales de Poulkova. La vis micrométrique est ici terminée par une boule en acier qui pivote dans l'intérieur d'une surface conique en pierre précieuse; l'écrou dans lequel s'engage la vis est réduit à trois arêtes, de manière que chaque pas de la vis ne repose que par trois points ; l'une de ces parties de l'écrou est mobile dans un sens perpendiculaire à la vis, afin d'éviter le temps perdu ; un ressort qui s'appuie dans le voisinage de la vis contre l'examinateur est destiné à rendre le mouvement plus doux ; deux crochets permettent de placer l'appareil sur le cercle méridien.
SAINT-PÉTERSBOURG (pOULKOVA). Sq