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‘4 être convertie en fer, tantôt employée pour les fontes de | 1 deuxième fusion : nous nous arrêterons un instant sur les 14 procédés que comporte cette dernière opération.
1< Les ornements en fonte de fer sont représentés par les prone: duits des usines de Val-d’Osne, de M. Ducel, de la Company de | Coalbrookdale, de MM. Requilé-Pequeur et Bukens de Liége, Li qui nous offrent toutes les variétés, depuis les plus simples | à ornements employés dans les constructions jusqu’à des statues F qui sont de véritables objets d'art. On distingue, au point le: de vue du moulage, deux espèces d’ornements : les ornements mn. plats et les ornements en relief.
Le moulage des ornements plats se fait généralement en
sable vert, il ne présente aucune difficulté; on se sert de modèles en métal de formes telles qu'ils puissent se dégager du sable sans altérer le moule. Pour obtenir des surfaces trèslisses, on emploie des modèles bien polis, du sable fin et on repose le modèle. Cette opération consiste à remettre le mool dèle dans le moule après en avoir saupoudré l’extérieur avec M du poussier de charbon de bois; on obtient ainsi une empreinte définitive bien nette.
[11 Les ornements en relief, parmi lesquels se trouvent com- NW prises les statues, présentent souvent de grandes difficultés de moulage provenant de l'impossibilité de retirer le modèle du moule sans le briser.
Pour quelques pièces on surmonte cette difficulté en employant des châssis composés de plusieurs pièces contenant chacune une portion du moule et qui peuvent, grâce à cette D disposition, se dégager séparément du modèle.
M. Dans beaucoup de cas, pour de grands ornements ou des | 1 statues, par exemple, on a recours au moulage à pièces de 1h rapport. Ce moulage se fait généralement aujourd’hui en | 11 couvrant le modèle de pièces de sable fortement tassé, assez nombreuses et appareillées de telle façon qu’elles puissent
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fl toutes être retirées facilement sans se briser. À
fs Quand le modèle est ainsi recouvert, on l’entoure def deux a châssis que l’on assemble et on tasse du sable entre lé modèle N: recouvert de ses pièces de sable et les parois du’ châssis. On Il sépare ensuite les deux partiés du chässis qui portent les
empreintes extérieures des pièces rapportées ; chacune de ces pièces est ensuite enlevée et fixée à sa place par des épingles
en fil de fer. Quand le moule est ainsi reconstitué, on le porte à une dessiccation aussi complète que possible.
Les ncyaux qui doivent former les ornements à l’intérieur des pièces, se font en tassant du sable dans un moule en deux parties au moins et dans l’intérieur duquel on place des armatures disposées de manière à consolider le noyau et à former le vide nécessaire au dégagement des gaz.
Quand le moule et le noyau sont suffisamment secs, on procède au remoulage. Cette opération consiste à placer le noyau entre les deux parties du moule que l’on assemble ensuite solidement; les positions respectives du moule et du noyau sont conservées au moyen de petites entretoises placées dans le vide que doit remplir la fonte.
Quand le moule est ainsi préparé on coule la fonte.
Les statues ne sont pas toujours exécutées d’une seule pièce, elle sont souvent composées de plusieurs morceaux que l'on assemble ensuite. On conçoit que dans ce cas les difficultés du moulage sont considérablement réduites.
La fonte de fer a remplacé la fonte de cuivre pour beaucoup d’ornements en relief ; les procédés de moulage sont les mêmes, seulement on emploie un sable un peu plus gros et plus réfractaire pour la fonte dont le point de fusion est plus élevé et qui est plus fluide que le cuivre.
Le prix de la fonte étant beaucoup moins élevé que celui du cuivre, on a simplifié la forme des noyaux des ornements ; on évite ainsi des difficultés de moulage quelquefois trèsgrandes, en augmentant le poids de la pièce, sacrifice trèsfaible quand le métal est la fonte.
L'usine de Niederbronn nous présente une grande variété de fonte de moulage en pièces de mécanique , ornements, poteries, etc.
Comme [pièces de mécanique, nous citerons deux ar-.
bres creux du poids de 3000 kil. d'une exécution remarquable.
Les poteries exposées par cetle usine sont d’une grande légèreté. Ces pièces ainsi que les appareils de chauffage, se moulent toujours en sable vert.
Les poteries en fonte telles que marmites, casseroles, etc., ont l'inconvénient de s’oxyder; on a d’abord cherché à les préserver de cette oxydation par un étamage. Aujourd'hui on
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emploie généralement l'émail, il est beaucoup plus solide. On le fixe de la manière suivante : |
On commence par enduire l’intérieur du vase d’une pâte liquide composée de quartz et de borax fondus ensemble, pulvérisés et mélangés avec de l'argile. On saupoudre cet enduit avec une poussière composée de feldspath, de borax et d'oxyde de zinc; on porte ensuite le vase dans un four dont la température est assez élevée pour fondre l'émail et le rendre adhérent.
Plusieurs usines en France, en Angleterre et en Allemagne nous présentent des produits de cette nature parmi lesquels il convient de distinguer ceux de M. Paris, de Bercy, et surtout les poteries émaillées pour usages domestiques, pour conduits et pour baignoires de M. Henrick et fils, de Stafford. Ces industriels ont épuisé pour leur exposition toutes les ressources de cette industrie encore récente.
Les usages des métaux sont si nombreux, leur ténacité et leur malléabilité se prêtent si bien à tous les besoins de l’industrie, que leur emploi tend toujours à se généraliser. Combien de menus objets qui se faisaient la plupart du temps en bois, se font maintenant plus économiquement en métal. Les procédés de la tréfilerie et de l’estampage font tous les jours des progrès, parmi lesquels il convient de citer en première ligne ceux qu’a réalisés M. Palmer. En donnant à la matière et à propos des recuits convenables, cet habile mécanicien est parvenu à faire des tuyaux emboutis sans soudure , dont les applications deviennent chaque jour plus variées. Ses baguettes en tôle pour moulures présentent cette année plusieurs applications fort originales et absolument nouvelles. Ses modèles de persiennes et de croisées, construites entièrement en fer étiré, sont d’une légèreté dont il serait impossible d'approcher en employant le bois. Ces premiers essais nous paraissent être un gage assuré d'applications nombreuses et prochaines dans la même direction.
Les tuyaux de fer creux sans soudure, fabriqués d’abord en Angleterre, n’ont point encore trouvé dans la pratique un coulement facile, par suite de leurs prix élevés. L’assortiment exposé par M. Russell, de Londres, qui comprend toutes les pièces accessoires pour les tubulures et pour les joints, montre bien toutes les réssourcés dont ces tuyaux
sont susceptibles ; ils sont confectionnés en France dans une seule usine, celle de M. Gandillot.
Avant d’énumérer quelques produits spécimens , nous jetterons un coup d’œil sur les divers emplois du zinc et du cuivre dans les arts.
Zinc. Ce métal, tant comme échantillons, que comme applications, est presque exclusivement représenté à l'Exposition par les produits de la société de la Vieille-Montagne, qui du reste par une ingénieuse activité en augmente tous les jours le nombre et la variété.
Avant d'énumérer les applications du zinc qui nous paraissent le plus dignes de remarque, nous dirons quelques mots sur ses principales propriétés et sa métallurgie.
Le zinc a une densité un peu inférieure à celle du fer; il est très-malléable à la température de 100°; il se dilate considérablement et distille au rouge blanc. C’est sur cette dernière propriété qu'est basée sa métallurgie.
On trouve le zinc dans la nature à l’état de zinc carbonaté ou calamine, de sulfure ou blende et de silicate, accompagnés d’une gangue argileuse ou calcaire. Les deux premiers minerais sont seuls exploités. Le premier est le plus commun.
La société de la Vieille-Montagne a exposé dans l’annexe de très-beaux échantillons de minerais; ils proviennent de Belgique, de la Prusse Rhénane, du duché de Bade, etc. Les plus remarquables sont deux blocs de calamine de 3000 kilos chacun, extraits des mines de Moresnet et de Welkenraedt, en Belgique.
La première opération de la métallurgie du zinc est toujours un grillage qui a pour résultat de transformer le minerai en oxyde de zinc. Ce grillage se fait dans des fours analogues aux
fours à chaux. Le minerai grillé est ensuite pulvérisé et mé-
langé avec la moitié de son poids de houille, puis ce mélange est introduit dans des cornues en terre que l’on soumet à une température très-élevée dans des fours spéciaux.
Dans ces circonstances l'oxyde se réduit et le zinc distille: il se rend dans une allonge ou récipient adapté à l'extrémité de la cornue. Le contenu de plusieurs récipients est versé dans une lingotière qui en contient environ 45 kilos.
Les lingots sont ensuite refondus et mis sous une forme appropriée au travail qu'il doit subir; on le coule en plaques
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quand il doit être laminé en feuilles, en. baguettes rondes quand il doit être tréfilé, etc., etc.
Le zinc est employé à l’état de fonte, de feuilles laminées, de fils, clous, couleurs, etc., etc. |
Le produit le plus important de l'Exposition, comme fonte de zinc, est une statue équestre de l'Empereur à l'entrée du pavillon de l'Est; c’est un ouvrage remarquablement exécuté, et d’une valeur artistique tout à fait digne de son auteur, M. Paillard.
Le moulage en fonte de zinc ne présente rien de particulier pour les pièces de l'importance de celle-ci. Il comporte les mêmes opérations que le moulage en fonte ou en cuivre; mais quand les pièces doivent être reproduites à un grand nombre d'exemplaires, tels que les sujets de pendules, candélabres, etc., etc., on peut employer pour couler le zinc des moules en métal qui servent à peu près indéfiniment. Le prix du moulage très-élevé pour les ornements en fonte de fer ou en bronze est presque nul avec un moule qui ne se renouvelle pas. Ces objets peuvent ainsi se vendre à très-bas prix.
Le zinc à l’état de feuilles laminées a des applications extrêmement nombreuses : son usage est très-répanau pour les couvertures, doublage de navires, vases, etc., etc.
Les sociétés de la Nouvelle et de la Vieille- Montagne, l'usine de Risle montrent de très-beaux spécimens de feuilles laminées.
Le laminage du zinc se fait avec des laminoirs semblables à ceux qu’on emploie dans la fabrication de la tôle, seulement on élève la température “du zinc à 400° pour qu'il acquière toute sa malléabilité.
Une application déjà très-répandue du zinc en feuilles, quoiqu'’elle ne date que de 1849, est celle des zincs emboutis pour l’ornementation; les ornements en zinc repoussé s'obtiennent par un simple estampage et un ou deux recuits.
L'’estampe se compose d’un moule en fonte présentant en creux la forme que doit avoir la pièce finie et d'un mouton portant à sa partie inférieure la forme de la pièce en relief (cette partie est en plomb). |
Pour estamper une feuille de zinc il suflit de la placer sur le moule en fonte et de la soumettre aux chocs répétés du
mouton; pour rendre la feuille malléable on lui fait subir un recuit après qu’elle a supporté un certain nombre de chocs; ces recuits consistent à élever sa température jusqu'à 80°.
Ces ornements remplacent avec une grande économie les ornements en fonte. L'exposition de la Vieille-Montagne dans le Palais et celle de l'usine de Risle dans l'Annexe montrent tout le parti que l’on peut tirer du zinc estampé pour l’ornementation.
Nous trouvons encore dans le zinc laminé des feuilles ondulées pour couvertures: l’idée de cette application a été suggérée pour l'emploi de la tôle ondulée dans les couvertures; nous ne croyons pas cependant qu'on puisse construire avec le zinc ondulé des couvertures sans charpente comme on l’a fait avec des tôles. Le zinc est trop peu résistant et son prix est trop élevé pour que cette application soit économique.
L'emploi du zinc est substitué à celui du cuivre et du fer pour les clous, les fils, etc., réservés à certains usages, tels que les chevilles de navires, les tapisseries, les toitures en ardoises, etc. Il présente sur le cuivre l’avantäge du bon marché, et sur le fer celui d’une plus grande résistance à l'oxydation. La Vieille-Montagne, dans le Palais, éxpose des spécimens de tous ses produits sur la fabrication desquels nous ajouterons quelques mots, pour terminer ce que nous pouvons dire ici sur le zinc.
Les clous et les fils se fabriquent à froid. Les clous pour navires de grosses dimensions se forgent à la main, ceux de petites dimensions se font avec dès machines spéciales ; les clous à section carrée sont découpés dans une feuille de zinc; les têtes sont faites en refoulant une certaine longueur du clou. La fabrication des fils de zinc ne diffère de celle des fils de fer qu’en ce que le fil de zinc n’est soumis à aucun recuit. On commence par couler une baguette de 1°,50, elle est ensuite laminée, jusqu'à ce que son diamètre soit réduit à 8 millimètres, puis enroulée sur une bobine. On procède alors au tréfilage. Cette opération consiste à faire passer le fil dans des trous de diamètre décroissant; ces trous sont percés dans une plaque d’acier trempée, appelée filière. Elle se fait de la manière suivante : on amincit l'extrémité du fil, on l’engage dans le trou de la filière et on la fixe sur une bobine à laquelle
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on donne ensuite un mouvement de rotation. Le fil étant forcé de s’enrouler sur cette bobine, passe au travers du trou de la filière qui est fixe et prend exactement son diamètre. On répète cette opération jusqu'à ce qu’on soit arrivé au diamètre voulu. La décroissance des diamètres est déterminée de manière que le fil puisse être étiré sans se rompre.
Cuivre. Le cuivre a été connu de toute l'antiquité. On le trouve dans la nature à l’état natif, d'oxyde, de cuivre carbonaté et le plus souvent à l’état de sulfure allié à des sulfures de fer, d'antimoine, de plomb, etc. Certains minerais de cuivre contiennent de l'argent en quantité notable, et quelquefois même du mercure.
Les minerais de cuivre sont accompagnés d’une gangue quartzeuse ou argileuse.
Les minerais de cuivre exposés sont tous dans l'Annexe. Nous avons remarqué parmi ces nombreux spécimens le minerai argentifère du Canada, les cuivres pyriteux du duché de Nassau, de’ la haute Hongrie, qui contiennent de l'argent et du mercure, de la Toscane et enfin des mines de Ténès qui présentent de plus une quinzaine d'échantillons de minerais de différentes grosseurs préparés pour la fonderie par un bocardage et un lavage. Le cuivre natif du lac Supérieur promet à l’industrie de nouvelles richesses.
Le traitement des minerais de cuivre, quand ils se composent d'oxyde de cuivre ou de cuivre carbonaté consiste à les fondre au contact du charbon dans un fourneau à cuve; la combustion dans ces fourneaux est activée par un courant d’air forcé. Le minerai et le combustible sont disposés par lits alternatifs, le minerai est en outre mélangé avec une certaine quantité de fondants composés ordinairement de scories qui font avec la gangue du minerai un corps fusible en même temps que le cuivre et qui se sépare de ce dernier par la dif férence de densité. Le cuivre que l'on obtient ainsi doit subir un raflinage avant d’être livré au commerce; il est appelé cuivre noir.
Quand le minerai de cuivre est composé de sulfure de cuivre, de fer, etc., la séparation du cuivre est beaucoup plus difficile et nécessite un grand nombre d'opérations qui consistent toutes en un grillage du minerai suivi d’une fusion.
Le grillage a pour objet de chasser une partie du soufre en
le transformant en acide sulfureux et d'oxyder le fer et le cuivre. |
Dans la fusion le cuivre s'allie au soufre retenu par le fer et une partie de ce dernier, ense combinant avec les fondants que l’on ajoute à chaque fusion, fait une scorie fusible.
En répétant ces deux opérations on arrive à obtenir du cuivre qui ne contient plus que très-peu de soufre et de fer qu’on peut enlever facilement par un raflinage.
- Le grillage se fait en tas à l'air libre, ou dans des fours à réverbère.
La fusion s'opère dans des fourneaux à cuve ou dans des fours à réverbère,
Le combustible employé dans les fours à réverbère est toujours de la houille; dans les fourneaux à cuve, on brüle du coke ou du charbon de bois.
Le raffinage du cuivre consiste en une fusion du cuivre noir dans un four à réverbère ou dans un petit foyer brasqué; le cuivre en fusion est soumis à l’action d’une flame oxydante, il se fait encore une scorie qui entraîne le reste du fer et du soufre que contenait le cuivre; on donne au cuivre raffiné le nom de cuivre rosette; il contient un peu d’oxyde de cuivre qui lui ôte sa malléabilité; pour lui donner cette qualité, il faut le soumettre à une nouvelle fusion et réduire l’oxyde par le contact du charbon.
La société de la Haute-Hongrie, outre sa collection de minerais, a exposé un spécimen des produits correspondants à chaque phase de la méthode qu’elle emploie pour le traitement de ses minerais. Parmi ces spécimens on distingue une fort belle matte d'argent. Nous dirons à ce sujet quelques mots sur les moyens d'extraire l'argent des minerais de cuivre. On emploie deux méthodes : l’une consiste à fondre le cuivre noir avec trois ou quatre fois son poids de plomb et de refroidir brusquement l’alliage; on fait ainsi des blocs que l'on soumet ensuite à un grillage; dans ce grillage le plomb seul fond, en entraînant la presque totalité de l'argent.
La séparation du plomb de l’argent se fait ensuite irès-facilement : on met l’alliage en fusion et on le soumet à un courant d’air qui oxyde le plomb et le transforme en litarge qui est liquide et qu’on fait écouler au fur et à mesure de sa formation, L'argent ne s’oxyde pas, ilse concentre dans le plomb
métallique et reste seul quand le plomb est passé tout entier à l'état de litarge.
Dans la deuxième méthode, qui est celle employée par la société de la Haute-Hongrie, on sépare l'argent du cuivre au moyendu mercure par amalgamation. Cette méthode comprend plusieurs opérations : la première est d’abord la pulvérisation du cuivre noir suivi d’un grillage de la poudre, mélangée de 40 pour 400 de sel marin, puis de l’amalgamation proprement dite qui se fait en agitant dans des tonneaux un mélange composé de 1000 kilos de la matière obtenue après le grillage, de 400 kilos de mercure de fer ou de cuivre et de 45 à 18 0/0 d’eau. Après un certain temps, le mercure s'empare de tout l’argent. Ces deux métaux sont ensuite séparés par une distillation.
Le cuivre résidu de l'opération est soumis à une nouvelle fusion qui donne du cuivre noir. |
Le cuivre se lamine, s’emboutit et se forge très-facilement. Le laminage se fait de la même manière que celui de la tôle; comme exemple d’un laminage très-délicat, nous citerons une feuille de 60 mètres de longueur sur 0",34 de largeur, exposée par MM. Osval et Warnod de Neiderbruck. M. Heckman de Berlin, l'usine de Romilly et de Saint-Denis, l’usine de Givet, exposent des cuivres laminés qui indiquent des moyens de laminage très-puissants.
Comme cuivres emboutis, les plus remarquables sont des chaudières provenant des usines de Neiderbruck et de Romilly : un de ces produits se recommande par sa légèreté, et l’autre par ses dimensions considérables et son poids.
Nous signalerons encore des plaques de foyers de locomotives étirées au marteau, exposées par les usines de Romilly et de Saint-Denis.
Le cuivre et ses divers alliages, l'étain, le plornb et quelques autres métaux, sont employés pour la fabrication d’un assez grand nombre d’objets ; l’étain remplace avec avantage le zinc pour le moulage en coquille d’un grand nombre dé statuettes : aussitôt que le métal fondu a été versé dans le moule, on le vide de toute la portion non solidifiée encore et l’on obtient ainsi dans la diminution d'épaisseur de la pièce une ample compensation au prix plus'élevé du métal. La certitude que le fabricant possède souvent d’écouler un grand
nombre d'exemplaires lui permet de ne rien épargner pour faire ciseler avec soin la coquille et obtenir ainsi de véritables œuvres d’art à bas prix.
Les mille articles de la quincaillerie sont représentés par des spécimens si nombreux, qu’il nous serait impossible de nous y arrêter avec assez de détails pour que notre examen püt être de quelque utilité pour le lecteur : disons toutefois que la maison Japy frères, de Beaucourt, ne le cède en rien pour la perfection et pour la bonne entente des modèles aux produits si remarquables et si variés de l’Allemagne et de l'Angleterre : à égale perfection, ils ont su, par une fabrication mécanique bien dirigée, faire descendre leurs prix audessous de leurs concurrents étrangers. |
La fabrication des serrures attirera un instant notre attention. Ki. He
On sait que les serrures à gorges mobiles et les serrures à pompe , que certains fabricants français font avec beaucoup de précision, sont toutes deux d’invention anglaise. Chubb’s, de Londres, a inventé la serrure à gorges mobiles et délateur ; Bramah a inventé la serrure à pompe.
L'exposition anglaise, sauf la serrure de M. Parwell, de Londres, ne présente rien de nouveau, mais des produits bien faits, mieux faits, il faut le dire, que ne le sont ceux que la plupart des maisons anglaises livrent habituellement au commerce. |
Ea serrure de M. Parwell repose sur une idée neuve qui manque un peu de simplicité et qui n’a pas encore été assez mise en usage, pour que l’on puisse se prononcer sur elle. On peut dire, cependant, sans plus attendre, que l’idée est ingénieuse.
Les autres pays n’exposent, en serrurerie, rien qui présente des conditions exceptionnelles.
Parmi les exposants français, nous trouvons l'habile Grangoir, avec ses combinaisons ingénieuses luttant contre la serrurerie américaine, à laquelle il faut rendre cette justice, qu’elle n’est que la copie de l’idée de Robin de Rochefort, l'inventeur des clefs à pannetons changeants sur des gorges mobiles. |
On remarque de M. Ocigné un demi-tour monté sur un axe, comme cela se fait depuis longtemps pour les portières
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de voitures ; mais, comme ce système est abandonné dans la carrosserie, nous doutons que cet objet puisse être d’un bon usage dans le bâtiment.
MM. Maquemnehen, Boutté et Teissier présentent, d’après le système Pihet ou Ringé, des serrures dont le chanfrein se retourne en poussant ou en tirant. Cette disposition n’est pas profitable au consommateur, puisque le produit est altéré par les échancrures nécessaires au retournement du demi-tour ; le marchand seul y trouve l’avantage d’un assortiment moins grand pour sa vente.
MM. Bricard et Gauthier, dont la maison est plus connue encore sous le nom de leur prédécesseur M. Sterlin, ne pouvaient manquer de figurer avec honneur au grand concours.
Sans énumérer ici toutes les améliorations faites à leurs produits, antérieurement à la dernière Exposition, nous signalerons cependant une partie des perfectionnements qui ont été faits depuis cette époque. La plus importante est celle des serrures avec ajustement tubulaire. Il résulte des dispositions adoptées dans ce genre de serrures une marche incomparablement plus douce et plus facile que tout ce qui avait été fait précédemment. Puis un autre avantage, non moins grand, c’est qu’au moyen de cet ajustement tubulaire, les imperfections de la pose sont complétement évitées ; le malrond que l’on trouve ordinairement dans l’ajustement des boutons doubles sur les serrures ne peut plus avoir lieu, quelle que soit la négligence de l’ouvriér poseur. Les parties où les frottements ont lieu sont disposées de manière à les rendre presque nuls. Les foliots ont des galets au bout de leurs branches. Les têtes des pennes à demi-tour font leur glissement sur une pente de 32 degrés. Les clefs offrent dans certains cas des proportions très-petites et très-commodes pour l’usäge.
Les boutons des serrures ont un ajustement qui varie, sans aucun travail, suivant les différentes épaisseurs des portes, en g’écartant et se rapprochant à volonté. Cet avantage est très-grand pour les pays où l’on ne trouve pas d'ouvriers ha-
bitués au ferrage. - La ferrure des croisées, les paumelles et les fiches ont reçu
des améliorations utiles, qui rendent leurs frottements plus
doux et leur durée plus grande. Nous ne sommes entré à cet égard dans quelques détails
que parce que ces améliorations principales sont adoptées par les architectes qui dirigent les plus grands travaux qui s exécutent en ce moment dans Paris.
La belle porte de bronze qui est à l'entrée de la crypte, sous le dôme des Invalides , est fermée par une serrure dans la clef de laquelle MM. Bricard et Gauthier ont foré, à une grande profondeur, une croix de la Légion d'Honneur; le panneton découpé représente le chiffre impérial.
En parlant des chaudières à vapeur et des appareils employés dans la fabrication du sucre, nous avons indiqué les principales pièces de chaudronnerie , nous retrouverons encore, en parlant des meubles, dè nombreux spécimens de ce que l’on peut faire en métal; la fabrication des meubles en fer a donné lieu à une industrie considérable qui prend chaque jour de nouveaux développements.
Nous n’aurons donc à citer encore que l’emploi des métaux précieux, particulièrement celui du platine, si bien représenté en France par M. Desmontes-Chapuis et Cie et par M, Quenessen, en Angleterre par MM. Benhams et Froud; les grandes pièces de ces trois fabricants sont d’une exécution irréprochable. |