FA
reine
dans :ce rapide aperçu, que.cette grande industrie, presque mationale d'origine, n'a fait que progresser dans l'art de couler et de polir les glaces.
‘Aucune industrien’a étéplus lente à se dévelapper,croyonsnous , que la verrerie; et cependant peu de substances présentent une application plus variée, plus utile que le verre sous ses différentes espèces. |
Lamatière première composant le verre, de quelque nature qu'il soit, est à peu de chose près la même. C'est un Composé de silice, de potasse ou de soude et de chaux ou d'oxyde de plomb, donnant par la fusion une masse amorphe et:transparente qui ne se dissout ni dans l'eau ni dans les acides. Le werreest-donc-un silicate, c'est-à-dire un sel composé d'acide silicique:ayant pour base-un oxyde quelconque. Chaque verrerie, chaque cristallerie, suivant ce qu’elle doit produire, suivant la qualité des matières premières qu’elleemploie, varie lesidoses:soit de l’oxyde de sodium,de potassium, de plomb, de manganèse.'Ces oxydes se conibinent:enire eux.en proportions diverses , et il arrive quelquefois que certains disparaissent dans une-fabrication spéciale. |
Nous remarquons :trois espèces distinctes de verres : le verre -commun, ou Verre à bouteilles ; le verre blanc ou verre vitres et à glaces et le cristal.
Le-werre varie :d'après-ses-parties constituantes ; ainsi, le verre commun se fait avec du sable ferrugineux, des cendres ou des:soudes:brates, de l'argile jaune,.et des tessons de bou- -teilles. | |
Le verre à vitreset à glaces ou verre blanc, se fait avec du sable blanc, du sel de soude, ou du sulfate de soude, des ro- -gnures-de verre blanc, un:peu de craie ou,de chaux et d'oxyde -de:manganèse.
‘Le cristal est composé de sable, potasseet plomb.
Le verre de Bohême, au contraire, ne contient que peu -ou-point de-plomb, qui «est remplacé par la chaux et.un surcroit depotasse.
Une innovation a eu lieu ces dernières amnées dans la constitution ‘chimique -du cristal de la fabrique de Clichy, près Paris, Cette usine a substitué, au:plomb,le zinc, à une partie ‘de: la ‘silice , l'acide ‘borique «spécialement pour les werres d'optique. Les coupes exposées par cette importante
En nn
fabrique sont d’une grande pureté; mais, pour le coramerce de luxe, le cristal obtenu avec le zinc présente des difficultés bien plus grandes pour la taille et le moulage , car il est plus dur et moins fusible. Il offre donc une plus grande résistance à la ‘gravure et à la dorure par le feu. Cette dureté et cette infusibilité sont précieuses pour la fabrication dès verres d'optique et surtout des objectifs. L'amélioration résultant de l'introduction de nouveaux oxydes dans les verres d'optique permet d'en modifier les conditions de réfringence, de dispersion et de transparence. Les premiers constructeurs opticiens en apprécient les avantages sérieux et positifs.
Une très-belle série de disques de grande dimension et de prismes faits avec le zinc et le borax sont exposés. Ils nous paraissent d’une limpidité et d’une blancheur qui ne laissent rien à désirer.
Nous citerons avec plaisir, parmi les objets exposés par cette cristallerie, deux vases gros bleu ; leur forme et la qualité de leur couleur donnent une imitation parfaite de la porcelaine tendre de Sèvres. On. remarque également une série de vases, de coupes, de verres d’eau et autres pièces variées en rouge rubis transparent, qui brillent par l'éclat de la coloration et la limpidité de la matière. Joignez à cela une collection variée de services de table, au nombre desquels figure celui de l'Empereur, en verre mousseline , ainsi que celui du vice-roi d'Égypte, à écusson rubis.
La France et l’Angleterre ont seules le monopole de la lustrerie en cristal, et ces deux pays sont représentés spécialement par Baccarat et Birmingham. Il n’y a pas encore bien longtemps que Birmingham fabriquait seul la lustrerie. De puis une quinzaine d'années environ, Baccarat s’est mis à faire le même genre, et a ravi, nous l’espérons, une quantité notable de débouchés à l’Anzleterre. Baccarat et M. Osler, de Birmingham , ont seuls exposé des pièces capitales; la comparaison n’est donc possible qu'entre ces deux fabricants.
Baccarat présente deux candélabres en cristal qui sont les deux pendants; M. Osler n’en présente qu’un. Les dimensions de ces trois pièces sont à peu près les mêmes, environ six mètres de hauteur depuis la base qui pose sur Le sol jusqu’au sommet. Elles se composent d’un grand nombre de pièces de cristal, a ra a avec l’art nécessaire pour cacher les points de
jonction et souténues intérieurement par une armature de fer poli, que l'épaisseur du cristal et les jeux de lumière produits par l'habile disposition des arêtes vives, dissimulent absolument à l'œil de l'observateur.
Les candélabres de Baccarat reposent sur une base assez haute et très-ornée, imitant une colonne d’où se détacheraient des volutes à jour très-légères et capricieusement contournées. Le fût du candélabre représente une tige de bam=— bou, des nœuds de laquelle sortent des feuilles étroites et lancéolées. Dans ce motif, l'épanouissement des branches devant supporter les lumière à sa raison d’être, et les quatre-vingt-dix corolles en forme de tulipes forment les bobèches pour les quatre-vingt-dix bougies qui doivent étinceler parmi toutes les facettes de ce cristal. Ces candélabres sont surmontés d’un panache de feuillage qui termine cette ornementation gracieuse, légère et charmante.
Le candélabre de M. Osler s'élève sur une base hexagone, ornée de moulures; le fût, composé de plusieurs prismes juxtaposés, doit à cette combinaison de réfléchir très-vivement la lumière. Dans ce candélabre, M. Osler paraît s'être attaché surtout au but final du candélabre, la projection de la lumière; l’utile domine donc dans cette pièce remarquable : pas un morceau de cristal, pas une facette dont l'utilité n'existe pour la réflexion de la lumière. Ce candélabre réunit, à la sévérité du style, les beautés de la fabrication, pureté de matière, limpidité parfaite et taille irréprochable. Les arêtes sont d’une vivacité, d'une netteté qui constitue le cristal sans défauts.
Baccarat offre les mêmes qualités solides, et c’est un grand honneur pour notre fabrication, si l’on réfléchit qu'il y a dix ans, cette branche de la cristallerie était, pour ainsi dire, étrangère à notre pays, qui la doit à l’intelligence et à l'esprit de suite des directeurs de cet établissement,
Baccarat a exposé en outre un lustre qui est sa pièce Capitale; malheureusement il n’est pas placé dans le transept ; c’est un véritable chef-d'œuvre d'élégance, de grâce ‘et de bon goût.
La cristallerie de Saint-Louis, dans son exposition de cristaux destinés aux usages domestiques , cristaux remar-
quables par la pureté et la limpidité de la matière, ainsi 206 sr
EE Ts 7 US
ET F ei } ss -
- nn
= Tr -
Te mme
2e ne
ape —— -
ces si …
VE RE ; ë S : .