‹ Visite a l'exposition universelle de Paris, en 1855Chapitre 41 sur 135 · OR COR UN PTS SO ES OP RS TS · texte numérisé non relu

OR COR UN PTS SO ES OP RS TS

EE me tte tt mots De à dd et Te de nt momo te RÉ ÈÉR ÉÉRRÉURR S SSS SSSS CRS ée e OAettton que, (Re =

mêmes, quoique chargés de frais de transports et de droits considérables.

Parmi les petits objets en métal, nous trouvons en général des formes commodes, mais bizarres, exécutées avec tout le soin et la solidité désirables ; mais ces objets d'usage journalier nous semblent souvent trop chargés d’ornements et de moulures sans but et sans originalité. Nous avons cependant remarqué beaucoup de chosesintéressantes, les petits bronzes pour l’ébénisteriede Wooldridge, les tuyaux et appareils à gaz, äe Russell et Cie, la sérrurerie d'appartement, de Hartet fils, et de Boobbyer, les serrures de sûreté de Bramah, les articles de fantaisie d’Allen et Moore, les services de table et de thé de Griffiths et Cie, les poteries en fer émaillé de Henrich et fils, surtout ses tubes pour conduites d’eau; les mors et autres articles de sellerie, de Valsall, se recommandent à divers titres, mais, en général, pour le prix et l'exécution. Les aiguilles anglaises ont une supériorité bien établie; les tôles vernies de Hopkins, les cheminées de plusieurs fabricants ne nous paraissent ni commodes ni bien appropriées au combustible minéral, le seul employé en Angleterre pour les usages domes+ tiques. Peu habitués à ces formes anormales, nous les jugeons peut-être avec trop de sévérité; les fourneaux de cuisine se rapprochent davantage des nôtres ; ceux de MM. Benham et fils Sont parfaits : rien n'y manque, et ils ne sont point surchargés d'ornements. |

La grille en fonte de M. Baylegs, qui se trouve à l’est de la nef, est certainement la meilleure pièce d'ornement en fonte. | ;

Si l'exposition de l’orfévrerie anglaise a pour but de mon- trer que la Grande-Bretagne est riche et qu’elle peut laisser dormir impunément de gros capitaux, elle a parfaitement réussi, car il est rare de voir réunies d'aussi grandes masses d'argent ; mais si n0s voisins ont cru exposer des objets d'art, ils se sont considérablement trompés. Le mauvais choix des sujets a beaucoup contribué à cette non-réussite ; des accidents de chasse , des scènes historiques, des épisodes de romans ne sont pas toujours faits pour fournir un thème à des œuvres dont les conditions sont aussi spéciales qu’un vase, une aiguière ou un candélabre. Le goût un peu bourgeois de la commandé à mis l'artiste dans la nécessité de placer de petites

EE Ce =

one DRE EG CEE EE

figures les unes à côté des autres, sans pouvoir les réunir et les grouper en une ligne agréable à l'œil.

La pièce de la société des orfévres de Londres nous semble être ce qu'il y a de meilleur, ce genre élant une fois admis, et cependant là encore l’exécution artistique laisse à désirer ; les figures sont mal dessinées, peu élégantes et bien décidément en argent. Personne ne pourra croire qu’elles s'animeront jamais. |

Deux choses cependant méritent l’attention : an bouclier et plusieurs vases en argent bruni dont le ton sobre permet de voir les détails, tandis que le brillant des autres objets produit un miroitement qui fatigue. Ces œuvres ont été dessinées et exécutées par un Français.

M. Elkington a seul une exposition réellement remarquable. Dans une vitrine de la galerie, on peut voir des imitations littérales de l'antique et de l’art indien qui valent mieux que les œuvres du cru anglais. L'exemple de M. Elkington, qui a certainement pris modèle sur nos artistes, devrait être suivi. L'Angleterre est assez grande, elle est assez supérieure à toutes les nations dans plusieurs industries, pour avouer franchement qu’elle est inhabile à certaines choses, et puisqu’elle est riche, qu’elle prenne nos sculpteurs et nos peintres ; ils la guideront plus sûrement dans la bonne voie, ils la ramèneront au beau style de l’école florentine du xvr° siècle qui, en somme, n’a jamais été surpassée.

La bijouterie anglaise est bien supérieure à son orfévrerie, autant d’un côté il y a de lourdeur et de richesse grossière: autant ici il y a de délicatesse et de bon goût. L'exposition est tout à fait remarquable par la beauté des pierres, cela va sans dire, mais aussi par l'extrême habileté de la monture: ce que nous n’attendions pas. Les diamants, les rubis, les saphirs se lient les uns aux autres sans qu’on s’en doute; l’argent disparaît sous ces flots de pierreries. Les bijoux en or sont travaillés avec une rare perfection de main-d'œuvre : entre autres les tissus entrelacés pour parures, de M. Bisson.

Puisque nous en sommes aux œuvres d'art, nous pouvons passer aux poteries anglaises; nous aurons là beaucoup à apprendre. Les arts céramiques sont arrivés à de beaux résultats en Angleterre ; elle fait aussi bien que nous les porcelaines et les faïences de luxe, si nous réservons toutefois les chefs-

nn 2 MD e enr Tune nec Tnt dan rte rétine I at tit céetube, ti da ltises Cesar es béééiéiné RS

d'œuvre de notre manufacture impériale. Mais elle fait infiniment mieux. les grès et les terres cuites pour les arts et les manufactures.

Quelques-uns des objets de M. Minton sont tout à fait hors ligne ; nous avons surtout admiré de petits vases à forme lenticulaire qui portent des ornements d'or et des figures peintes dans ces tons sobres, pâles, qu'affectionne M. Gérome, et dont il donna un si beau spécimen dans le grand vase de l'exposition de Londres. Deux candélabres offerts par S. M. la reine Victoria à l’empereur sont de très-bon goût; nous n’aurions pas cru que le biscuit de porcelaine püt aussi bien se placer à côté du bronze. M. Minton a encore de belles imitations de l’étrusque et des bustes d'après l'antique qui jouent le marbre à sy méprendre. Au reste nous ne sommes pas seuls de notre avis; le nombre de vendu exposé sur les produits de M. Minton, fait voir qu'il est fier de montrer que les Français ont apprécié son talent et son habileté.

Les poteries de grès dénotent une fabrication bien plus avancée que la nôtre; de grands appareils pour les distilleries et les opérations chimiques, des serpentins énormes munis de robinets, une foule de pièces que nous employons ordinai- Hé rement en fer-blanc ou en étain sont là en terre cuite et en Li grès , et il est inutile de parler de l’économie que peut procu- Li rer cette substitution. #

La cristallerie anglaise est en retard au contraire. Les ver- | res taillés et moulés sont lourds; ils n’approchent pas de cette légèreté, de cette forme ample et délicate dont la mode s’est répandue en France depuis quelques années. En revanche certains articles spéciaux sont parfaits : de grandes jattes à mettre le lait, une foule d’objets usuels se recommandent par leur bon marché. L'exposition de MM. Chance frères et Cie, de Oldbury ; nous arrêtera un instant : et d’abord de magnifiques objectifs de 0",74 de diamètre ; on comprend toute la difficulté d'exécuter, sans un défaut, sans une soufflure , une pareille masse de verre qui pèse plus de 60 kilog.

Le bloc de verre dans lequel le disque est taillé pèse plus de 200 kilog.; c'est dans ce bloc qu’il faut chercher dans tous les sens une masse qui présente l’homogénéité désirable, tailler, puis faire recuire; cette dernière opération est la plus dangereuse; souvent le disque se brise en refroidissant. Les

ne mt to

+ 7 x: eZ: mr - "a EL LA + z : à LS - RE % Paie - 7 S ee = ne EE] se - = à gas Let È me Gex : . À Ze À 2e" ei am. Le . ee mn Le Æ Elie ” Y 2 E | me 0 eo D A te DT De GT RP om ee = Re. © em ed —

"ve

objectifs de MM. Chance sont au nombre de deux, l’un existait à l'Exposition de 1851 ; on a mis 5 ans avant d'obtenir le second.

Nous trouvons à côté de ces objectifs de grandes masses de verre dépoli pour les serres, et des vitres d'un mètre carré de deux couleurs, rappelant les verres de Bohème : un verre blanc et un verre coloré sont accolés , puis, à l’aide de l'acide fluorhydrique, on enlève le verre coloré par places, et on obtient ainsi une gravure en creux, blanche, qui produit un joli effet en se détachant sur le fond rouge.

Les fenêtres du grand escalier de l'Est portent quelques vitraux appartenant à la chambre des lords dont nous ne pu lons que pour mémoire.

La fabrication des tissus est, chez un peuple, la première à laquelle il se‘livre, parce qu elle satisfait à ses besoins les plus impérieux lorsqu'il a pourvu à sa subsistance. Nous voyons ensuite celte fabrication se développer avec une rapidité toujours croissante à mesure que toutes les autres industries manufacturières lui servent en quelque sorte de bases dans ses périodes successives d’accroissement, Si ces observations sont fondées, rien ne saurait mieux peindre Ja puissance industrielle de l'Angleterre que l'importance de ses industries textiles : en aucun point du globe ces industries ne sont à beaucoup près aussi développées : cherchant partout ses matières , la Grande-Bretagne envoie partout ses produits, et son commerce d'exportation en tissus est la source la plus abondante de son incroyable prospérité. Les cotons , les laines, les soies que son climat ou d’autres nécessités lui refusent , elle les obtient le plus souvent en échange des mêmes produits dont elle a quadruplé la valeur par le travail.

L'industrie du coton est, de toutes , la plus importante et la plus prospère ; Manchester, qui en est le principal centre, lui doit d'avoir décuplé sa population en cinquante ans. L’Angleterre seule met en œuvre quatre fois autant de coton que la France.

C’est surtout au point de vue commercial que l’exploitation des cotonnades a été faite; Les districts de Manchester et Salford se sont fait représenter en masse : on a pris chez chaque fabricant ce qu'il fait, non de plus beau, mais le mieux, et

les produits ont été placés de manière que les visiteurs, les acheteurs surtout, puissent les examiner à loisir sur les vastes comptoirs qu'il occupent, Malgré cette simplicité d’arrangement, ces tissus n’en forment pas moins la plus riche et la plus belle collection qui ait jamais été faite. Aucun nom n'est sur les produits, mais un carnet d'échantillons bien fait suffit pour enregistrer chaque jour des ordres importants.

Quoique l'introduction encore récente du coton en Europe aitmodifié d’unemanière notablela prééminence qu'avaient eue jusqu'alors les différentes industries qui s'exercent sur la laine, les emplois variés que l’on fait de cette matière, pure ou mélangée, lui ont permis de subsister et de s’accroître à côté de l’industrie cotonnière. La population de Bradford s’est élevée., de 1804 à 4830, de 6400 à 23 000 âmes. Leeds, qui fabrique en grande quantité les draps, ne s’est fait représenter que d’une manière insuffisante, sinon par rapport à la bonne qualité des produits, du moins par leur quantité. Les tissus pour robes d’Halifax et de Glascow sont convoités par nos parisiennes, qui ne peuvent, à prix d'argent, s'en procurer. Ceux de M, Akroid et fils attirent surtout les regards,.

La belle collection des popelines d'Irlande jouit avec les châles d'Écosse de la même vogue. Parmi ceux-ci, les tartans de M. Morgan et Cie, parmi ceux-là les tissus de MM. Pim frères et Cie, de Dublin, ont les honneurs. Les châles de MM. Kerr et Scott, et ceux de MM. Claburn et Crisp ne diffèrent des châles français que par leurs prix plus favorables.

Les tissus d'Alpacca de MM. Salt, Titus et Cie sont d’autant plus admirés qu'il est impossible de se les procurer en France.

Quoique quelques essais d'éducation du ver à soie aient été faits en Angleterre sans grand succés, et que par conséquent toute la matière que la fabrication des soieries Consomme provienne exclusivement du commerce extérieur, la valeur de la matière bruteactuellement mise en œuvre atteint, si elle ne dépasse, 425 millions de francs. Manufacturées dans un grand nombre de villes, les soieries anglaises sont nota blement inférieures aux nôtres; nous excepterons Cependant de cette appréciation générale quelques moires antiques, celles de M. Clarke et celles de MM. Kempe Stone et Cie , les ma-

re :

LS om, 4 ETS

RTE TUE

gnifiqués velours de M. Th. Kempe, les très-beaux crêpes de MM. Grout et Cie. Les autres tissus, les rubans surtout, sont d'une infériorité marquée, et ils n ont d'autre mérite que da bon marché.

Tel est l’avantage d’une puissante organisation commerciale et industrielle que les tissus de MM. Harrop, Taylor et Pearson, exclusivement confectionnés avec des soies de Chine, ont un prix moitié moindre que celui des tissus de Lyon fabriqués avec la soie française. Les étoffes de soie pour tentures de MM. Kerth et Cie font un bon effet.

Le lin est un des produits les plus importants de l'Irlande, mais les quantités sont insuffisantes, on le pense bien, pour alimenter toutes les fabriques du royaume : 70 millions de kilogrammes sont tirés du dehors. Dundee , Arbroust, Belfast sont les principaux siéges de l'emploi du chanvre et du lin. Lorsqu'on se rappelle l'importance des tissus damassés en Angleterre, on s'étonne que cette grande industrie ne soit pas mieux représentée au Palais des Champs-Élysées, quoique M. Beveridge de Dumferline ait une exposition remarquable ; les toiles à voiles et les batistes sont plus favorisées sous ce rapport,

La bonneterie anglaise jouit d’une grande réputation qu’elle mérite à tous égards : solidité et bon marché , ce sont là les seules qualités dont on ait à s'inquiéter dans les produits de cette nature. Les bas, les tricots se présentent à des prix dont nous ne nous doutons pas en France; à côté des dentelles si connues d'Angleterre , et qui sont magnifiquement représentées à l'Exposition, se trouvent des rideaux brodés à la mécanique d’un bon marché fabuleux, article peu connu chez nous et qui y aura un grand succès s'il peut s’introduire en franchise. Le confort anglais ne saurait se passer de tapis : aussi les manufacturiers se sont-ils mis à l'œuvre et ont-ils produit ces tapis assez jolis et à si bon marché qu’on en rencontre partout à Londres dans les appartements comme sur les escaliers; ce qui est encore un luxe chez nous est une habitude de l’autre côté du détroit. Nous n'avons rien vu d’aussi brillant , non pas que nos tapis de Beauvais et des Gobelins, mais que nos produits habituels français. En revanche, nous avons vu des tapis dont toutes les bourses peuvent approcher, ce qui vaut mieux. Toutes les fois qu’elle peut fabri-

quer en grand pour les masses, que les machines peuvent jouer le rôle le plus important dans la production , l'Angleterre triomphe et nous laisse loin derrière elle. C'est le caractère propre de cette belle exposition anglaise : infériorité de l'artiste, supériorité de l’ouvrier : faire bien, beaucoup, à bon marché, voilà ce que fait l'Angleterre ! Faire beau mais peu, voilà malheureusement ce que fait la France , avec ses produits élégants qui restent l'apanage des classes aisées et ne pénètrent pas dans les masses. |

Les industries concernant l’ameublement et la décoration né sont pas une des parties les plus brillantes de l'exposition anglaise ; cependant les galeries du rez-de-chaussée qui renferment cette classe comptent quelques objets d’un haut intérêt. | |

: Un autel en pierre de Caen, dans le goût du moyen âge, destiné à une chapelle de l’Immaculée Conception , est d’un bon style gothique et l’exécution en est très-soignée. 4

Quelques corniches en carton pierre, d'après des dessins probablement français, sont les choses les plus intéressantes, en y ajoutant toutefois les produits d’une nouvelle industri6, qui nous paraît appelée à un grand avenir, Era

M. Magnus de Londres expose des chambranles de cheminée en ardoises émaillées au grand feu , qui jouent très-bien le marbre et qui ont sur lui l'avantage d’un extrême bon marché ; quand les ornements sont de bon goût , les produits de M. Magnus ne laissent rien à désirer. à) |

Les ébénistes anglais n’ont envoyé qu’un petit nombre de meubles au grand concours de 1855 ; presque tous ces objets en style gothique sont assez ordinaires; ils sont solides, personne n’en doutera, mais ils exagèrent même un peu celte qualité qui dégénère en une lourdeur exagérée. |

Nous dirons plus loin tout le prix que nous attachons au meuble de Graham; cette œuvre exceptionnelle demande à être examinée en détail.

Quelques lits, quelques chaises gothiques, un buffet en bois sculpté, enfin un meuble compliqué servant de bibliothèque, de pupitre à feuilleter les livres et à écrire, c’est là presque toute l'exposition des meubles anglais.

Si nous passons sous silence la marqueterie, les boîtes miroitantes imitant les laques indiennes, nous ne pouvons nous

D 0 D OPA SE meer OS a »

ms

99 Évr VISITE

dispenser de citer quelques sculptures sur bois très-remarquables. M. Wallis, à Louth (Lincoln), a plusieurs groupes d'oiseaux : bécasses et perdrix exécutées avec un talent hors ligne; nous trouvons près de là plusieurs bouquets de fleurs également sculptés sur bois, mais bien inférieurs aux œuvres de M. Wallis.

Les papiers peints anglais couvrent les murs du grand escalier de l’est; ils sont bon marché, et de plus les fabricants de la Grande-Bretagne ont la sagesse de ne pas demander à cette industrie plus qu'elle ne peut faire; les papiers sont

couverts de dessins de fantaisie ; ce ne sont pas de manvais

tableaux comme ceux que font maintenant nos fabricants en ce genre. Une bordure qui ‘règne le long du vestibule de l’est, copiée de l’Alhambra, est d'un fort bon effet.

Dans ce même escalier, nous trouvons une collection de bois d'ébénisterie et de marbres imités, bien supérieurs à tout ce que nous Connaissions en ce genre.

Le caoutchouc se trouve sous toutes les formes dans l’exposition anglaise Comme dans la nôtre : bateaux, manteaux , vêtements de plongeur, souliers, bretelles, manches de couteau, bois de fusil, tout est en caoutchouc; les vêtements impérméables sont bien confectionnés, et quelquefois le caoutchouc est entièrement dissimulé dans une étoffe légère ; les prix sont encore un peu élevés , mais nul doute que si la demande continue à croître comme elle le fait depuis quelque temps, on arrivera à produire ces articles à prix réduit.

Au milieu de l'exposition des chaussures, qui nous ont paru peut-être moins élégantes que les nôtres, nous avons rencontré un nouveau mode de fabrication qui conduit à un bon marché extrême : les bottines de troupe de M. Atoff, de Londres, ne coûtent que 4 fr. 60 c.; les chaussures de chasse, un peu plus soignées, reviennent à 5 francs.

Le manque d'indication des prix ne nous a pas permis de découvrir ces produits fabriqués à des prix très-faibles, pour femmes et enfants, qui avaient été remarqués à l'exposition de Londres, chez MM. Hickson, dont l'exposition actuelle doit renfermer cependant des articles analogues, sinon supérieurs, des souliers d'enfants à 5 fr. la douzaine, 42 cent. la paire, des souliers de femme à 7 fr. 50 c, la douzaine, à 62 cent, la paire, La douzaine de bottines confectionnée en Angleterre

pour l'exportation commençait à 25 fr. en 4854, il est probable que les prix en sont encore baissés.

Les chaussures pour femmes n’ont rien de bien remarquable, il nous paraît seulement impossible que les produits que renferment les vitrines puissent jamais être vendus : les Anglaises ne sont pas des Cendrillons et les petits souliers exposés sont de la taille de la célèbre pantoufle de verre. :

Si vous n'aimez pas ces gants de peau, bien faits, mais de tons bizarres, voyez ceux de laine et de drap que l'Angleterre exporte en grande quantité, et qui présentent solidité et bon marché. Les gants anglais s’exportent en Amérique. La Grande-Bretagne consomme peu elle-même les produits de sa ganterie, et c'est à la France qu elle demande ses articles de luxe.

Le peuple anglais, voyageur et ami du confort, devait

mettre grand soin aux nécessaires de toilette : l'exposition en renferme en effet quelques-uns, d’une très-grande richesse et de très-bon goût, montés en argent et en vermeil; peut-être même la recherche a-t-elle été un peu trop loin, et personne ne fera croire à un homme sérieux qu’on ait besoin d’autant de petits outils pour se laver les mains et se faire la barbe, Des nécessaires de toilette à la librairie, la transition est brusque, mais il n’y a qu'un pas à faire à l'exposition pour rencontrer les livres et les photographies anglaises ; on nous permettra donc, sans autre excuse, de nous y transporter.

Les Anglais ont une grande collection de gravures et de lithographies au Palais de l'Industrie, qui aurait peut-être été mieux placée au Palais des Beaux-Arts; on connait le remarquable talent des graveurs anglais, dont les œuvres sont bien souvent au-dessus des tableaux originaux qu'elles reproduisent. M. Mac Queen, de Londres, a plusieurs planches très-jolies, entre autres celle de l'oncle Tobie et la veuve dans la diligence (Tristam Shandy}). Les petits enfants, établis sur un banc et apprenant leurs leçons, sont remplis de naturel et de finesse; on a pu obtenir, par les procédés de la stéréotypie, toute la suite de la Petite Passion d'Albert Durer, la facilité de refairé un nouveau cliché quand celui qu ‘on emploie est fatigué, permettra de tirer un nombre d'épreuves pour ainsi dire infini de ces belles gravures. Il serait à désirer

mme mes Sn =

RD LE DRM RSS em dns ER DE

TE To

sa capes Az. RUE 2)

ET Cm t

Se DS

Page 1