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taient l'intelligence, et qui n’ont pas été retrouvés avec le texte de la lettre, publié en 1821.
En étudiant ce texte, en en discutant les expressions, M. Boquillon est parvenu à rétablir l'œuvre de V. Galilée, qui figure aujourd'hui à l'Exposition parmi les beaux produits de M. J. Wagner neveu, auquel l'exécution en a été confée. Cette pièce est destinée au Conservatoire impérial des arts et métiers.
En 1658, Huyghens publia à la Haye un opuscule dans lequel il décrit les conditions imaginées par lui de cette même application. | En 4666, l’Académie del Cimento publia ses Saggi. Elle Y annonce qu'elle s’est servie, dans ses expériences, d’uné horloge à pendule dont Galilée avait eu la première idée, réalisée plus tard par son fils. HITS |
Huyghens réclama contre cette assertion, et c’est à l’occasion de sa réclamation que paraît avoir été écrite la lettre de Viviani.
Nous avons dit que le balancier circulaire était resté le régulateur des pièces portatives. Jusqu'à l’époque où nous sommes arrivés, ce régulateur méritait à peine ce nom qu'il justifia beaucoup mieux lorsqu'on lui eut appliqué la résistance d'un petit ressort spiral qui, bandé par le mouvement du balancier dans une direction, réagit pour le ramener dans la direction contraire. C’est vers 1674 qu'on fit cette application, également réclamée par Huyghens, mais que lui contestèrent Hooke en Angleterre, et en France l’abbé Hautefeuille. | | |
Mais un pendule, un balancier circulaire se dilatent par la chaleur, se contractent par le froid, et la persistance indéfinie de leurs dimensions est d’une nécessité absolue si l’on veut obtenir, dans la marche de la pièce, toute la précision désirable.
Vers 1726, Graham est parvenu le premier à obtenir cette compensation pour le pendule en le terminant inférieurement par un tube de verre contenant du mercure qui, s'élevant dans le tube , lorsque le pendule s’allonge, et réciproquement, maintient, à la même distance du point de suspension, le centre de gravité du pendule, ou plutôt ce qu’on est convenu d'appeler le centre d’oscillation placé un peu plus haut, Peu
après Harrison obtint le même résultat par la combinaison de tiges de métaux dont la dilatation est différente. Cette heureuse application a eu lieu vers le milieu du siècle dernier. Mais c’est à Pierre Leroi, horloger français de la même époque, qu’on doit la première compensation du balancier circulaire.
Galilée avait reconnu que, dans un même pendule, les oscillations n'avaient pas la même durée dans les grands et petits arcs, ces derniers étant parcourus plus rapidement. Huyghens y remédia en obligeant le centre de gravité du pendule à parcourir un arc de cycloïde.
Mais, vers la fin du xvu* siècle, l'invention de l’échappement dit à ancre, par Hooke, permettant de ne faire parcourir au pendule que de très-petits arcs circulaires, on put en obtenir
un isochronisme beaucoup plus exact. C'est à Ferdinand
Berthoud (1768) qu’on doit la découverte de l'isochronisme du balancier circulaire pour les grandes et petites oscillations. : 4 |
Un pendule ou un balancier circulaire ne peut conserver indéfiniment, de lui-même, le mouvement qu’on lui a une fois imprimé. Le frottement de ses points de suspension, la résistance de l’air sont des causes qui diminuent, à chaque oscillation, la quantité de son mouvement, et qui finiraient par l'arrêter, si chaque perte n’était pas réparée par une restitution équivalente de mouvement.
Cette restitution s'opère par l’échappement, mécanisme intermédiaire entre le dernier mobile et le pendule ou le balancier. De sorte que si, d’un côté, ce dernier règle, par ses oscillations isochrones , la périodicité du mouvement du rouage, celui-ci lui restitue, à son tour, sous l’action de la force motrice, le mouvement qu'il perd à chaque oscillation.
Mais cette restitution, pour une pièce bien réglée, doit être rigoureusement la même à chaque instant, sous peine de faire varier l'horloge. jé | %
Les inégalités de la force motrice, lorsqu'elle arrive au dernier mobile, et qui sont produites par des causes aussi nombreuses que variées, sont l'obstacle principal et presque unique qui s'oppose à l’isochronisme des oscillations, puisque la grandeur de l'arc parcouru est nécessairement en raison de l'impulsion que cette force donne au pendule ou au balancier,
al.
Dans toutes les pièces d’horlogkrie, la cause la plus ordinaire de ces variations réside dans celles de la fluidité des huiles, qui se modifie avec la températuré ét diminue avec le temps. ;
Dans les pendules ou horloges à poids, la rigidité des cordes, variable avec l’état hygrométrique de l’air, produit encore des variations correspondantes dans laction dé la force motrice.
Mais c’est surtout dans les pièces à ressort que ces variations sont plus grandes par suite des inégalités souvent considérables qué présente ce genre de moteur. |
Le remontoir d'égalité, dont les premiers essais remontent au commencement du xvrr° siècle, a pour but d'y remédier. NM consiste, en principe, dans un organe remonté périodiquement par la force motrice, et qui agit seul sur les derniers mobiles de l’horloge.
Telles sont les conditions générales que comportent le plus ordinairement les pièces d’horlogerie dites de précision. Toutes sont susceptibles de réalisations très-diverses, et leur énoncialion préalable nous à paru nécessaire pour donner plus de clarté aux indications trop concises auxquelles nous restréint forcément l’espace accordé, dans notre revue, à cette portion importante de l'Exposition universelle.
C’est dans le même but que nous placerons d’abord nos lecteurs devant les produits de l'horlogerie monumentale , parce que les dimensions des organes permettent d’en saisir et d’en apprécier le fonctionnement sans le secours de la loupe, et que cette étude préliminaire leur facilitera beaucoup l'intelligence des pièces dont la petitesse, et presque toujours lenveloppe, ne leur permettra pas de’ voir le mécanisme intérieur.
Le plus éminent des représentants de cette catégorie à l'Exposition est sans contredit M. J. Wagner neveu, qui, après avoir longtemps dirigé les ateliers de son oncle, a fondé sa
maison en 1836, et n’a pas laissé passer une seule exposition
sans y apporter de nouvelles conditions aussi remarquables par leur utilité pratique qu’ingénieuses dans leurs dispositions. ;
H nous servira donc souvent de point de départ daris notre |
appréciation trop rapide des progrès contemporains,
Compensations.
La compensation de M. J, Wagner est d’une simplicité remarquable. Une barre de zinc, ou mieux, de cuivre rouge, plus homogène que le zinc du commerce, est placée horizontalement au haut de la cage de l horloge, et vient buter contre le talon d’un petit levier coudé en équerre, dont le bras horizontal porte la tige du pendule. Ce talon est mobile au moyen d’une vis de rappel pour régler sa position relativement à la longueur du pendule et, à celle de la barre de cuivre, ainsi qu’à la dilatabilité de la tige du pendule. Lorsque. la barre de cuivre s’allonge par la chaleur, elle pousse le talon du levier dont le bras horizontal se relève, et avec lui le pen-. dule dont les ressorts de suspension glissent dans la fente du pince-lame, à partir de laquelle se mesure la Ignguant réelle du pendule.
Une disposition analogue a été postérieurement Due par M. Brocot père pour les pièces de cheminées. D'autres artistes français, notamment M. Paul Garnier, ont modifié d'anciennes dispositions de la compensation dite à gril; en faisant agir les tiges les plus dilatables sur deux leviers; dont l'extrémité porte une boule métallique relevée quand la tige s’allonge, abaissée quand elle se raccourcit, ce qui maintient, à la même distance du point de suspension, le centre d'oscillation de tout le système.
Les horlogers anglais ont généralement conservé, pour le pendule, la compensation à mercure de Grabam. Nous avons, toutefois, rencontré .une exception chez M. Th. Cole, de Londres. Sa compensation consiste en. deux plaques superposées, formées chacune de deux métaux différemment dilatables. Les moins dilatables sont en regard, et le tout est placé entre un écrou et la sphère métallique qui sert de lentille. Une élévation de température produit la convexité des deux plaques, et par conséquent le soulèvement de la sphère. Nous savons qu’une disposition du même genre a. été trèsantérieurement appliquée par M. Duchemin, dont le successeur, M. Redier, expose deux beaux régulateurs à gril dont deux tiges sont en aluminium. La très-grande légèreté de ce nouveau métal présente cet ayantage de donner à un pendule
DATES FERRÉ PPS
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