FRET
Les savons sont tellement liés à la fabrication des acides
- gras qu’on nous excusera d'en dire ici quelques mots :
MM. Demarson, M. Piquier, M. Pivert, les parfumeurs élégants, se placent à côté de M. Bully et de son vinaigre ; enfin, nous n'avons, par exemple, qu’un seul Farina au lieu de onze
- qui se tiennent par la main dans l'Exposition prussienne. Au
reste, Comme ils sont tous le seul, le vrai, le véritable, il n’y
. à pas de choix à faire.
An reste, la parfumerie française jonit d’une grande répu-
. {ation qu'elle mérite par la finesse de ses produits; on peut : admirer le talent d'étalage qu’elle a développé dans son ex-
position à gauche de l’Annexe.
On sait que l’huile de coco, mélangée aux matières propres à fournir des savons, jouit de la propriété de faire retenir à ces savons une très-grande quantité d'eau ; il en résulte que tous les savons préparés avec cette huile, ou dans lesquels elle entre, renferment à égalité de poids une quantité de matière utile moindre que les savons dont cette matière est exclue. —
‘ Tous les savons allemands et belges renferment de l'huile de Coco, ils sont de plus faits par empâtage. Aussi leur qualité
est-elle inférieure à celle de nos savons français. Les savons de Marseille exposés sont très-bien faits, mais ils commen-
* cent à perdre de leur ancienne réputation; la concurrence et
la soif du gain ont porté la plupart des fabricants à falsifier
- leurs produits courants ; aussi les savons d’acide oléique pré-
parés avec plus de soin et de bonne foi, et qui contiennent 25 pour 100 d'eau seulement; sont-ils maintenant cotés à des prix supérieurs aux savons de Marseille.
Chauffage et ventilation des habitations.
On distingue quatre principaux procédés parmi ceux em-
. ployés pour utiliser au chauffage la chaleur obtenue par la
LA
combustion du bois, du charbon, de la houille, du coke, de la tourbe ou de l’anthracite. Ces procédés sont le chauffage
. direct par rayonnement du calorique à feu nu ou couvert,
comme dans les cheminées et les poêles, le chauffage par l’air
- Chaud comme dans les calorifères des appartements, le chauf-
fage par circulation d’eau et celui par la vapeur, employés dans les serres, les grands établissements, hôpilaux, etc. ,
où il est nécessaire d’échauffer et de ventiler des masses d'air considérables.
Quoiqueles cheminées aient reçu de nombreux perfectionnements dans les temps modernes et qu’elles doivent demeurer, longtemps encore, le mode de chauffage le plus agréable par la présence du feu, et le plus sain par le renouvellement continuef et abondant de l'air des appartements, elles ne présentent pas moins le chauffage le plus imparfait et le plus d'spendieux, car c’est à peine si elles permettent d'utiliser les quinze ou vingt centièmes de la chaleur totale, développée par la combustion du bois, du coke et de la houille qu’on emploie généralement dans ces appareils. Cette énorme perte ‘ de calorique provient de la position même du foyer et du passage du courant d'air indispensable à la combustion qui entraine dans l'atmosphère une portion de la chaleur produite.
Le tirage des cheminées est dû à un courant ascendant qui s établit dans le tuyau par suite de la différence de la tempé-
rature ou de la densité de l’air, à l'intérieur et à l'extérieur
de ce tuyau ; une section de tuyau exactement suffisante pour le passage de la fumée et une hauteur convenable, sont les conditions principales d'un bon tirage, en y joignant toutefois celle-ci, que les ouvertures de l'appartement laissent entrer assez d’air pour alimenter le courant.
Par l'effet du rayonnement du calorique qui émane de leurs foyers isolés, les poêles ont un grand pouvoir émissif et échauffent rapidement, surtout s’ils sont en fonte, la masse d'air au milieu de laquelle ils sont placés. L'air qui alimente la combustion est pris dans la pièce et entre sous la grille, la fumée se dégage à la partie supérieure et gagne, en se refroidissant dans un tuyau plus ou moins long, celui de la cheminée.
C'est un des modes de chauffage les plus économiques et les plus répandus, mais ilest loin d’être salubre ; le renouvellement de l'air dans l’appartement est presque nul et beaucoup de personnes ne peuvent supporter l'odeur désagréable , nuisible et quelquefois assez intense dans les poêles en fonte, qu’on attribue à la décomposition des matières organiques en suspension dans l'air, par suite de leur contact avec les parois chaudes du foyer et des tuyaux.
Le chauffage par l'air chaud comprend les calorifères d’appartement et ceux destinés à distribuer la chaleur dans ‘des
corps de bâtiments entiers. Les premiers se composent d’un foyer, comme dans les poêles , et de plusieurs espèces d'enveloppes dans lesquelles l'air, ordinairement pris à l’extérieur de la pièce, est échauffé avant de se répandre dans celle-ci. Les grands calorifères se placent le plus souvent dans les caves ; l’air s’échauffe sur les parois extérieures du foyer et des tuyaux qui emportent les produits de la combustion dans une cheminée , puis s'élève aux différents étages en vertu de sa moindre densité résultant de l'élévation de sa température , etse distribue dans les appartements par des bouches de chaleur placées près des planchers afin qu’il se répartisse uniformément dans toute la hauteur de ses appartements.
L'usage aujourd’hui très-répandu de la houille, pour chauffer nos habitations, a donné un grand développement à la fabrication des cheminées et des calorifères, et lexposition offre une variété presque infinie de ces sortes d'appareils, parmi lesquels se distinguent.par leurs formes élégantes, le goût de la composition et la perfection du travail, les produits de MM. Laury, Lecocq, Chevalier, Pauchet et Aubert en France, Bailey, Edwards et Hoole en Angleterre, Delaroche frères et Ganton en Belgique.et Staib en Suisse.
La plupart de ces exposants présentent en outre une série complète d'appareils de chauffage en fonte, appliqués aux “besoins domestiques , tels que fourneaux économiques, fourneaux de cuisine, -etc.; mais la fabrication spéciale de ces derniers appareils est surtout représentée par les fonderies d'Hayange et de Cousances, les manufactures de MM. Godin Lemaire, Vinet-Odlin et Cie et André père et fils en France, et les fonderies de Tangerhütte en Prusse.
Les perfectionnements qui parai-sent les plus caractérisés dans le chauffage par les cheminées et par les calorifères à air chaud sont dus à M. le docteur Arnott de Londres et à M. Chaussenot de Paris.
M. Arnott a imaginé, il y a plus:eurs années, un : procédé très-ingénieux :pour opérer la combustion de la houille, et qui a, depuis, donné naissance à divers systèmes destinés à faire disparaître la fumée des machines à vapeur et des usines établies dans les villes. L'idée est des plus simples : on place le combustible dans une sorte de boîte dont le fond est mobile et qui reçoit à volonté un mouvement d’élévation au moyen d'un
levier qu'on manœuvre de temps à autre à la main, on allume le feu comme à l'ordinaire, et dès que la couche supérieure est incandescente, ce qui a lieu très-rapidement, commence la distillation de la couche de charbon située au-dessous et à la bauteur des orifices qui fournissent l’air indispensable à la combustion, en sorte que les gaz qui se dégagent de cette couche inférieure sont obligés de traverser le charbon ‘incandescent, qui les brûle à peu près complétement sans lais:er trace de fumée. La boite ou foyer contient le charbon destiné au chauffage de toute la journée; il suffit par instants d’en relever le fond pour amener au niveau des orifices-et par suite au contact de l'air, une nouvelle. couche de charbon.
La ventilation de l'appartement est assurée à l’aide d’une ventouse ou soupape, en équilibre parfait sur.ses axes, établie vers le plafond et mise en communication avec le tuvau de cheminée; le renouvellement de l’air ayant lieu à la fois par le foyer et par cette ventouse, se fait sous une pression constante et d’une manière uniforme dans le sens de la hauteur de la pièce.
Dans les calorifères du système de M. Arnott, la combustion s’opère par le même principe, mais d’une manière plus simple; une fois rempli de charbon l'appareil fonctionne tout le jour sans aucun soin et avec une grande régularité. Il se compose d’un cylindre vertical intérieur dans lequel on place le charbon, la partie inférieure est terminée par une grille ordinairement hémisphérique et la partie supérieure est fermée par un couvercle reposant sur du sable. Ce cylindre est . entouré d’une double enveloppe, celle extérieure contient l’air chaud en circulation et l’autre communique à la cheminée ; l'air destiné à la combustion est dirigé vers la grille hémisphérique, arrive sur le combustible qui ne brûle qu’à cet endroit, traverse cette grille, pénètre dans l’enveloppe extérieure et s'échappe dans la cheminée ; la fumée de la houille Située au-dessus de celle qui brûle ne pouvant trouver issue par le haut du cylindre de charge est obligée de redescendre et vient se brûler sur le charbon de la couche incandescente qui est constamment alimentée par la houille supérieure transformée en coke, descendant par son propre poids, L’admission de l'air sur la grille s'obtient par une soupape dont on peut régler l'équilibre assez exactement pour que les
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moindres variations de pression et de vitesse de l’air à l'intérieur de l'appareil en modifient convenablement le passage ; la proportion d’air introduit est ainsi tellement exacte qu’il est possible de brüler la quantité de charbon que contient le calorifère en un temps déterminé, et d'obtenir ainsi une température constante.
M. Chaussenot a modifié aussi le système de chauffage à air chaud, d’une manière qui semble présenter quelques avantages; au lieu d’un calorifère échauffant l'air environnant par le contact de ses parois, immédiatement soumises à l'action du foyer; c’est une chaudière hermétiquement fermée, contenant un nombre convenable de tubes en forme de siphons, disposés pour le passage de l’air ; l'eau de la chaudière est chauffée et l’air circulant dans les tubes entourés d’eau de tous côtés, vient s'emparer du calorique qu’il porte ensuite dans les endroits où il est nécessaire, suivant le système ordinaire. |
Le chauffage par circulation d’eau chaude est établi sur le principe du déplacement successif des couches horizontales de l’eau, en vertu de leur changement de densité par l’action de la chaleur. Il consiste à déterminer un mouvement circulatoire et continu d’eau, qui, après s'être échauffée dans une
| chaudière, monte directement par un tuyau dans un ou plutel sieurs réservoirs hermétiques , placés dans les combles de | 14 l'édifice que l’on veut chauffer, puis redescend dans une série SE = de tuyaux, en passant par toutes les parties de cet édifice pour 14 | y laisser sa chaleur et revenir enfin à la chaudière d'où elle | | était partie ; des récipients ou poêles à eau chaude sont dis- RE: posés sur le passage des tuyaux de retour; dans l’intérieur de 4 ces poêles sont des tubes en fonte, mis en communication avec El l'air extérieur par des conduits pratiqués au-dessous du plan- | cher ; cet air s’échauffe dans les tubes etse dégage ensuite au- |
à dessus des poêles. | |
| | On a appliqué le chauffage à l’eau chaude dans un grand ii nombre d’établissements et dans divers hôpitaux, et la chaleur que peuvent fournir les réservoirs des combles y à aussi été {E utilisée pour obtenir une ventilation par appel de Pair. A cet | effet, des conduites, disposées dans l'épaisseur des murs et 1 prenant leur origine dans les pièces où l'air doit être renouj velé, vont aboutir dans une cheminée d’appel qui débouche