‹ Visite a l'exposition universelle de Paris, en 1855Chapitre 92 sur 135 · AE A · texte numérisé non relu

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ainsi leur machine soufflante à tiroir, mue par la vapeur, et que l’on peut aussi faire mouvoir par l'eau, donne dans un espace très-réduit un soufflage aussi puissant en volume que les grandes souffleries, d’où il résulte économie sur le prix de la machine, économie sur les fondations et économie sur le régulateur ou réservoir d'air, que la vélocité de ce genre. de machine permet d'amoindrir considérablement. Leur laminoir présente une grande ténacité et une grande résistance, résultant de leur mode particulier de coulage et de la nature de la fonte employée. On remarque enfin le modèle d’un haut fourneau à sept tuvères, muni des appareils propres à l'utilisation de ses gaz, et qui se distingue particulièrement par le système de fermeture bydraulique de son gueulard, dont les applications sont déjà nombreuses. TE

Dessiccateurs et torréfacteurs de matières diverses, appareils à distiller, condensateurs, etc.

Parmi les appareils imagirés pour sécher et torréfier les matières de toutes sortes dont l'emploi réclame ce genre d'o-

pérations, le torréfacteur mécanique de M. E. Rolland est celui dans lequel la perfection semble avoir atteint le plus

haut degré.

Les appareils employés ordinairement pour la torréfaction du café ou du cacao, les séchoirs de toutes sortes, les fours à torréfier le tabac et les autres appareils analogues sont à chargement intermittent; ils donnent généralement des produits très-irréguliers, exposent les ouvriers aux émanations souvent peu salubres qui se dégagent des matières soumises à l'action d’une température élevée et sont enfin très-peu économiques sous tous les rapports. Le torréfacteur mécanique paraît remédier à tous ces inconvénients et donner à la torréfaction et à la dessiccation des matières diverses tous lesavantages des opérations industrielles qui se font avec une continuité et une régularité parfaites.

Il se compose d’un long cylindre en tôle, armé à l'intérieur d’un certain nombre de saillies en forme d’hélices allongées,

garnies elles-mêmes de fourches convenablement recourbées. . Ce cylindre est placé horizontalement ettourne sur lui-même ;

la matière à torréfier-est introduite par l’une des extrémités et

se trouve aussitôt entraînée par la paroi en mouvement; comme elle est retenue sur cette paroi par les saillies ou hélices, elle peut atteindre le haut de l'appareil; mais arrivée là, elle retombe par son propre poids et se retourne en même temps, de telle sorte que les parties qui, au commencement -de la révolution, étaient en contact avec la tôle inférieure du cylindre, forment après un demi-tour la couche supérieure de la masse, et ceci se répétant successivement, la matière-est retournée en tous sens; mais au moment où elle glisse des hélices élevées pour retomber , elle tend, dans ce mouvement, à suivre la pente de ces saillies et elle avance effectivement, dans le sens dela longueur du cylindre, d’une quantité plus ou moins grande suivant inclinaison des hélices ; la matière passe ainsi graduellement et tout en se retournant, d’une extrémité à l’autre de l'appareil. Dans le cas où la matière à torréfier est filamenteuse, les fourches fixées sur les hélices se chargent d'étirer les pelotons que le roulement continu peut former.

Le Cylindre, enveloppé sur la moitié supérieure de son contour par un demi-cylindre également en tôle, est disposé dans un fourneau, de manière à être convenablement entouré par les gaz de la combustion, tout en ayant la facilité d’exécuter librement le mouvement de rotation que lui communique un mécanisme extérieur; il accomplit ce mouvement sur quatre galets qui le supportent en même temps à ses deux bouts, et se trouve par ce fait complétement dégagé dans son intérieur.

La plus grande partie de la chaleur que le fourneau émet par

rayonnement sert à chauffer l'air, qui entre dans le cylindre par le même côté que la matière à torréfier, et vient aider à la dessiccation.

La matière est amenée continuellement à l'une des extrémités par des soupapes qui s'ouvrent à l'instant où les hélices laissent l'entrée libre. Ces soupapes sont elles-mêmes alimentées par une roue à palettes ou distributeur , tournant assez rapidement et divisant d'une manière uniforme la masse de matière qui lui est superposée; un peigne métallique étire constamment les brins pour faciliter cette division. Après son passage dans toute la longueur du Cylindre, la matière enfin torréfiée vient sortir par l’autre extrémité: elle tombe alors

dans une caisse, communiquant par sa partie Supérieure avec

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