‹ Visite a l'exposition universelle de Paris, en 1855Chapitre 93 sur 135 · MES CORRE TE · texte numérisé non relu

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une grande cheminée d'appel où se rendent toutes les vapeurs produites, et garnie à sa partie inférieure d'une soupape double; cette soupape, équilibrée par un contre-poids convenable, s'ouvre d'elle-même quand elle à reçu une certaine quantité de matière, et se referme aussitôt après la sortie de celle-ci. De cette manière, toute entrée inutile de l'air froid est évitée.

Le degré de torréfaction se règle à volonté, d’abord en augmentant ou diminuant la vitesse du mouvement, pour laisser moins longtemps ou plus longtemps chaque partie de la substance à torréfier en contact avec la paroi chaude du cylindre, et ensuite en augmentant ou diminuant l'introduction de || l'air dans le foyer, pour élever ou abaisser la température. {l Le premier résultat s'obtient suivant la manière ordinaire, en montant sur des tambours coniques la courroie qui transmet le mouvement; le second est obtenu par le moyen d’un ther-

| mo-régulateur. Ce dernier appareil, de l'invention de M. Rolpli! land, est fondé sur le principe de la dilatation des gaz fixes; ii il s'adapte au foyer et, au moyen d’organes assez simples, fait PE mouvoir, avec une grande sensibilité, deux soupapes qui rè- (l glent l'introduction de l'air et maintiennent ainsi la température au degré favorable à l'opération.

L'appareil qui figure à l'exposition a été disposé spécialement pour le traitement des matières filamenteuses, et paraît en effet satisfaire aux exigences du travail compliqué que leur manipulation comporte; on n'aurait qu'à le simplifier pour le rendre convenable au traitement du café, du cacao, de la chicorée, du inalt, des graines, des légumes et d'une infinité d'autres matières. Des appareils établis d’après ce système fonctionnent depuis plusieurs années pour la torréfaction des tabacs.

La dessiccation est aussi employée comme moyen de déterminer d’une manière absolue la quantité d'humidité conte- L nue dans la soie. Cette opération, appelée conditionnement, FR exige des appareils particuliers, dont l’exposition de M. Rogeat,

| de Lyon, nous offre plusieurs types.

Le prix élevé de cette matière et sa propriété naturelle d’absorber et de retenir facilement une assez grande quantité d'eau, propriété mise à profit par la fraude, firent sentir, dès longtemps, le besoin de pouvoir constater exactement l’humidité dont elle peut se charger, au delà de celle qu’elle ros-

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