LES ENFANTS EN HABMONIE, ETC. H
sont toujours en mbùvëment dèà qu*ils ne dorment piUs;
» On voiliaU dfefttiëreJhenl tnè persuaiîéf , poùrsÛfVîl l**** Chatet, qti*U fUt liti Vèmps, où les enhn% ^hiÇrîsdnhés dàiis des étefifês de làihé, àussîlét Mi* liaîsfeancé, ë^ieiit feërrês avec des bandefWI^ ; ou pbint de ne pouvoir l'emuer aucune pafrtië du bôrps, pas mêttlë la tété. J'ai regardé ce récit teommè Uh cbnle. Âticune ftif^re h*à jamais tUfêétiti à Ihfligei^ tin pareil supplice à ses enfants. »
-^ hè fhil est tiependanl Vrai, rèpbhdis-je ; les âttcieiis VOulàiëtlt, disaieht-ils, par ce moyen barbare empêcher le cçrps du nouveau-né de se défëttaer. Dans le inème but encore^ ou plutôt afin de lui dbiittër une foritië plus agréable, on enfermait l'enfant déjà ;|rand dians des corsets safiiis dé bali?ifies et de lames d'acief , et oii serrait la taille, pëHiculièremeiit aux jeuhes filles, au point d*erapêfcfier la digestion, et dé gêner la respiration et les battements du ccfeur. Puis les Civilisés s^étontiàient de là fréquence des hialadies du cœur, de l^ëstoihac et des poumons 1 Jadis, voyez-vous. On pf^tehdait éihbellir par là gêne el la contrainte les fotmës du corps de l'homme, cornme on e^érait détruire lés penchants de son ame par les conseils ou là crainte. »
— Ainsi, répliqua M'»'' Chalet stupéfaite, nos grands-pères pensaient que le çréateut* avait manqué riibSwie âii physique et au moral ;^ et ils avaient l'insigiie oulrecUidancë de vouloir refaire
l&O CHAPITliB VI.
le chef-d'œuvre de la création : apparemment on croyait fort peu en Dieu^à cette époque. »
Déjà, une trentaine de personnes^ jeunes femmes et jeunes filles,, étaient entrées dans la Crèche et il en arrivait encore à chaque instant. Celles que nous avions trouvées dans les dortoirs s'approchèrent de plusieurs groupes d'arrivantes, s'entretinrent quelques instants avec elles et sortirent. — Ces dames, nous dit la nièce de M. Léonard, sont des surveillantes ; elles cèdent la place aux nouvelles venues ; mais en se retirant, elles font le rapport de ce qui s'est passé durant leurs deux heures de garde. »
J'allais me promenant d'une pièce dans l'autre, admirant l'élégante simplicité des meubles si parfaitement appropriés à leur destination. Dans chaque dortoir se voyait une vingtaine de jolis berceaux, arrangés de manière qu'une jeune fille pouvait aisément les faire mouvoir ensemble ou séparément. On voyait aussi une grande natte suspendue à un mètre du sol et partagée en vingt cases séparées les unes des autres par des filets de soie aux couleurs éclatantes. En ce moment la plupart des nourrissons du premier dortoir étaient sur leur natte dont chacun occupait une case dans laquelle il pouvait se retourner et voir ses voisins. Ces marmots semblaient se reconnaître et échangeaient entre eux de petits cris d'amitié.
Mais bientôt les nourrices prirent leurs nourrissons et passèrent dans le promenoir.
Je demandai à M. Léonard, qui entrait en cet