LES KNFANTS EN HARMONIE, ETC
instant, si. ces nourrices étaient les mères des enfants qu'elles allaitaient.
— En général, me répondit-il, la mère nourrit son enfant. Néanmoins, il y a de temps en temps des exceptions; nos médecins conseillent parfois et telle femme d'une copstitution délicate de s'abstenir de cette fatigue, soit dans son intérêt, soit dans celui de son fils. D/autres fois ils engagent deux nourrices de tempéraments différents à échanger leurs nourrissons, ou à donner alternativement le seiir à Tun et à l'autre.
» Une mère qui ne peut se rendre ici à l'heure de l'allaitement n'en conçoit aucune inquiétude, car elle sait que plus d'une nourrice s'offrira pour prodiguer à son enfant son lait et ses caresses. Aussi, vous ne sauriez croire combien d'amitiés durables entre nos femmes prennent naissance dans ce Séristère, combien de liens affectueux s'y forment entre nos femmes et nos enfàns î
» Une nourrice , en effet, donne-t-elle plusieurs fois le sein à un nourrisson dont la mère est absente ou malade, elle s'attache à lui, elle Taime plus particulièrement que les autres enfants du même âge. Plus tard, elle le caressera quand elle le rencontrera, elle s'intéressera à ses progrès et en sera fière. De son côté, s'affectionnent de préférence aux personnes qui Taiment et le caressent, Penfant s'attache à ses nourrices, et les salue tout le reste de sa vie du doux nom de mère. »
Mon ami Testù, qui nous avait rejoints, demanda pour quel motif on séparait les enfans de ca-
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ractères différents. C'est, lui dit M. Léonard) «fiH que les pleureurs ne troubleat pas le sommeil d«B enfants tranquilles auxquels un long fepos est nécessaire; c'est afin que les tapageurs soient morigé*nés par le voisinage de petits latins ceoime eui$ c'est afin qu'ils n'impatientent pas les be&fies aux«quelles le bruit déplaît.
u Celte distribution des enfanta selon te otra^^ère engendre d'ailleurs les rivalités entre les dirers groupes de bonnes et de nourrices, dont chacun A la prétention de l'emporter, sous (oas lea rïlpf>ort0) aur les deux grqupes rivaux.
u A cette occasion , ajouta, le vû^lard, je fêét vous faire connaître une observation qui proBt« que nous sommes destinés à vivre en Afisociaitoil^ et nous montra la sollicitude du cpéâl^ttr dans 1«8 moindres choses.
» Les femmes d'un caractère doux et patient s*at^ tachent de préférence aux enfante tiiii>nient8 j leè bonnes vives et impatientes, au eoniraine, se ]^msent avec les enfants paisibles, de sorte que, po1l^ profiter de ces tendabces, il a suffi de diviser nott« Crèche en trois parties distinctes seion les divers caractères enfantins. Dès-lors, les bonnes 0tulan^ tes n'ont plus occasion de s'emporter, et les enfants tapageurs, soigués par des surveillantes pleines de patience, ne sont jamais contrariés ni rudoyés. *
Rentrés au promenoir, nous passâmes en revue cette belle salle « destinée , comme je l'ai dit, aux jeux et aux repas dei enfants, et meublée en conséquence. Nous y remarquâmes des joujoux de