‹ Visite au phalanstèreChapitre 16 sur 52 · LES ENFANTS EN HARMONIE, ETC. 16S · texte numérisé non relu

LES ENFANTS EN HARMONIE, ETC. 16S

^ande espérance qui se perfectionnent en Italie^ et nous leur faisons une haute paie fort raisonnable» vL'argent dépensé par la Phalange dans de sepiblables occasions n'est certes pas celui qui nous rapporte le moinsi car nos peintres, nos chimistes) nos agronomes ^ nos savants de toute espèce ont donné à nos produits une supériorité qui les fait i^echercher des pays les plus éloignés , en même iemps qu'ils ont amélioré nos bestiaiix , accru la fertilité de nos 'terres, qu'ils sont devenus de très* habiles professeurs et. ont puissaiomeut contribué à polir de plus en plus notre langue et nos mœurs.»

— Mais, At observer Testu, avec le penchant fort vif de Thomme à enseigner ce qu'il sait, left proibssears doivent être bien heureux en haritaonie,où^ dites-vous, la carrière de renseignement est libre. Comment donc, mon père, rétribue-t-on tant de monde ^ i

— Chaque Phalange j répondit le vieillard, rétribue ses professeurs : non tous également , bien «nteiidu, la justice he le permet pas ; mais chacun proportionnellement à ses services, c*estrà-dire pro- )K)rtionneilement au nombre d'-élèves qui fréquentent son cours. »

Tout eh causant, nous nous étions arrêtés près d'une fefaêtre d'oà l'on voyait pîarfaitemenl la tout d'ordre, et nous admirions l'élégance et la har^ liiesse de sa construction, quand noiis remarquâmes tes mouremenis rapides d'ime roue armée de db- «hettes placée an sommet de Tédifice. Ces ihonVeteeûisj u&as dit hoire guirfe^ fet le bmit cfui A <w

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la conséquence, mais que rèleignement nous permet d'entendre à peine, sont dus à notre télégraphe électrique qui, ayant quelque nouvelle à donner, a fait partir un ressort et. appelle ainsi luimême un veilleur de garde. Si vous le désirez , ajouta-t-il , nous irons . voir de quoi il est question.

Nous acceptâmes la proposition et, pour abréger le chemin, nous paseâmes par Tune des galeries traversières qui joignaient' les ailes parallèles du Phalanstère. Ces galeries fert belles , élevées sur colonnes, étaient couvertes et parfaitement éclairées, puisqu'elles prenaient jouç des deux côtés sur les cours intérieures.

L'une de ces immenses cours était plantée d'arbres verts fort peu élevés. M. Léonard nous en expliqua le motif.

— Cette portion de nos bâtiments que vous apercevez en face, nous dit-il , étant exposée au midi , nous en avons consacré le rez-de-chaussée à notre serre chaude, dont les collections de plantes exotiques sont bien précieuses, comme je vous le ferai voir si cela peut vous être agréable. Cette vaste serre et la cour que vous voyez , où règne une verdure éternelle, sont nos promenades d'hiver. C*est le lieu le plus fréquenté des vieillards et des enfants durant la saison des frimas.»

La con7ersatîon étant retombée sur le télégraphe électrique, notre complaisant cicérone nous conta, chemin faisant, les diverses manières de corresponde à l'usage desharmoniens. Indépendamment

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