LA TOUR ]>*OR]>RE, ETC
de former de$ vœux stériles, et voilà pourquoi leur aveuglement m'irrite, pourquoi aujourd'hui encore je leur reproche leur pen de foi. Heureusement, les hommes qui croyaient et espéraient en la Providence, dans ce siècle sceptique, ne se lassé-rent pas d'enseigner la Vérité et de proclamer en tous lieux la bonne NotivsLLE, et, à force de dévouement, de persévérance et de sacrifices, parvinrent à se faire écoutera Honneur à eux! recon- Baissancc éternelle mn sauveurs de rbumanité. » . Testu étuil maté ; il voyait et toochail IlianncM nie^ et son intelHgence commençait à ^s^envrtr.
JÂ CbiKfitfrcf*
Au momeût où nous sortions de la Tour d'ordre, le son d^iine cloche annonça rouvertute du bazar. En attendant le souper, nous dit M. I^nard, nous irons, si vous voulez, faire -achat de lorgnettes dont vous manquez, et qui ne vous seront pas inutiles à l'Opéra.
— Nous acceptons votre proposition d'autant plus volontiers, répondit Testu, que nous verrons avec plaisir comment se fait le commerce dans les Phalanstères.
— Le commerce, répondit le vieillard, est aujourd'hui d'une simplicité extrême, et fondé, comme toutes les institutions harmoniennes , sur la vérité, la justice etl'écwiomie de ressorts.
» Quand les Phalanges d'une province sont associées, un comité central est chargé d'acheter les objets de consommation de la province entière, de les répartir aux diverses phalanges selon les demandes faites, et d'en exporter les produits.
» Quanta nous, qui ne sommes pas encore complètement associés avec nos voisins , nous ne nous unissons à eux que pour Tachât des denrées colo-
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niales; et dans chaque commune, un groupe achète et paie les objets qu'un autre groupe revend à ceux qui en font la demande.
» Notre bazar est ouveràdeux fois par jour, pendant une heure seulement, quelquefois moins.
Et comme le groupe des vendeurs est composé d'une douzaine de personnes, et que six personnes suffisent et au delà pour servir les habitants qui désirent acheter, chacun de nos vendeurs se trouve occupé • au bazar environ une heure.
» Gela vous surprend. Eh bien! nous voici arrivés, entrons, et vous concevrez, en voyant la sinir plicité du mécanisme employé, que les choses doivent se passer ainsi. »
Notre guide nous introdilisit dans un inmiense magasin où se trouvaient arrangés dans un ordre parfait, c'estHà-dire sériaire, tous les objets dont pouvaient avoir besoin les groupes et les individus, tout ce que le luxe le plus raffiné avait inventé de plus séduisant.
Nous nous rendîmes dans la partie du magasin occupée par les instruments d^optique, non sans admirer, en passant, mille choses charmantes ; non sans demander quel pouvait être l'emploi d'une foule d'objets que nous n'avions jamais vus.
Lorsque nous eûmes foit choix de lorgnettes, nous voulûmes payer. < Je ne le permettrai pas, nous dit notre cicérone. Je veux que cet échantillon de Tindustrie harmonienne vous rappelle le phalanstère Saint-Remy ; acceptez-le comme un souvenir. » En même temps, le vieillard, s'appro-
m €fiAPirki& vin.
chmtt Ô0 îa marchande la moins éloignée, lui ût hre ^e8 éfiqoettes attae hép§ aot Irîrgfwites, en !a priant de porter oes objjtt à son compte. Cette dame écrifil sfir wet K\f^-jo«rnal ces setiFs mots :
-**!)OTt M* Léonard pfliirdmijf lorgnerttes, *i«» 4W €t 457,20 francs. Bi fiougpoupsuWîmes notre revuo.
 qaetque» ptts plu» )otn nous vîmes tm chef do' eerisi$i$9 aclMHer des sécateurs et les faire porter an eompie de son grovpe. Cet ac^al f^t terminé en un moment.
•^Latàchede vm rendeurgest bkmfyeu ftitrgante, comme voie Toyev, nous dit notre guide $ et au be« soin deux personnes suffiraient pour livrer ce que pourraient demander, pendant une sétimee, tes ha* kit&nfi du phalanstère entier. \\ n'y a ici aucun débat possible entre i'acbeteur et le vendeur : le priiB des cltoses étant toujours indiqué sur une étiquette^ chacun peut faire son choix, et quand il est fait, une ligne d'écriture suffit pour le règles ment.
» Vous comprenez que Temptoi delà monnaie est d'un usage fort restreint aujourd'hui : les voyageurs seuls euenl besoin quelquefois.. *
— Voilà, ditTestu, une admirable économie de temps et de paroles.
» Mais pourquoi , mon père, n^ a-t*il pas do surveillanls dans votre magirsin? vous ne craignez donc pas les voleurs ? .
— • Les voleurs ! mon fils. Eh 1 bon Dieu ! qui doïjc parmi les liabitans de Saint-Reniy, tous parfaitement élevés, qui donc, dans notre opulente so*
ciéié, dontlentûffibré le plus pauvre pétri se passer une foule deiaataiâieiay v.c)ii4raii se désbpiiarer par UDÇ basâesse?
» A qmoi d'ailleur$ servirait ua ofe^el y(Aé^. eoia* roentea foire «sage gairs être décôuyert, à moins que ce ne .soi^ quelque comesbible ? Mais le»^coine»f tibles de trouvent seulement à la ctii^ine) avx fru»* tiers et au jardin» lieux où oa ne va guère que par groupes. Pui&y chacun trouvant à table ce qu'il peut désirer, nul n'est tenté de dérober des fruits on autres comestibles qyi sont au r«ste de biea mia* ces valeurs.
» Quant aux objets de toilette ou de fantaisie, qu'en pourrait-on faire^je le répète, après les av^v volés? Î4ul, chez nous, ne travaille solitaireirteat et lie peut par conséquent faire quelque chose, ou por» ter un ornement qui ne soit vu. de tout le nooade. Si donc, par impossiblovle groupe des vendeurs a»* ivonçait la disparition de quelque objet, évideï»^ ment, s'il avait été pris par un habitant du pha* lanstère, vingt personnes Tauraient vu entre les n>ains du voleur.
» De plus, on ne saurait vendre une cI>ose volée» puisque les ventes se font exclusivenierit dans le magasin et par les personnes chargées de ce service.
»Les étrangers, de leur côté, ne pourraient rien dérober encore qu'ils en eussent Tenvie, car ils entrent au bflzar ordinairement accompagné» de quelque habitant, puis ils attirent naturellement sur eux les regards ûm vendeurs et dea acheteur».
204 CHAPITBB Vin.
» Le vol, mon fils, est un vieux mot de la langue des civilisés, banni de notre dictionnaire. »
En examinant avec attention ce que renfermait ce superbe maigasia, je remarquai avec surprise que les tissus, les ustensile et les instruments de toute nature, étaient parfaitement confectionnés, et d^une grande solidité relative. J'en fis Tobservatioa à notre cicérone.
•~ Cela ne doit pas vous surprendre, répondit le vieillard ; il y aurait prodigalité à se^ervir de choses peu solides, et pourquoi d'ailleurs les harmoniens multiplieraient-ils les travaux manufacturiers, les moins agréables de tous, en fabricant des produits peu solides dont la confection exige souvent plus d'attention de la part de l'ouvrier, et beaucoup plus de temps que les produits de bonne qualité? rien n'est falsifié aujourd'hui, rien n'est frelaté. Nous en avons pour garant la compétence de nos acheteurs, Pintérèt et l'honneur du fabricant qui ne pourrait renvoyer les reproches à des agents intermédiaires, commissionnaires et négociants qui n'existent pas. La Phalange qui fabriquerait mal, ou ne serait pas aussi probe que ses rivales, perdrait sa clientèle. Vous voyez donc, messieurs, que si les produits similaires se font chez nous une concurrence émulative, cette concurrence est forcément loyale.
— Votre bazar est magnifique, dit Testu ^cependant mon père, quelque bien assorti qu'il soit, on ne doit pas y trouver toujours ces mille riens, ces mille futilités enfantées par le caprice de vos ar-
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tistes et variant chaque jour selon les exigences de la mode. ».
— Nos, acheteurs, mon fils, répondit le vieillard, font les approvisionnements réclamés par ïa con-» sommation connue et probable de la Phalange. Si, par hasard, quelqu'un demande un objet qui ne se trouve pasdanft notre magasin, on le lui fait ve« nir du dehoi^, et il ne tarde pas à le recevoir, les communications étant très-rapides. Chacun d'ailleurs est parfaitement libre d'aller foire ses em* plettes dans d'autresPfaaianges si cela lui convient.
» La mode est infiniment moins capriciexise qu'elle ne Tétait jadis. Le besoin de modifier incessamment, sans but utile, sans motif raisonnable, ses vêtements, ses ameublements, etc., n'est pas inné chez rbomme : témoin les costumes nationaux qui traversaient des siècles sans varier sen^lement. La mode était autrefois un fruit de Toisiveté et un faux essor de Vqmbition — ce penchant à se distinguer, à fixer l'attention d'mitrui. -—L'ambition des civilisés trouvant difficilement à s'exercer, cherchait un aliment dans la forme d'une coiffure, la coupe des cheveuj, fa bizarrerie des vêtements, incommodes pour la plupart, et dans mille autres futilités qui faisaient la principale occupation des classes oisives de cette mesquine époque.
» D'un autre côté j la , civilisation offrant rare» ment les moyens de reconnaître la valeur d'ut! individu, on en vint à prendre la fortune pour la mesure de cette valeur. Dës-lors, l'ambition poussa chacun à se faire croire plus riche qu'il m l'é-
aMI CffAffTRB Tllf.
. tait «tt «iiBt, afin d'usurper lô plus possible de crê- .ditet de considération j et chacun afficîia unluxe bi(N« de proportion ay€<5 sa fortune. De là mille mauK^t mille désordres, et de là l'empire et la ridteute iuçofistaacé de la mode.
» De nos jonrg, rambîl^on n'est pas entraînée à «e fifturvoyer ain&i, car^lfè trouve amplement à $*ei.epeer dans les groupes industriels, artistiques èt«deBttftques, o^ iîya àgagner des décorations etdftsgtades, dont les plus élevés seront -un jour cjtpai^ éB gatMi'er im ambitions les plus exii-
» Peu d'hafBTkOaèais, mènae aujourd'hui, sont assez privés 4d . grades el de distinctiofts'poar son«;ef à aUiref les regards par la forme «usitée de leurs hd^iis <)U réelat de leurs brillants. On connaît d*ai!lejifjs la yaleuF «xacte de chacun de nous, et les \eutMivjm pour en inaposer à cet égard seraient inaiiies.
» Nous ne recherchons donc, en fait de vêtements, d'wneubletïients et d'équipages, que ceux qui sont CiOmniiQdeà, canforlâbles, élégants et appropriés au cUukat, à la saison et aux usages auxquels lis sont deéitiués. Tous ieg pei'fectionnements dans fieUe direction sont avidement recherchés. »
— Mais, mon père, dis-je à notre cicérone, il me seitt^le 4pe les exigences de la mode sont les efMs de la !j>a«sion nommée pafdihnne ou besoin de «fc»nj?enie*it ; et je ne vois pas pourquoi la coquetterie a«rflit disparu. »
•^ Là iHipétUontie, mon Ifls, est si am^rtement
exercée aujourd'hui, qu'eila ne cherche plus dé s»* lislaction dans le changement des formes d'u?Be robe ou d'un chapeau. Jje suis loin de préteuûre néanmoins que nos modes soient éternelles ; eli^ changent au contraire de temps en temps, puisqu'on s'empresse, comme je viens 4e vous le dke (ï'adoptei' tout ce qui s'invente de commode m da gi^acieux.
» Pour se distinguer^ ies personnes, opulafi^es ai se cou/rent pas de diamants, elles dépensent hi^ plutôt leurs revenus eu faveur de leurs groupes favoris ; elles mettent leur gloire, par exemple, g faire construire, dans les lieux où leurs iravaux ies appellent, quelque pavillon élégant où ^eiies H leurs amis puissent prendre leurs repas el s'abriter en cas de pluie; elles melLent leur, coquetterie À embellir les CQstumeA, à orner les insignes d£$ chœurs de parade, , comme autrefois up colonel riche appliquait une partie de sa fortune à gméli^r rer la musiqut de son rég ment et à en embellir l'uniforme.
» Ainsi la coquetterie,- j'entends par là le penchant à ajouter aux charmes naturels par la parur re, — commande comme toujours en souveraine, mais elle est plutôt collective qu'individuelle, et se manifeste généi alement par le bon goût des ajustements plus encore que par leur richesse. »
Nous étions sortis du bazar, et nous cheminions vers le débarcadère pour voir descendre de voUur© les personnes qui devaient arriver bientôj^poiir l'Opérau Tout e» mjarchant, mon ami Te^tu disaità
208 CHAPITRE TIII.
M. Léonard : Si les vendeurs donnent les objets de votre magasin aux prix de revient, comment donc sont-ils payés de leurs peines et de Tintérèt des capitaux engagés.
— La Phalange seule faisant le commerce, répondit notre guide, la Phalange seule fait les avances de capitaux dont les intérêts, .ainsi que les pertes causées par les avaries et autres circonstances, sont couverts au .moyen d'un tant pour cent ajouté au prix d'achat des diverees marehandises.
» Quant aux vendeurs, ils soiit rétribués comme les autres travailleurs, c'est-à«*'dire que leur gi'oupe reçoit sur les bénéfices généraux un dividende fixé chaque année par l'assemblée générale de la commune. Il en est de même des groupes d'acheteurs, de teneurs de livre, etc. Et ces groupes distribuent leurs dividendes respectifs entre leurs membres, proportionnellement au temps que chacun d'eux a dépensé ou au travail qu'il a fait.
— Tout cela, dis-je à mon tour, est bien simple, bien économique, bien équitable et ressemble fort peu au mécanisme commercial de la Civilisation. Les marchands civilisés étaient en effet devenus si nombreux dans une foule dé localités, que le dixième de la population passait fastidieusement sa vie derrière un comptoir à attendre les chalands pour les rançonner et leur débiter, avec force mensonges, des marchandises trop souvent falsifiées et pesées parfois dans des balances boiteuses.
—• Vous l'avez dit, mon fils, reprit le vieillard, la civilisation n'était ici, comme en toutes choses,
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que oiensoçge» iDjuatice et gaspillage. Elle employait vingi fois plus d'agents qu'il n'était nécessaire, et les rétribuait en proportion inverse des services qu'ils rendaient.
» Ainsi le marchand civilisé, rouage improductif, sûnple agent intermédiaire entre le producteur et le consommateur, rançonnait l'un et l'autre en payant la moins possible au premier et faisant payer le plus possible au second. Les marchands prélevaient en masse des bénéfices biens supérieurs à ceux des producteurs» Mais les civilisés étaient si parCaite* ment habitués à l'injustice, qu'ils nes'apercevaieoi pas de cette anomalie , et voyaient sans étonnement des fartunes fabuleuses acquisesen un moment nar le commerce, voire même par l'agiotage. Les civilisés, chose ino'oyable, faisaient des révolutioBB dans le vain espoir de se soustraire aux impôts perçus par les gouvernements , et payaient sans se plaindre l'impôt bien plus cousidérable prélevé par le trafio» la spéculation et l'usure.
» Au reste, comme je viens de le dire, suivant la règle générale à cette époque de mensonge et d'inî* quité, le travail était rétribué presque toiyours en proportion inverse de son utilité et des fatig^es qju'il exigeait , et dans toute exploitation le capital prenait la part du lion, laissant le moins possible au travail.
M II n'y avait rien de surprenant à voir marcher tête haute Tinjuslice, la fraude et le mensonge dans le commerce et Pinduslrie de la Civilisation ; car ces plaies sociales étaient les conséquences inévir-
210 GHAPITRB VIII.
tables de leur concurrence effrénée, de la multiplicité des agents parasites, de l'incohérence et de Thostililédes intérêts; mais ce qui semble incroyablç, c'est que les Civilisés avaient la candeur de s!éftonner que leur milieu anarchique engendrât des déceptions, des vices et des crimes de toute nature! »
Le bruit des voitures nous fît presser le pas. Descendus au débarcadère, nous vîmes venir de divers points de l'horizon, de nombreux convois suivant les chemins de fer atmosphériques qui reliaient Saint-Remy aux phalanstères circon voisins. Les voitures entrèrent sous d'immenses remises.
—Ces remises, nous dit M. Léonard, sont chauffées durant l'hiver comme tout notre palais; en sorte qu'en aucune saison personne ne se mouille, ne se crotte, ne se morfond : nul, pas même les animaux, ne court ici le danger d'un rhume ou d*un refroidissement. »
Les habitants qui attendaient des amis ou des parents , et un d<^tacfaement do la Série d'apparat , chargée de faire les honneurs du Phalanstère, étaient là pour recevoir ces nombreux visiteurs.
Après les compliments d^usage et les témoignages d'affection réciproque, les étrangers, accompagnés des habitants, se rendirent, en attendant le souper, les uns dans le jardin, les autres dans les étables et les séristères pour visiter les produits des groupée similaires à ceux dont ils étaient membres dans leurs villages. Et nous, tout en écoutant les intéressants détails que nous donnait M. Léonard sur les
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rapports pleins de charmes des Phalanges entre-» elles, nous allAmes nous asseoir sous un berceau' de Verdure, près d*un massif d'héliolropes au parfum délicieux et à quelques pas d'un bassin élé*"* gant ou se jouaient des cygnes aux allures majeé^ tue«^. • »?'
Apercevant dans les jardins quelques personnes qui semblaient fureter çà et là avec beaucoup de soin, je priai M. Léonard de nous dire quel pouvait être Tobjet de leurs recherehes.
—Ma fille, me répondit le vieillard, vous a montré ce matin un groupe de bons vivants, à Thumeur imprévoyante, au penchant à la prodigalité. Vous voyez là-bas' un groupe de caractère entièrement opposé. Nées avec Finstinct de Téconomie ces personnes sont fort utiles; grâce à elles, rien, absolun^t rien, ne se perd dans notre village. Elles sont probablement occupées en ce moment à ramasser les fruits abattus par le vent, dont on saura tirer parti, en les cuisant, pour la nourriture de nos porcs et de nos canards. »
— Mais, mon père, fit observer mon ami, il me semble que si les avares se plaisent à recueillir les objets dédaignés par tout le monde, c'est afin d'en tirer lin profit personnel, et non dans l'intérêt général. »
— Pas autant que vous le croyez, mon fils : la plupart des personnes avares ne le sont que parce qu'elles souffrent en voyant se perdre un objet qui pourrait êli-e utilisé ; et , en le recueillant, elles cèdent à un'puissant instinctde leur caractère.