LES VESTALES, ETC. S
titres inégaux sans doute, puisque tous ne possèdent pas le même nombre d'actions, mais tous ont le" droit de dire et disent en effet : a nos , champs, nos prés, nos ateliers, notre palais, nos châleaux-. »
Cependant la population s'était répandue de tous côtés : ici, des groupés de femmes'et d'hommes, assis sur le bord d'un canal, devisaient sur Topera qu'on venait d'entendre, en comparaient l'exécution à celle des autres phalanstères : c'était une source intarissable de discussions. Là d'autres groupes critiquaient, en se promenant, la musique ou les ballets, discutaient le pcëme. Plus loin, des amateurs parlaient des musiciennes étrangères qui s'étaient fait entendre, d'autres causaient de leurs travaux de la journée et de leurs projets pour le lendemain ; tandis qu'up homme d'un âge mûr, absorbé apparemtnent par quelque grave pensée, se tenait seul à l'égarfl, sans craindre les fâcheux et les indiscrets, tant ces harmoniens, amants passionnés de la liberté, la respectaient jusque dans ses caprices et ses bizarreries.
De temps en temps, on entendait les éclats d'un rire bien franc excité par les plaisanteries de joyeux conteurs, et l'on voyait les jeunes époux qui, saisissant l'occasion de se parler de leur amour, parcouraient les si^bres allées de cerisiers ou s'égaraient dans te campagne. Les Damoiselles se promenaient aux bras de leurs Damoiseaux.
Assis sous des accacias, nous observions avec intérêt le mouvant spectacle que nous avions sou^ les
yeuif ; et mfii, j'enViais le eort de ces heureux jnorr tels dopj; les plaisirs incessants et toujours variésne p^ripeltaient pas à rppnui de sp faire sentir un seul iDStant. Bientôt M™^ Môreno appela ses jeunes filles et demanda permission de se retirer.
-^ Vous pouvez, ipes&ieikfi, noua dit M'^'léoij3rd, demeurer ici, je rentrerai à la mqisQu ftvec «ion an^ie. p
-Trions sprames fetigués, répondit Testu , «t si vous le permettez; , pous retpurparon» avei; vous, A
Chemin fpispnt, je reparlai à M. Léonard de Vmquête sociale relative ?iuk chagrins causés par l'àr fQpur, (]pnt il nouQ entretenait .au moment où les manœuvres des jardiniers étaient venues l'intePirpmpre, et je luj témoignai combien il me tardait 4'apprendre quelles peines pouvaient encore atteiadrejes beureuj^ harmonieps, et quels remèdes pn $e propps^it d'y apport^r.
T- I^'enquête est loin d'être terminée, me répour dit le vîeillar(i, car elle est entièrement à fairp , les Civilisés nous ayant laissé fort peu de lumièreç ^nr les véritables exigences de l'amour, attendu qu'il D été impossible (Je constater ces exigen^e^ aqssi tongr temps que la femme n'a pas été libre cje .choisir son niari. L'amour vrai, celui que nous réryèle cette sympathie mystérieuse par laquelle dew^^ POurs sqnt irrésistiblement entraînés l'un vers Va^r tre, était à peine soupçonné autrefois.
» Les pyi)i^s ^'époHs^^ie^t sans s'eimer ; et Iprs
mèm qy'ite §'«imaieft|; ^vmt le mariage, il wfi-r