‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 9 sur 14 · ER RE ER NES NET · texte numérisé non relu

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C’est le 11 mai 1863 que le R. P. Pian arrivaità Témiskamingue pour jeter les fondements de cette résidence si nécessaire et désirée depuis si longtemps. “ Avec l’aide d'un sauvage, écrit ce bon Père, et quelquefois des commis du poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson, une petite résidence, mesurant huit mètres sur six, 8e trouva terminée et en état de recevoir les Pères Lebert et Mourier, le 12 octobre 1865, jour où nous sommes entrés dans cette nouvelle demeure. Pour tout meuble nous n'avions qu’un banc ; nous couchions sur le plancher, les pieds tournés vers la cheminée, sans crainte defaire une chute. Si sainte Thérèse avait visité notre maison, elle n’y aurait certainement rien trouvé de contraire à la pauvreté.” (Lettre du R. P. Pian, ler mars 1864).

Je puis ajouter que ces traditions et ces habitudes de pauvreté évangélique se sont conservées à Témiscamingue ; le mobilier n’y est pas somptueux, même les chambres ne renferment pas les trois chaises permises par la règle ; au réfectoire il n’y en a qu'une, elle est pour l'évêque, et les autres s’asseyent sur de longs bancs comme à l’école.

“En 1864,au mois d'août, S. G. Mgr Guigues, évêque d'Ottawa, voulut bien venir bénir, au nom du bon Dieu, cette nouvelle résidence et, en même temps, donner la confirmation aux sauvages qu'évangélisaient les Pères.

“ Après le départ de Sa Grandeur, le P. Pian

AU LAC ABBITIBL

ne resta pas les bras croisés. Avec un petit

fs Le couvent, aujourd'hui, renferme quatre | hi Pian religieuses qui s’y dévouent à toutes les œuvres nl

arri- : Fe : k * doté Canadien qu'il avait à son service, puis un Qu «a petit sauvage et le vieux l’Ecrevisse,qu'il avait rage engagé cet automne, il réussit à faire des billots, |: A 78 à scier de la planche et à travailler si bien la D | Rx nouvelle allonge que, le 25 mars 1865, il ÿ nil: sitt ‘ avait une autre chapelle dans le haut de la |! vois nouvelle pièce ; l'autel ec le tabernacle étaient (0 1863 . rêts. Le dimanche, 26 mars, les Pères célé- | ot rèrent pour la première fois le saint sacrifice {1 sas de la messe dans la nouvelle chapelle. hi plan- ! 4 l sans : “Mais les Pères ne se bornaient pas à amé- it avait liorer le côté matériel de leur mission. Ils ct ment savaient qu'ils avaient des âmes ignorantes à ii Lettre instruire, des orphelins à recueillir, des ma- D || lades à soigner. Pour cela il leur fallait des 4h coadjutrices, des Sœurs de Charité. Le KR. P. li} s ha- Pian s'adressa donc à Mgr Gruigues, évêque con- d'Ottawa, pour cette affaire importante qui ht y est éprouva d'abord de grandes difficultés, mais 4 ren- que le bon Dieu couronna enfin d’un plein a dr la succès ; car en 1866, le 17 octobre, le R. P. ni > est Pian remontait d'Ottawa à Témiscamingue, | de accompagné de deux bonnes Sœurs Gtrises, 1 Sœurs Raisenne et Vincent. Dès leur arrivée M il fallut s'occuper de construire une nouvelle il sé demeure. Le R. P. Pian se mit aussitôt à |} pt l'œuvre pour faire préparer le bois de la mai- nl é où son neuve qu'il fit élever dans le courant de l au l'été.” LU bi |

de leur vocation: Sœur St-Antoine, la supérieure, Sœur St-Vincent, Sœur Colombe de Jésus et Sœur Christine de Jésus.

“ L'année 1876 fut une année mémorable ur Témiscamingue, honoré à cette époque de a visite de Mgr Duhamel, digne successeur de Mgr Gruigues, décédé en 1874,et du R. P.

Soulier, envoyé par le R. P. Supérieur Général de la Congrégation, en qualité de visiteur de la province du Canada.”

C'est donc pour la seconde fois que Mgr Duhamel visite cette mission. Je me félicite de l’heureuse fortune que j'ai eue de l’accompagner. Outre les agréments d’un voyage incomparable, j'ai pu voir de mes yeux les prodiges qu’enfantent dans ces solitudes, loin du regard des hommes, le zèle et le dévouement apostoliques ; et, sur le théâtre de leurs travaux, j'ai appris à admirer et à aimer de plus en plus ces infatigables missionnaires qui cultivent, dans la vigne du Seigneur, “un champ dont la longueur embrasse 1,800 milles, c’est-à-dire 600 lieues, et dont la largeur n’est pas moins de 600 milles, 200 lieues. Le principaux postes

u’lis parcourent sont les missions du Saint aurice, d’Abbitibi, de la baie d'Hudson, du fort William, de Golden Lake (Bonne Chère), sans compter les postes secondaires des lacs Keepawe, Timagoming et Matawagamang.”

Je ferme ma lettre ; j'entends les préparatifs du départ, je vois par la fenêtre toute la population en émoi. Nous partons donc pour le retour ; en attendant le plaisir de vous revoir,

RSC CR Ge APE QC RENÉ.

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