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INTRODUCTION XXV

dont les œuvres mêlent le plus la tradition des poctes antiques aux splendeurs du dogme chrétien ' .

Les maîtres qui enseignaient alors la science à Bologne étaient les plus grands qu'ait produit le Moyen âge. On a remarqué très justenwnt qu'au vwnuiit même où Guinixelli et ses premiers disciples rimaient, Bologne avait vu se succéder récemment dans ses chaires théologiques Maître Albert le Grand, et saint Thomas d'Aquin ^ Le Doux Style nouveau est né à Bologne, auprès de l'Université, — on pourrait presque dire, au pied de la chaire où enseignait l'Ange de l'Ecole.

A côté des influences domicaines si évidentes, il faut naturellement, dans la formation de la nouvelle école poétique, faire place aux influences franciscaines. Là, coinnw en beaucoup de points de l'histoire morale de l'Italie, les deux in-

1. Le vocabulaire viéiiie de S^ Augustin peut être rapproclic souvent de celui des poètes de la nouvelle école. En lisant la V. N. il y aura lieu de se souvenir que S^ Augustin a écrit : « Toute vertu est amour. »

2. Je noterai en leur temps certaines idées de la V. N. qui ont rapport aux doctrines d'Albert le Grand. — Cf. Bertoni, loc. cit. et Salvadori : Sulla vita giovanile di D. {Rome, JC)oj). — S^ Thomas achevait, en 126^, à Bologne la partie morale de la Somme. Les nouveaux interprètes de D., et surfout Ftamini, ont complété l'ancienne démonstration d'0:{anam, et précisé la place que tient le Thomisme dans la pensée dantesque. Pour interpréter la V. N., en maints passages où il s'agit d'amour, d'appétit (désir) et de vertu, on se souviendra avec utilité par exemple de cette définition de S^ Thomas : Amor significat coaptationem quandam appetitivît virtutis ad aliquod bonum.

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