‹ Vita novaChapitre 27 sur 77 · INTRODUCTION XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXI

indiquées ' ; La première renferme les poëmes sur les circonstances d'amour, rencontres, sourires, saints, soufrances, aventures diverses ; — la seconde, montée pins haut d'un degré, renferme les poëmes uniquemeiit dédies à la seule louange de la Dame, où le poëte oublie et lui-mêine et son bonheur et sa vie pour louer seulement les beautés de sa Dame ; — enfin en la troisième partie, mort de Béatrice, douleur et vie inquiète de l'amant, ses oublis et sa faute, soji retour à la vision unique de sa Dame, dont il se propose enfin, par la grâce du Dieu tout-puissant, dédire « ce qui jamais ne fut dit d'aucune ».

Le plan du récit est clair, mais quelque peu obscurci d'explications, de commentaires, de raisonnements d'école. Le lecteur moderne est un peu surpris de ces temps d'arrêt prolongés, et surtout des longues analyses qui accompagnent les poëmes, pour en discuter minutieusement le sens et la structure. Et ce n'est pas seulement le lecteur moderne qui s'en étonne. Cet arrangement bi:(arre et maladroit soulevait déjà des objections an xiV siècle. On s'en aperçoit bien en constatant les libertés que se sont permises avec le texte de Dante

I. // faut remarquer que par deux fois Dante se servira de l'expression « nouvelle matière » pour désigner la suite de son récit

(Chap. XVII: « ripigliare matera nuova e più nobile che la

passata. » — CIjap. XXX : « quasi corne entrata délia nuova materia che appresso vene ») ; ainsi, clairement, il indique la seconde partie et la troisième de sou œuvre. Je 71' ai pas aperçu que cette observa tion ait été encore formulée.

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